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 James E. Pennybrigg

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GAUTIER SENPAI
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Messages : 125
Date d'inscription : 14/08/2016

MessageSujet: James E. Pennybrigg   Mer 31 Mai - 20:02

JAMES ELVIS PENNYBRIGG
I rarely forget but I never forgive


La copie de pouvoirs est un don très délicat puisqu'il consiste en l'assimilation et en la maîtrise de ceux assimilés, dans le temps durant lequel la "base de données" que constitue la copie accepte de les garder en son sein. James possède un talent rare : il parvient à maîtriser les dons avec une facilité si surprenante qu'elle lui valait des éloges de son professeur de maîtrise à l'époque et l'a poussé à choisir cette voie pour lui-même. En copiant les pouvoirs des élèves et en les maîtrisant lui-même (bien qu'il ait déjà copié une fois la grande majorité des pouvoirs existants et n'ait donc plus grand chose à découvrir), il les aide très facilement à assimiler les notions d'utilisations, puisqu'il comprend le fonctionnement des dons en général. Il peut donc "enregistrer" jusqu'à trois dons, après quoi il est obligé d'effacer l'un des trois pour en copier un nouveau - c'était autrefois quatre, mais à cause d'une raison spécifique, son contrôle a été affecté et l'a réduit à 3. Il peut décider d'oublier des dons quand il le souhaite afin d'accentuer la puissance de ceux qu'il possède, car elle est proportionnelle au nombre enregistré. 75% pour un don, 50% pour deux et enfin 33% pour trois.

Effets secondaires : La fatigue, cela va sans dire, ainsi que des maux de tête réguliers, mais au-delà de ça, les effets secondaires sont plus nombreux que pour n'importe quel don et dépendent de ceux de l'utilisateur originel du pouvoir : en le copiant, James "copie" également les effets secondaires qui vont avec.
Professeur attentif •• Apprécié des élèves •• Copie le don de ces derniers pour mieux leur en apprendre l'utilisation •• Donne aussi des cours à domicile gratuitement •• Travaille comme traqueur bénévolement pendant ses vacances •• Auteur de Pouvoirs magiques et monomageia, un livre parlant du monde magique •• Célèbre grâce à ça •• Descendant d'un célèbre pirate connu pour son pacifisme •• S'habille classe •• N'a pas de préjugés par rapport aux classes •• Hétérosexuel •• Possède un appartement en ville •• Adore les pirates •• Répète souvent que s'il n'avait pas choisi la maîtrise du pouvoir, il serait professeur d'histoire •• Ancien délégué de la classe A •• A sauté sa 3ème année •• Fait des dons réguliers à l'école, pour la sécurité des élèves •• Des rumeurs disent qu'il écrit un second livre en ce moment.
NOM Pennybrigg.

PRÉNOMS James Newt Elvis Brian.

ÂGE 22 ans 1994, 6 avril.

SURNOM Pennybringer, Le Porte-Parole.

POSTE Apprenti-prof de maîtrise de pouvoir.

NATIONALITÉ Anglais.

MÉTIER SECONDAIRE Écrivain.

POUVOIR Copie de pouvoirs.
NEITHER THE FLAMES OR THE DEPTHS COULD CLAIM ME


Il a le regard aussi mystérieux qu'impossible à comprendre et derrière une apparence si hétérogène de possibilités, la personnalité de James est loin d'être à portée de main. On peut déjà lui attribuer les qualités relatives à l'emploi, à savoir la patience et la pédagogie - le britannique ne dispose pas juste d'un don aidant à l'apprentissage, il est aussi très bon dans l'explication. Enseigner est une priorité mais aussi un plaisir - et bien que ce ne soit pas la voie qu'il aurait choisi en premier (un détail qu'il se garde pour lui), il n'en aime pas moins son travail. Il tente au mieux de nouer l'amusement avec un apprentissage parfait - car si ce dernier est souvent privilégié aux dépends d'un cours apprécié, James estime qu'il ne peut pas se le permettre. Il désire que son cours soit aimé, que les élèves aiment user leur pouvoir - que les dons ne soient plus une malédiction crainte mais un plaisir qu'ils soient en mesure de se refuser. De fait, James est très exigeant avec lui-même et travaille beaucoup en ce sens, mais parallèlement à ça, reste proche de ses élèves. C'est une limite parfois difficile à gérer, à la frontière des rumeurs desquelles James a apprit à ne pas tenir compte - et si garder l'autorité peut s'avérer difficile lorsque l'on fait le choix de la proximité, James y parvient. Comme tous les adultes, il sait gérer son affaire, emmagasine tous ses sentiments négatifs dans un coin de sa tête, se refusant de montrer une mauvaise image à ses élèves - et c'est cette figure exempte de défauts qu'il présente à tous.

