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 [Supprimé] Gautier P. Everfield.

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GAUTIER SENPAI
Admin
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Messages : 124
Date d'inscription : 14/08/2016

MessageSujet: [Supprimé] Gautier P. Everfield.   Dim 14 Aoû - 15:39

GAUTIER P. EVERFIELD
NOM : Everfield. Oh, i'm american !
PRENOM(S) : Gautier & Percy. Chuck Norris pour les intimes.
AGE : 17 ans. Même si j'ai l'air plus jeune. ;w;
NATIONALITÉ : Américaine. Like basketball ~ !
CLASSE : E. Parce que le talent, tu l'as ou non.
POUVOIR : Berserker.
Spoiler:
 



CARACTERE


« Tu vas dans les vignes avec ton chapeau ?
- Ta gueule. »

Vous savez, ce genre de personnes normales, qu'on retrouve dans tous les établissements ? Le type de mecs, situé entre les victimes et les racailles, celui qui ne se démarque que de part son asociabilité hors normes et son comportement des plus bizarres ? Voilà exactement ce qu'est le jeune homme : quelqu'un d'extraordinaire, mais dont personne ne remarque les qualités du fait des impressions que l'on se fait de lui. Distant et classe. Ou pas. En réalité, la première chose qui le caractérise est qu'il est asocial : incapable de parler avec des gens en premier, incapable de s'approcher des gens sans stresser à mort. En fait, c'est sûrement parce que ce type est toujours à se remettre en question : il se demande ce que pensent les autres de lui, si on le regarde, s'il n'a pas l'air idiot dans sa tenue actuelle, s'il ne passerait pas pour un bouffon en levant la main pour telle ou telle question. Même si ça peut sembler stupide de la part d'une personne, le jeune Gautier s'inquiète énormément de l'image qu'on a de lui, au point d'en brider lui-même ses libertés. Par ailleurs, s'il peut sembler très superficiel sur ce plan, ce n'est pas vraiment le cas, au contraire.
En réalité, s'il a de telles pensées, c'est parce qu'il est craintif, ayant peur de paraître lourd auprès des autres. Détestant porter atteinte aux autres, le jeune homme peut laisser à penser qu'il n'est rien d'autre qu'un imbécile en vue d'un tel comportement, mais ce n'est que de la gentillesse bien trop exagérée. Ainsi, il reste incompris des autres du fait de son mental pour le moins unique, et bien que ce point-là le gène énormément, Gautier ne dira rien aux autres personnes. Il est capable de faire montre d'une amabilité à toute épreuve, si bien qu'il n'aurait aucune difficulté à se faire des amis assez aisément : malgré tout, bien trop renfermé pour aller vers les autres, il baigne la plupart du temps dans la solitude. C'est d'ailleurs ce dernier détail qui fait que le garçon est très mal à l'aise avec les gens : il n'a côtoyé que peu de personnes dans sa vie, et conserve un certain malaise, notamment en face de la gente féminine. Plus encore, il est si mal à l'aise qu'il a des difficultés à parler, qui peuvent en devenir très gênante : soit il s'exprime trop vite, perdu dans ses propres idées, soit il mâche ses mots, submergé par la gêne et la timidité.
Pourtant, même s'il peut sembler d'une gentillesse maladive, lorsqu'on connaît le jeune américain un peu plus, ce dernier n'est pas seulement plus à l'aise, mais fait montre de davantage d'entrain à vos côtés. Seulement, s'il est plus ouvert qu'à l'accoutumé, ses défauts ressortent aussi beaucoup : blagueur, voire même un peu trop, vexant parfois les gens sans s'en rendre compte. Il adore parler avec les autres et, s'il est à l'aise dans les conversations, il devient une véritable pipelette, aimant faire part de beaucoup de choses à ses proches. Seulement, il préfère rester silencieux lors des conversations auxquelles ils ne connaît pas grand chose, n'étant de toute façon pas bien cultivé. Au contraire, étant un véritable geek qui n'a cesse de passer du temps sur ses jeux vidéos en tout genre, à tel point que ces derniers représentent trop quarts de ses pensées. Très rêveur, Gautier est quelqu'un qui est davantage impliqué dans son propre monde de jeux plutôt que le réel, si bien que ce dernier lui paraît presque comme étant inconnu : il se pose souvent des questions philosophiques ou d'autres choses dans ce genre, et c'est drôle à voir.