« James, sans défaut ? » s'esclaffe Miss Vermeil, apprenti-professeur d'histoire. « Ne l'emmenez pas au bowling. Et n'essayez pas de débattre avec lui sur la plupart des choses - il est presque parvenu à me convaincre que j'avais tort au sujet de ma propre matière. Il déteste tout type de défaite. »

Car oui, James est parfois égoïste voire même immature. Il est de bonne compagnie car ses qualités le rendent appréciable, mais il lui arrive de devenir insupportable. Il n'aime pas avoir tort, perdre à la plupart des jeux, perdre son temps, être ignoré - au fond, tous les éléments de sa vie ont constitué une sorte de calme arrogance autour de lui, sans pour autant affecter sa modestie, le rendant parfois imperméable à l'idée qu'il ne soit qu'une personne ordinaire - et ces doutes créent en lui des sentiments de frustration.

Mais il y a de ces moments. Ils sont nourris par toute cette frustration, ces paradoxes. Il y a ces blancs quand sa vision se trouble et sa mémoire se met en stand-by, préparant le terrain pour les méfaits, pour ramener James plus tard, dénué de tout souvenir. Il y a de ces moments où vous le croiserez, le regard différent, ces moments où il ignorera toute gentillesse, cette démarche que vous lui connaissez, ou ce rire chaleureux se tordra en de teintes froides et qu'il aura tout d'une autre personne. Il y a de ces moments, toujours courts et impuissants, comme une goutte dans l'océan que sa volonté empêche de voir s'étendre - ces moments auxquels personne n'a su encore trouver la réponse. Il sent quelque chose s'agiter, dans une soif de vie et de conquête, bercé par les doutes et la peur que son peu de présence inflige. Il y a de ces moments effrayants dans lesquels James est méconnaissable, où il n'a plus le contrôle - et cette malédiction le ruine.
• Taille : 1m82.

• Couleur de la peau : Très blanche, presque pâle.

• Couleur des yeux : Oscillent entre bleus et verts, c’est difficile à définir - ça dépend de la lumière alentour, en grande partie, et ils peuvent se révéler comme étant étonnement sombres parfois.

• Couleur et longueur des cheveux : Très blonds & mi-longs.

• Style vestimentaire : Assez chic, beaucoup de chemises au quotidien, très “british” dans ses habits d’hiver (des longs manteaux notamment), mais il a aussi un déguisement de pirate pour Carnaval.

• Signes distinctifs : Aucun, il est plutôt banal au fond.

• Regard d'autrui : Il fait très adulte malgré son visage jeune, sans doute à cause de sa prestation et la maturité qu’il dégage - son regard, ses gestes, en grande partie, mais aussi sa façon de s’habiller ; on ressent notamment son éducation et son autonomie.

• Inventaire : Un pistolet du 18ème siècle, caché dans un coffre sous le lit de son appartement, avec un vieux journal.
They took my ship - i'll take their lives


1720, bateau de Golden Sails naviguant près de la côte Est Américaine. Le navire peint de noir et d’argent de Newt Pennybrigg était à flots depuis si longtemps que même l’ambiance habituellement plus vivante du bateau était devenue maussade. Les vivres étaient loin de s’estomper, mais à ce stade, les repas étaient moins copieux et les conséquences s’en ressentaient - c’était la limite de cet assemblage de mercenaires ; si la confiance voulait se maintenir, il fallait du profit. Assis dans sa cabine, le dos appuyé contre sa confortable chaise, Newt Pennybrigg consultait les pages du journal du bord du capitaine d’un bateau. Même à l’époque, le nom de ce pirate était célèbre comme l’un des maître des mers - il avait dix ans qu’il avait commencé à naviguer, ignorant les dangers, même ceux que représentaient ses congénères ; qu’il s’agisse de la domination d’Edward Teach ou du renforcement des marines de pays, Newt Pennybrigg s’en sortait toujours.

C’est sûrement ce qui le rendait si populaire, lorsqu’il accostait à terre après un long voyage, le temps d’une fête, et repartait dans la soirée alors que la marine se ruait sur les lieux, juste assez rapidement pour voir le navire s’éloigner sur les mers - c’est ce qui était arrivé lors de leur dernière escale. Ils avaient bien ri, ce jour-là. Si seulement l’ambiance pouvait être la même aujourd’hui, la traversée des océans serait autrement plus agréable. Newt leva à peine les yeux vers le plafond lorsqu’une clameur se fit entendre sur le pont, et comprit, au cri du vigile, qu’un bateau était en vue. Il retourna le livre qu’il posa ouvert sur la table afin de ne pas perdre son avancée et saisit son pistolet toujours à portée de main. Il traversa sa cabine jusqu’aux marches et sa montée imposa le silence jusqu’à ce qu’il prenne la parole une fois arrivé sur le pont :

« Changez la voile et rattrapez-moi ce navire. »

James se réveilla en sursaut, un bruit bourdonnant à ses oreilles comme la clameur de dizaines d’hommes. Il balaya sa gigantesque chambre du regard et son regard se posa sur sa table de chevet où son verre d’eau était renversé. Il ignorait comment il avait pu le renverser depuis là, mais d’une façon ou d’une autre, il avait dû en être capable. Cela dit, les gestes violents de son sommeil lui étaient égaux - il avait encore fait ce rêve de pirate, et comme à chaque réveil, il se sentait étrangement malheureux - et il savait pertinemment que s’il avait dû en parler à son père, il aurait dû admettre qu’il était effectivement trop jeune pour lire les antiquités de la maison, contant la vie de leur ancêtre, et qu’il n’aurait jamais dû aller au grenier. De ce que ses parents avaient accepté de lui dire, ces objets - quelques livres, journaux de bord, cartes, boussoles et des armes encore fonctionnelles que la famille avait eu le bon sens de mettre derrière une vitre - avaient appartenu à Newt Pennybrigg, un pirate connu à son époque et encore aujourd’hui pour avoir découvert l’un des gros trésors de l’époque, mais aussi pour son rebut pour la violence et le fait évident qu’il n’ait jamais été attrapé.

Les Pennybrigg avaient toujours été aimés du public - c’était une famille riche dont la légende de la fortune se poursuivait depuis des décennies et qui vivait dans un manoir à l’écart, au milieu de la campagne britannique. Bien qu’ils soient indécemment riches, ils étaient très populaires au sein des classes pauvres et moyennes - tandis que la famille royale les évitait soigneusement du fait de la nature particulière de leurs origines, une position sur laquelle se rangeaient la plupart des autres familles riches, afin de ne pas mettre leurs privilièges et réputations en danger. Comment les blâmer ? Parmi les nombreuses choses uniques que l’éducation de James lui avait apporté, comme la gestion de l’argent et de la popularité, il avait appris à ne pas juger les gens trop rapidement. James n’avait jamais défendu l’honneur de sa famille ou souffert des critiques que certains lui lançaient - il a passé une enfance assez tranquille dans une école privée où il s’était toujours concentré sur ses études personnelles. S’il y a bien un point que ses parents ne négligaient pas, c’était le travail : James y avait été habitué très jeune et il ne s’en était jamais plaint puisqu’on lui avait rapidement expliqué qu’il serait la conséquence de ses décisions à ce sujet.

Mr. et Mms Pennybrigg travaillaient tout autant que leur fils, si bien qu’ils avaient des journées chargées et laissaient bien souvent leur enfant livré à lui-même dans ce gigantesque manoir. Bien entendu, James était en compagnie des domestiques, mais il s’était révélé étonnement doué dans les études - si bien qu’il terminait son travail quotidien rapidement et disposait de temps à perdre. Depuis qu’il avait apprit l’histoire de ses ancêtres, il avait toujours cherché à en découvrir des traces dans la maison. Son père n’avait rien contre. Une fois, James aviat trouvé le journal du maître d’équipage du navire de Newt Pennybrigg - le Golden Sails. C’est dans ses pages que James avait appris la majorité de l’histoire de son ancêtre, et de fait, de la richesse de la famille. Le grenier, où toutes les vieilleries à ce sujet étaient rangées, n’avait jamais été restreint d’accès pour les membres de la famille - James était simplement prié d’y porter des gants et de ne rien abîmer.

Cependant, il existait une porte renforcée de sécurité au fond de la pièce et où nul ne pouvait aller - James avait toujours imaginé qu’il existait des choses plus importantes à ce sujet dans cette pièce, mais son père avait interdit quiconque d’y pénétrer, son fils et sa femme y compris. C’était l’une des règles absolues auxquelles il n’avait jamais désobéi - mais James avait toujours su qu’il y trouvait la fin de l’histoire, et ce qu’il arrivait à Newt Pennybrigg lorsqu’il s’était engagé dans cette dernière traversée en direction du trésor dont il avait enfin trouvé la localisation et qui faisait aujourd’hui leur fortune.