Autrefois, Gautier était une personne souriante. Aimé, aimant, enjoué, enchaînant les blagues pourries aussi facilement que les verres d'alcool qu'il supportait agréablement bien. Il était fêtard, une fois qu'il avait surmonté son asociabilité, un véritable petit soleil qui brillait sur tous et faisait sourire son entourage.

Aujourd'hui, il est différent. Des enchaînements d'événements, une prise de conscience brusque et violente, la découverte de son don et des actes horrifiants l'ont poussé sur le chemin de la maturité bien trop vite. Il s'est découvert un côté violent, parfois excessif dans ce domaine, poussé par son propre don. Impulsif et émotif, il répond parfois trop facilement aux provocations bien qu'il soit plutôt calme de nature. Il est capable de s'emporter et de perdre le contrôle en l'espace de quelques instants, submergé par son propre pouvoir. Trop fragile et faible pour supporter un tel pouvoir - si brillant que la chute n'en était que plus douloureuse.

Il reste gentil, un type bien avec de bonnes intentions. Il se bat, contre lui-même et contre le monde pour protéger les autres. S'il n'était pas quelqu'un de bien, il n'aurait jamais désiré se battre pour les autres. Gautier est un soleil aux rayons tâchés de sang mais il en demeure un - et même si sa lueur est écarlate, il éclaire quand même les autres du mieux qu'il peut. Tentant de devenir plus fort - de vaincre ses propres doutes tout en restant le même, brillant comme toujours.






PHYSIQUE


« Tu pensais vraiment te rendre classe en te faisant une cicatrice ?
- Tu pensais vraiment te rendre classe avec ton jean en dessous du cul ? »

Les gens ne s'habillent pas comme ils en ont envie, les gens s'habillent comme les autres en ont envie, techniquement. Le principe de la mode réside dans le fait que les gens prennent plaisir à s'habiller pareillement aux autres, mais Gautier pense le contraire. Il pense, et aime à dire qu'il sait plutôt, que les personnes ne font pas ça par plaisir, mais comme une sorte d'obligation. Comme quelque chose qu'on ferait, sans quoi on paraîtrait idiot aux yeux d'autrui, comme le mouton noir : c'est cet esprit que le jeune homme déteste. Il n'aime pas du tout faire comme les autres, c'est pourquoi son style vestimentaire se démarque des autres de part son originalité.
Déjà, son chapeau de paille, son fameux chapeau, un truc que personne porte - genre, ça fait clodo, ça fait moche où c'est vieux comme truc, toutes les raisons sont bonnes pour se moquer d'un truc comme ça. Gautier n'en a que faire, c'est parce qu'il s'agit d'un cadeau qu'il le met très souvent (toujours quand il fait du sport) - mais pas trop non plus parce que ça gratte et qu'il a chaud avec ce truc. Il a des cheveux bruns, un visage assez enfantin et la peau blanche, très blanche.
Des yeux noirs sont présents au beau milieu de son visage enfantin, dressé sur  un petit mètre soixante de muscles (ou pas) (pour les muscles pas la taille), même si bon, il mange trop et y'a sûrement pas que du muscle. Oui, je sais, il a l'air BG comme ça, mais allez pas croire, c'est juste parce qu'on ne parle pas de ses défauts - il est pas moche, mais bon, sa coupe est horrible, on a jamais vu des cheveux aussi bordéliques, il se sent trop gros, trop petit, il se sent mal - ou se sentait, puisque maintenant, peu le chaut (désolé je voulais caser l'expression). Enfin, il n'a pas de signes particuliers genre tatouages ou autres.


Sur le plan physique, Gau a grandi : il s'habille plus ou moins normalement, se sépare plus souvent de son chapeau. Chemise, t-shirt et pantalons font désormais parti de son style vestimentaire. Il a même prit 10 centimètres en quelques mois, comme si sa magie inhalait enfin son corps et le fortifiait : maintenant il se dresse de son 1m70. Sa cicatrice sous l'oeil est encore plus marquée à cause de ses échanges de coups avec Anshu et il a également quelques marques sur le visage.