James avait toujours eu ces rêves depuis lors. Il dormait avec un verre d’eau et des médicaments pour le mal de tête depuis lors - des mesures simples que sa mère avait pris, consciente qu’elle ne serait pas toujours aux côtés de son fils lorsqu’il en aurait le besoin. Il semblait que ça n’avait pas été une bonne idée : James n’avait jamais pris les médicaments et avait toujours réservé un sort sinistre aux verres d’eau. Dans son sommeil pourtant calme, il s’agitait tant qu’il le renversait à chaque fois - et puis, de temps à autres, le résultat était inexpliqué. Il avait déjà trouvé le cadavre du verre à l’autre bout de la pièce ou à l’inverse, l’eau dispersée sous son lit tandis que le verre n’avait pas bougé. Ces phénomènes l’avaient effrayé et il prenait toujours soin de tout nettoyer afin que la vérité ne soit pas découverte. Toutefois, ce matin-là, lorsque son père avait pris un jour de congé et qu’il était arrivé clopin-clopant jusqu’à sa chambre, son pied enroulé dans un bandage, James sut que ça ne présageait rien de bon. Il s’était assis au bord de son lit et ils avaient eu une de ces rares discussions où James se confiait à lui - et il lui avait tout révélé au sujet des verres d’eau dont l’un des débris avait entaillé le pied son père (la culpabilité facilitant sa décision - il valait mieux ne pas mentir). Cela dit, il s’attendait à ce que ce dernier prenne cette version autrement plus mal, mais au contraire, Mr. Pennybrigg s’était levé pour ouvrir la fenêtre qui donnait sur un paysage pluvieux. Il s’était concentré quelques instants, les yeux rivés sur son fils et empli d’une fierté nouvelle, et de l’eau s’était délicatement engouffré par la fenêtre pour flotter dans les airs, rassemblée en quelques sphères aquatiques d’une taille moyenne. Le temps que James comprenne qu’il ne rêvait pas, son père lui avait expliqué qu’il possédait un contrôle sur les eaux et que ce genre de facultés devait rester secrète - mais qu’il n’était pas les seuls à faire preuve.

« Est-ce que quelqu’un d’autre dans la famille possédait ce don avant toi ?
- Non. » avait répondu sèchement son père.

Ce matin-là, un homme vêtu élégamment était reçu dans le salon du manoir. Si James l’avait remarqué ce week-end là, c’est parce que ses parents éatient tous deux présents pour l’événement, et même un samedi, ce genre de situations n’arrivait presque jamais. De plus, lorsque James avait demandé le programme de la journée à l’un des domestiques, ce dernier lui avait répondu qu’il était attendu dans le salon avec ses parents une fois dans une tenue acceptable. Il était très tôt et James sortait tout juste de la douche lorsque, habillé et coiffé, il descendit rejoindre ses parents sur le canapé et s’assit aux côtés de son père. Ce dernier le gratifia d’une tape affectueuse sur l’épaule et lui présenta leur visiteur : Mr. Smith, un employé de l’école Prismver, un établissement situé sur une île déserte, et spécialisée pour les jeunes à pouvoir.

« Autrement dit, comme toi, et comme je l’ai été. » expliqua son père avec patience.

Il fallut un moment pour que James se rende compte que sa discussion d’il y a quelques mois avec son père tenait bien du réel. Il cligna des yeux avec surprise mais se contenta d’un hochement de tête pour approuver les nombreuses informations.

« Prismver accueille les élèves à partir de leur 12 ans et propose un programme scolaire normal. L’école comprend différentes classes dans lesquelles votre enfant sera réparti en fonction de son niveau. (James sourit à cette pensée - si l'on parlait d'études, il était plutôt confiant.) Cependant, notre école dispose de mesures de sécurité quant aux pouvoirs des élèves et un cours est consacré à cet apprentissage - il constitue une grande priorité, bien que l’enseignement classique ne soit pas négligé. »

Mr. Pennybrigg discuta longuement avec le traqueur au sujet de l’école - de son temps, Prismver n’existait pas et il avait dû apprendre à restreindre sa magie par lui-même au prix de nombreuses difficultés, ce pourquoi il approuvait l’existence de cette école. Selon les informations du traqueur, James pourrait y entrer dès l’an prochain en tant que première année et les examens d’entrée décideraient de la classe dans laquelle il serait réparti. Sa mère était un peu plus réticence (elle estimait notamment que le programme scolaire ne serait pas suffisant) mais le traqueur lui avait soutenu que d’autres familles importantes partageaient les mêmes craintes - et à l’entente de certains noms, elle s’était légèrement radoucie. Laisser leur fils seul sur une île déserte ne leur plut pas et lorsque James leur annonça sur un ton calme qu’il avait l’habitude de se débrouiller par lui-même, ils ne parurent pas moins inquiets. Cela dit, c’était la vérité, et il ne fut pas mécontent de leur faire part de cette rancoeur plutôt que de la ruminer au fond de lui.