JOLIE PETITE HISTOIRE


Il y a un adage qui dit qu’on fait toujours du mal à ceux qu’on aime mais il oublie de dire qu’on aime ceux qui nous font du mal.
Parce que l'on est libre de faire ce que l'on veut que lorsque l'on a tout perdu. Parce que la véritable liberté, c'est quand on a perdu tout espoir. L'histoire de ce jeune homme pourra vous sembler ridicule, peut-être drôle ou même ennuyeuse, mais tout cela a été un parcours difficile pour lui. Une existence dans laquelle il a rit, pleuré et sourit, mais qui a toujours mal tourné pour lui. Même s'il est désormais remit de tout son passé, des séquelles de ce dernier restent gravés dans sa mémoire, son esprit, mais plus que tout son coeur, le transformant et le détruisant à petit feu. Tout a commencé en un jour d'automne, en Octobre : né de deux parents américains, Gautier a vu le jour près de la ville de New-York, dans les alentours. Ni trop riche, ni trop pauvre, sa famille était installée à l'écart de la ville, juste assez près pour se voir assurer un trajet assez court et sans problèmes jusqu'au centre. Seulement, tandis qu'ils se rendaient en vacances et avaient laissé leur enfant à ses grands parents maternels, le père et la mère de Gautier moururent dans un accident de voiture. Il se retrouva ainsi seul, livré à lui-même, chez ses grands-parents alors qu'il n'était âgé que de deux ans. C'est le seul drame qui marqua l'enfance de cet enfant : il ne semblait pas s'en rendre compte, bien trop jeune pour comprendre ce genre de choses. Cependant, toujours à brailler en attente de ses parents, une attente qui aurait pu durer une éternité. Pourtant, malgré toutes les tentatives de ses grands-parents, personne n'arrivait à redonner de la joie à cet enfant. C'était une peine qui ne voulait pas s'en aller, faisant de ce bébé un môme bien trop calme qu'il n'aurait dû l'être. Toujours silencieux, se contentant d'obéir tranquillement aux consignes données, un enfant qui était tout bon à se laisser entraîner dans cette vague indomptable qu'était la société.


Vous n’êtes pas exceptionnels, vous n’êtes pas un flocon de neige merveilleux et unique, vous êtes fait de la même substance organique pourrissante que tout le reste, nous sommes la merde de ce monde prête à servir à tout, nous appartenons tous au même tas d’humus en décomposition.


C'est lorsqu'il atteint l'âge de 7 ans que le jeune homme comprit réellement sa situation familiale. Bien qu'il n'était pas vraiment triste comme il l'aurait été si le décès de ses parents avait eu lieu récemment, il éprouvait quand même de la jalousie. De la jalousie envers tous ses enfants que les parents étaient venus chercher en souriant, envers tous ces mômes au sourire stupide qui prenaient la main de leur géniteur avec réticence, envers tous ces gosses qui rejoignaient tous ces adultes au sourire stupide et hypocrite. Il était jaloux de toutes ces personnes qui étaient bercés dans une société de mensonge et d'illusion, lui qui, au fond, était dans une bien meilleure situation. Il était à l'écart du monde, à l'écart de ce monde pourri qui n'était bon qu'à nous faire des promesses utopiques. Pourtant, aveugle qu'il était, cet enfant voulait se réfugier dans les bras de parents, voulait connaître le bonheur qu'était une famille. Il n'était d'ailleurs peut-être pas si aveugle que ça, se refusant à se contenter de l'amour que lui procuraient ses grands-parents, désirant connaître le vrai bonheur d'une famille et de véritables parents. C'est d'ailleurs ce manque-là qui le poussa à désirer voir d'autres personnes, à désirer rencontrer des gens nouveaux et se lier d'amitié avec de nouvelles personnes. Malheureusement, l'éducation de grands-parents est loin d'être la meilleure, et Gautier n'arrivait pas vraiment à mettre en avant ses qualités. En classe, il avait du mal à parler, ce qu'il avait apprit avec ses grands-parents n'était pas les meilleures choses possibles. C'est donc dans le but de se socialiser, malgré tous ses défauts et tout ce qui lui manquait, que le jeune homme décida de rejoindre quelques camarades de sa classe. Ces derniers le dévisagèrent comme s'ils voulaient le tester, lui qui baignait encore dans l'innocence et la gentillesse.

« On veut pas de toi. On joue aux pirates. Les pirates sont des hommes, ils ont des cicatrices, comme la mienne. Quand t'en auras une et que tu seras un homme, reviens pour jouer avec nous ! »

S'ensuivirent quelques ricanements de la part de ces garçons. Ils se sentaient tellement forts, ensemble. Ils paraissaient tellement plus grands que lui, à le regarder de leur air hautain et cruel. Leur innocence s'était déjà envolée au loin, rendant ces enfants plus pourris que n'importe quelle personne sur cette terre. Des enfants si égoïstes et méchants. Mais Gautier, lui, ne voyait pas cette mauvaise part d'eux. Ils voyaient des personnes sympathiques, des garçons qui pourraient devenir ses amis s'il faisait un peu d'effort. Alors le garçon lui montra sa balafre dessinée au stylo noir sur sa joue, comme s'il s'agissait d'une vraie, et il affirmait bien que c'était le cas. Une véritable cicatrice faite par un crocodile qui l'aurait attaqué pendant les vacances qu'il avait passé à l'aventure avec son père. Un crocodile qu'il aurait terrassé lui-même. Mensonges, tous le savaient, mais Gautier lui, ne pouvait s'empêcher de rester émerveillé devant un tel exploit. Il ne pouvait s'empêcher d'admirer cette personne, qui à défaut d'être aussi forte qu'elle voulait le laisser paraître, était si arrogante que personne n'aurait voulu le suivre. Mais tous ces garçons, aussi intelligents que de simples moutons, ils se contentaient de ricaner au moindre de ses mots, à acquiescer lorsqu'il affirmait quelque chose, à jouer avec lui comme s'il était leur chef. Ils ne valaient rien en comparaison à un jeune garçon si innocent, et même s'il n'avait pas de cicatrice faite au crayon sur sa joue, il était bien plus hommes qu'eux ne l'avaient jamais été. C'est ainsi que Gautier avait décidé de se socialiser, il voulait suivre les conseils d'un homme aussi courageux que lui. Il voulait faire montre d'un courage pareil à lui pour pouvoir entrer dans sa bande et jouer avec lui. Mais il n'avait pas de crocodile à terrasser, alors il allait faire autre chose, de beaucoup mieux.



C'était le soir, et les grands-parents de Gautier étaient partis au supermarché pour faire les courses ensemble, et c'est ce moment que le garçon avait entendu. C'était ce moment qu'il avait choisi pour, lui aussi, devenir un homme et se faire des amis. Il était descendu sur la pointe des pieds et s'était glissé dans la cuisine, tandis que la maison était totalement vide. Quelques minutes avaient passé, et puis, d'horribles hurlements de douleur avaient déchiré les murs de cette demeure, d'affreux cris d'agonie qui déchiraient le calme de cette soirée. C'était sa voix à lui, la voix d'un garçon torturé par ce monde. Un garçon qui était aveuglé par sa naïveté et son innocence, au point d'avoir de lui-même prit un rendez-vous avec la Douleur. Un garçon qui était incapable de voir qu'il se détruisait lui-même, à vouloir suivre les autres dans leur descente aux enfers. Un ange qui s'était lui-même exilé du ciel, en voulant se rapprocher de démons. Ce n'était pas sa faute, ce n'était qu'un enfant, mais le destin se déchaînait contre lui. Des cris qui avaient continué pendant pas loin d'un quart-temps, temps au terme duquel les grands-parents du gamin étaient revenus. Ils s'étaient précipités en dehors de la voiture, accourant en dehors, à l'intérieur de la maison. C'est donc son grand-père qui était venu en courant, mais Gautier s'était précipité à l'intérieur des toilettes pour s'y enfermer à clef. La porte était tambourinée, l'homme lui criant de sortir, de les laisser l'aider. Mais le garçon n'écouta pas les avertissements de son grand-père, même s'il pleurait encore sous l'effet de la douleur. Même s'il sanglotait en silence, il semblait que ses larmes le réjouissaient un peu. Recroquevillé dans un coin de la pièce, se tenant sa joue ensanglantée où une nouvelle cicatrice faite au couteau figurait, il ne répondit qu'une chose :

« Ne t'en fais, papi. Quand je sortirai, je serai devenu un homme. »


On a frôlé la vie.

C'était seulement au bout de plusieurs heures que ces sanglots avaient cessé, que la douleur avait disparu de l'esprit du jeune garçon, et qu'il sortit de la pièce. Exhibant finalement sa cicatrice, il n'avait récolté qu'une gifle de la part de son grand-père, comprenant seulement qu'il ne devrait pas grandir trop vite. Il avait, selon lui, était trop impatient et joué avec sa vite. Il avait voulu avancer trop tôt sur un chemin bien trop haut pour lui, se déclarer au monde comme étant ce qu'il n'était pas. Un simple enfant qui avait voulu se mêler à cette horrible société, et sur qui le sort s'était retourné. Pourtant, il n'avait pas mérité ça, il n'avait pas mérité une telle souffrance, mais il avait choisi lui-même de l'endurer. On dit qu'on ne fait pas d'omelettes sans casser des oeufs, et on dit aussi qu'on ne peut atteindre le bonheur sans faire face à de réelles difficultés : c'était une vérité que Gautier avait fini par apprendre, à ses dépends. Pourtant, il ne comprenait pas ce qui avait réellement pu chagriner ses grands-parents, et il lui semblait que son hypothèse était fausse. Mais le garçon avait décidé de mettre ces pensées de côté et était revenu à l'école, le sourire aux lèvres. Il avait mit un pansement sur sa nouvelle cicatrice, sous son oeil gauche, ce qu'il avait obtenu en échange d'une souffrance considérable. Il était revenu vers tous ces garçons de sa classe et leur avait montré cette cicatrice, cette véritable trace au couteau qu'il s'était faite de lui-même. Cette marque qui, selon lui, avait été faite en combattant un alligator, de la même façon que l'autre môme l'avait soit-disant fait. Mais ce dernier s'était contenté de rire et de partir, suivi par tous les autres. Et soudainement, il lui semblait que cette souffrance revenait lui brûler le visage, que toute l'agonie qu'il avait éprouvé durant ces heures le frappaient en cet instant, enfant qu'il était.