Sans surprise, du fait de son sérieux indémodable pour les études et de sa grande culture historique, James entra en classe A - et sa première année se déroula sans encombre. Pour quelqu’un qui parlait peu avec les autres durant sa scolarité, il ne s’en sortit pas si mal - les problèmes commencèrent l’année suivante, lorsque, au mois de Février, James apprit le décès de ses parents. Ce fut un accident lorsque tous deux partaient le soir pour le dîner de leur anniversaire de mariage - et James rentra immédiatement chez lui lorsqu’il apprit la nouvelle. Il fut accueilli par les domestiques de la maison qui le prirent en charge et se chargèrent de le conduire aux funérailles de ses parents lorsque l’heure fut venue. Trop jeune pour supporter un événement si tragique, James décida de rester quelques temps à l’écart de l’école. Cette idée lui parut bonne au début, un mois de tranquillité, mais rapidement, son chagrin prit le dessus en présence de l’ennui - et James chercha désespérément des occupations. Il passa des jours dans la bibliothèque à lire, des soirées entières dans le grenier à lire les vestiges de ses ancêtres. Ce qu’il recherchait, James aurait été incapable de le dire.

Il voulait simplement occuper ses pensées. Alors, durant cette période, il songea à cette porte interdite et à la restriction imposée par son père. Il tenta de l’oublier, se disant que cette interdiction était là pour une raison, mais quoi qu’il fasse, il ne pouvait se l’ôter de la tête. Après deux semaines, il se mit en quête de la clef en commençant par le bureau de son père. Il lui fallut chercher pendant plusieurs jours et à l’abri du regard de ses domestiques - lesquels cependant, ne se plaignait pas de le voir entrer dans la pièce concernée. Il y passait de temps à autres mais veillait à n’être trop bruyant et à ne pas y rester trop longtemps. Finalement, au terme de nombreux efforts, il trouva une grosse clef noir d’obsidienne dont la forme embrassait parfaitement celle de la seconde porte du grenier - et il s’y dirigea sans plus attendre, impatient de voir ce qu’il y trouverait. Le résultat ne le déçut pas : s’y trouvaient quelques unes des affaires les plus intimes de Newt Pennybrigg ; des armes, des rouleaux de parchemin imbibés de sang et conservés habilement, et dans un coffre, mis en évidence, un journal. Les mains gantées et tremblantes, James s’en approcha et l’ouvrit délicatement pour en lire les premières pages.



Ce symbole fut célèbre au 18ème siècle, lors de l’âge des pirates - et je ne puis que naïvement espérer, de cette intention qui me pousse à écrire ce journal, qu’il ne vous soit pas inconnu - mais ce n’est sûrement qu’un souhait naïf, à en juger par la tournure que notre société semblait prendre, bien loin des valeurs que la piraterie incombait.
Je suis Newt Pennybrigg, un pirate dont vous avez sans doute entendu parler dans de nombreux livres - et il y a de bonnes chances pour que celui-ci tombe entre les mains de ma famille, mais eux comme le reste du monde ont le droit, si ce n’est le devoir de connaître cette aventure qui fut la mienne au sein des pirates Goldbringers. Ce ne sont que les souvenirs d’un vieil homme retiré dans son manoir au sein de la campagne britannique, marié et père d’un fils qui sera peut-être le premier à connaître ce récit - aussi je n’en garantis pas l’authenticité complète, bien que la majorité, je puisse l’assurer, fus de bien trop grande importance pour échapper à ma mémoire.
Sans perdre un instant, je vous renvoie à mes origines - lorsque, en 1710, je décidais de me lancer dans une aventure marine et pirate, rassemblant comme beaucoup à l’époque, de nombreux mercenaires désireux de richesse et d’aventure, même au prix du danger. (...)


C’était ça. C’était le récit de Newt Pennybrigg, non pas conté par ses proches et son équipage cette fois, mais par Newt lui-même. C’était le récit d’un pirate, ces hommes que James appréciait tant, qu’il avait rêvé d’être lorsqu’il était plus jeune. Newt avait été un pirate libre et ambitieux, se refusant à la violence, et c’est cette part de lui qui l’avait rendu si populaire et qui contribuait à la popularité de la famille. On l’appelait “Pennybringer” et il avait été admiré de tous, James y compris. Ce dernier ferma le coffre et l’emporta avec lui, serré contre sa poitrine. Il marcha tout droit d’un pas rapide jusqu’à sa chambre et le fit glisser sous son lit. James décida de n’en parler à personne et une fois la nuit tombée, alluma la lampe de sa chambre et commença à lire la suite du journal. Les histoires étaient fidèles à celles des autres récits que James connaissa par coeur mais il n’en manqua pas une ligne. Il voulait connaître cet homme par coeur, ses sentiments à chacun des instants de son aventure. Toute la nuit durant, il parcourut les aventures de son ancêtre, impatient de savoir ce qu’il advenait après la dernière aventure, là où tous les récits s’arrêtaient, mais ce journal était également incomplet : les pages suivants avaient été arrachés. James se pencha pour attraper le coffre sous son lit et il fut si soulagé à son ouverture qu’il leva son poing en signe de victoire : les pages étaient présentes au fond du coffre et elles n’étaient pas vierges. Avec un sentiment d’impatience, il commença sa lecture.


(...) Ce qu’il convient d’éclaircir, je peux le comprendre, est la façon dont une telle aventure, dont l’issue ne peut paraître que brillante d’ingéniosité et de ruse à en juger par ma situation dont vous connaissez chaque détail, se termine. La vérité, je l’emporterai avec moi dans la tombe - et ce ne sera pas, contrairement aux croyances qui perdureront jusqu’à ce que les pages de ce journal ne soient découvertes, la première chose que j’y emmène.
Je n’ai jamais été différent de ces pirates que leur sanguinaire réputation précède, et s’il vous vient à l’esprit de contester la vérité de mes propos, voire de mon identité que vous verrez certainement comme un imposteur désireux de gâcher la réputation de celui que je prétends être, je ne peux que vous renvoyer à mon récit - lequel pourra vous paraître très fictif dès à présent, mais je serai certainement mort lorsque vous lirez ces pages et à présent que l’écriture représente la majorité du domaine de possibilités de mon corps, je n’ai que ma parole à apporter.
Vous retrouverez, à la page suivante, la version véritable de mon aventure, à la lueur d’une vérité que peu de gens connaissent. Le récit qui précède est empli des mensonges qui rempliront probablement l’histoire, si l’on les couple aux nombreux témoignages des personnages d’un monde au regard desquels nous étions bons, malgré notre appartenance au milieu de la piraterie. Il fera sans doute office d’une vérité incomplète découverte dans les journaux de mes camarades d’aventure, dans lesquels ils ont prit soin de cacher la vérité sur notre nature, certainement plus soucieux de leur mémoire que je ne le suis - et ce n’est pas la seule part d’eux que je me suis permis de bafouer.

Lorsque notre équipage a amarré une dernière fois pour un plein de vivres avant une avancée finale vers le trésor tant désiré que nous avions localisé, je peux affirmer avec certitude que les récits de mes camarades s’arrêtent car ils n’ont pas eu l’occasion de les finaliser. Maintenant que nous avions localisé notre destination, il n’était pas difficile d’y parvenir - les marines n’étaient jamais parvenues à nous rattraper, et croyez-moi, ce n’est certainement pas en cette occasion qu’ils y parviendraient. L’île attendue, quant à elle, était d’une telle banalité qu’y trouver une forme de vie animale aurait été étonnante - et sa faible quantité d’anormalité les a rendus facile à localiser, si bien que la recherche du trésor sur l’île-même fut une déception de facilité. Cela dit, nous n’allions pas nous en plaindre et notre joie fut telle que nous fîmes la fête jusqu’au petit matin - et cette occasion fût, pour moi qui eût la vivacité d’esprit de rester sobre, unique. Je ne l’ai jamais évoqué, et je comprends que la crédibilité de cette information soit remise en question, mais je possédais quelques capacités inexpliquées qui ont autant favorisé mes méfaits durant toute ma carrière que ce que je m’apprêtais à faire. Il m’était possible de contrôler l’eau sous toutes ses formes et d’en faire ce qu’il me semble - avec cette faculté, mon poignard ainsi qu’un fusil, par simple précaution, j’ai mis à terme la vie de chacun de mes camarades. J’ai poignardé silencieusement leurs cadavres, étouffé les cris de ceux qui semblaient entrevoir le réveil dans de gigantesques tentacules d’eau qui jaillissaient selon ma volonté - et vidé les cartouches de mon fusil lorsqu’il ne restait plus assez d’homme pour que, même tous éveillés, ils ne puissent être à même de réagir à mes intentions meurtrières. Je n’ai pas éprouvé de remord quant au fait de transpercer un coeur et le voir ressortir de la poitrine d’un camarade lorsque j’en extirpais mon arme, ou bien de voir une balle leur faire exploser la moitié du visage avec une telle sauvagerie que ses restes s’en trouvaient éparpillés. Je pourrais vous compter, sans plus de gêne que de tristesse, la mesure des scènes que j’ai provoqué sans m’en sentir davantage concerné que par le lien logique de ma culpabilité.

Je n’ai jamais été Newt “Pennybringer” Pennybrigg. J’ai toujours été, et le récit de la page suivante vous le fera comprendre tout autant que celui de la fin de notre aventure, habité par des intentions violentes - qui m’ont valu le surnom de “Pennybutcher” au sein de mon équipage, seul témoin de ma folie. Nous n’avons jamais été les Goldbringers, nous étions les Bloodbringers - et notre drapeau changeait lorsque nous étions en pleine mer avec pour seule intention de piller chaque navire croisé.


Je suis Newt Pennybrigg, j’ai tué tant d’hommes que je ne puis m’en rappeler, d’une manière si sournoise que ni moi ni l’Histoire ne pourra le conter ; j’ai massacré mon équipage pour décupler ma richesse et y conclure ma vie - j’ai pillé l’un des plus grands trésors existants et plus que tout, j’ai trompé le monde entier durant mon existence si habilement que même mon propre témoignage, l’unique moyen par lequel la vérité de mes actes saurait être découverte, sera remis en question, et c’est sur cette satisfaction inégalable que je conclus mon histoire.


Cet homme qu’il avait admiré. Cet homme qui faisait sa fortune. Cet homme qui avait transmis son pouvoir à son père. Cet homme de qui il descendait. James se sentit humilié, trahi, ridiculement naïf.

Lorsqu’il revint à l’école, l’an prochain, il avait perdu cette naïveté enfantine que chacun des élèves plus jeunes possède - il n’était plus la même personne à bien des égards. Il travaillait d’autant plus, si bien qu’il termina dans le top 5 des A - et il lui lui fut même offert de passer en 4ème année sans passer par la 3ème, un privilège rarement accordé à un élève. James possédait le don de copie de pouvoirs et il parvenait aisément à maîtriser chacun de ceux qu’il copiait : un tel talent était si rare qu’il lui valait les éloges de son professeur de maîtrise de pouvoir. Dans cette période, James tomba amoureux d’une élève bien plus jeune que lui - cinq années les séparait, et il ne pouvait se permettre une relation si atypique s’il en souffrirait une fois l’école quittée. Et il avait d'autres soucis en tête. Un pouvoir rendait son quotidien insupportable et James lui-même n'était pas certain d'en connaître la nature. Il y avait des signes, et ils frappaient si proches de lui comme une indémodable malédiction dont même lui, si expert des pouvoirs, ne comprenait la nature.

« Tu as donc des trous de mémoire ? Et des rêves étranges ? (James hocha la tête, ne sachant quoi ajouter.) Et tu ne sais toujours pas de quel don il s'agit ? Tu n'as aucune suggestion ?
- Non, monsieur. »

L'homme fronça les sourcils avec désapprobation, mécontent de cette appellation, et James leva la main en signe d'excuse. Cet homme était son ancien professeur de maîtrise de pouvoir qui avait démissionné - il était trop vieux pour poursuivre tant d'heures d'enseignement et il avait cédé sa place à Luke Parker, un jeune aussi aimable que compétent, d'après ses dires. Du fait qu'il n'était plus enseignant, il refusait que James fasse montre de tant de politesse alors qu'ils étaient des futurs collègues et c'est aussi pour cela qu'il le tutoyait.

« Il n'est pas facile d'en parler sans l'avoir vu mais j'aurai tendance à penser qu'il s'agit d'un ami imaginaire ou d'un don permettant de donner vie aux histoires ou aux rêves. Ceci dit, il est étrange qu'ils prennent forme dans la journée... ce n'est pas un cas facile. J'imagine que ça fait quelques années ? »

Il lui jeta un regard équivoque que James fut incapable de soutenir. Ces phénomènes étaient la raison pour laquelle il avait refusé tout choix de carrière. Il était resté ici, enterrant sa malédiction avec lui, tournant le dos à la gloire et aux grands noms. S'il voulait se faire Porte-Parole de la magie, il ne valait mieux pas en amener une dangereuse avec lui dans le monde extérieur. Cela étant, il avait quelques idées - il avait simplement pensé ne pas en parler avec son ex-professeur pour ne pas influencer ses idées. Lui aussi avait pensé à ce don d'histoire. James n’avait jamais eu beaucoup d’imagination et il n’avait lu qu’une histoire dans sa vie : celle de son ancêtre, Newt Pennybrigg, le pirate qui abordait ses rêves.
Il y voyait son fantôme, une silhouette floue dont il ne percevait les détails mais vêtu d'une tenue de pirate d'époque, en pleins méfaits. Il voyait les toilettes sauter et exploser en accord avec son don de contrôle des eaux, plusieurs étagères de la bibliothèque s'effondrer sous un de ses coups de pieds. Il voyait Newt hanter cette école, tel un esprit frappeur - et lorsqu'il arrivait sur les lieux du crime, en retard, il n'en restait rien.

Quel que soit le pouvoir, il savait pourquoi il était incapable de le contrôler : dominé par ses émotions, par cette colère et cette humiliation qu’il avait ressenti à la lecture de son journal, James était incapable de contrôler le pirate, quel que soit la forme de son invocation - et ce dernier vogue dans l’école tel un esprit frappeur. « Qu'il s'agisse d'un ami imaginaire, d'une histoire ou d'un rêve, il ne devrait pas être capable de toucher - cela nécessite une grande puissance pour les dons concernés et ce n'est pas à la portée d'une copie, quel que soit ton contrôle. » Autrement dit, c'était autre chose. Peut-être qu'au fond, ce n'était qu'une coïncidence. Peut-être qu'il avait copié un don de rêve prémonitoire et qu'il assistait aux méfaits - mais c'était arrivé une fois au manoir et ce détail n'était pas à négliger. Oui, voilà : ce n'était sûrement qu'une farce.

Heureusement, dans ses dernières années, James eut de quoi s’occuper l’esprit. Il le savait : les monomageia étaient de plus en plus présents dans la société et le secret des pouvoirs était sujet au doute. James eut un projet : l’écriture d’un livre. Alors qu’il avait 19 ans, il eut l’idée de parler du fonctionnement des pouvoirs, de Prismver et des monomageia, lorsque le secret serait dévoilé - et ce projet lui prit énormément de temps, bien qu’il soit décidé à ne pas laisser le livre prendre le pas sur ses études. Il demanda de l’aide à ses professeurs de maîtrise de pouvoir et de littérature. Ainsi, lorsqu’il conclut ses études à l’âge de 20 ans, il décida de prendre une pause d’un an - durant laquelle il conclut son livre, tout en enseignant à temps partiel en tant qu’instituteur remplaçant en école primaire. Ainsi, cette année, lorsque les dons furent découverts et que la hype redescende avant de publier son livre. Ce ne fut pas aussi facile qu’il le pensait : il lui fallut le soutien de Ruthel pour affirmer que ses informations étaient exactes, et que le contenu du livre servirait à l’intégration des monomageia dans le monde. Pouvoirs magiques et monomageia fut publié en Septembre de cette année et fut un énorme succès pour tous les curieux au sujet de cette nouveauté très atypique. Dans le même temps, James commença sa carrière en tant qu’apprenti-professeur de maîtrise de pouvoir.

Ce choix de carrière fut une énorme déception pour tous les espoirs que James avait créé et pour toutes les possibilités qui s'offraient à lui étant donné sa richesse et ses incroyables résultats scolaires. Les rumeurs disent qu'il n'en a jamais eu les chances et qu'il cache un secret à même de ruiner sa vie entière - ce qu'il n'a jamais démenti lorsqu'on lui a posé la question, et amène à croire que cette affirmation est exacte.

James était forcé de l’avouer, il n’avait jamais cessé d’aimer les pirates. Tout ce temps, s’il avait détesté son ancêtre, c’était parce qu’il avait brisé cette image d’un pirate héroïque, la preuve qu’un pirate n’était pas forcément une ordure - mais son amour pour l’histoire ne s’était jamais atténué ou même éteint.

• L'avis du personnage sur la Guerre des Classes : Neutre.
• L'avis du personnage au sujet de la vice-directrice : Il est plutôt positif et accepte l'initiative, mais il redoute le choc des autorités entre Ruthel et le gouvernement britannique.
Jeune homme de 18 ans vous présentant son reboot de Stephen Robbins. Cette fiche est un peu plus fournie que d'habitude, mais ce genre d'inspirations m'arrive de temps à autres.

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► [b]United Kingdom[/b] ; [i]Axis Power: Hetalia[/i] ★ [url=http://prismver-rpg.forumgratuit.org/u2239]James E. Pennybrigg[/url]

Je vais quand même utiliser mon avatar de Minato qu'on m'a gentiment fait, mais UK convient si bien que je me sens obligé de l'utiliser, voyez-vous. L'IRL c'est Tom Odell sinon.

Code : R2D2 EST LE COUSIN CACHÉ DE TARTIFLETTE.


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James E. Pennybrigg
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