Sa philosophie de la vie, c'était qu'il pouvait mourir à n'importe quel moment. Ce qu'il y avait de tragique selon lui, c'est qu'il ne mourrait pas.

Seul, seul et toujours seul, c'est ainsi que le garçon poursuivit son existence. Il n'avait conservé comme trace de son passé que cette cicatrice sous l'oeil, vestige de son enfance, dernier souvenir de cette horrible partie de sa vie qu'il ne désirait qu'oublier. Désormais âgé de dix ans, Gautier faisait de son mieux pour vivre malgré cette éternelle solitude à laquelle il faisait face chaque jour. Seulement, il avait quitté l'école pour une première année de collège, mais avouons-le, il ne s'attendait pas à grand chose. Il n'avait pas réussi à se faire d'amis, se contentant de rester seul comme il devait l'être, seul à jouer au pirate. Il était le commandant de son propre navire, de son destin, bien que lui-même n'ait plus assez d'influence sur sa propre personne pour se pousser à aller vers les autres. Il avait perdu face au destin, baignant simplement dans cette solitude éternelle. Vide, solitude et ennui, voilà les trois mots qui résumaient actuellement son existence. Quelque chose qui ne pouvait se traduire par des mots. Et puis finalement, alors qu'il pensait rester cloîtré dans ces ténèbres, quelqu'un lui tendit la main. C'était un garçon qui n'avait que deux ou trois ans de plus que lui, mais qui désirait être ami avec lui. Il lui souriait amicalement, et au bout de quelques minutes passées à parler avec, au terme desquelles il n'avait pas pu s'empêcher de rire. Peut-être que cette fois-là, le destin avait décidé de lui sourire, de lever cette cruauté incessante qui s'abattait sans cesse sur lui. C'est de cette façon, tandis qu'il n'avait que dix ans, qu'il se fit son premier ami. Il espérait qu'il resterait avec lui, qu'il ne lui mentirait pas comme ça avait été le cas jadis. Il lui avait demandé, et ce garçon se fichait éperdument de sa cicatrice ou de ce qu'il était extérieurement. Pour une fois dans sa vie, peut-être s'était-il trouvé un véritable ami.



Les mois défilèrent rapidement, et Gautier s'amusait énormément aux côtés de son nouvel et seul ami. Il ne s'ennuyait pas un instant, et tout le temps qu'il passait avec lui était pour l'instant le meilleur qu'il avait pu vivre dans sa triste existence. Ils se retrouvaient après les cours, les soirs et le mercredi après-midi, et passaient la plupart du week-end ensemble. Lorsqu'il était trop tard et que Gautier devait rentrer, son ami le raccompagnait jusqu'à chez lui, étant son aîné. Pourtant, vous savez bien qu'aucun bonheur ne dure éternellement, et un jour arriva où les deux amis furent séparés. En effet, à cause d'un déménagement de la part de son ami, le garçon allait se retrouver tout seul. Seulement, tous deux ne voulaient pas se quitter sans se dire au revoir. Gautier reçut de son ami un chapeau de paille, un objet précieux qu'il avait lui-même fabriqué pour sa mère défunte il y a désormais deux ans, et dont il allait hériter. Incapable d'acheter quoi que ce soit et n'ayant pas un sous en poche, le garçon mit tout son coeur dans un dessin qu'il offrit à celui qu'il considérait comme un frère. Ce n'était pas grand chose, mais il accepta de tout coeur ce cadeau qu'on lui avait fait, ce cadeau qui venait de son petit frère.

« Au revoir. J'espère qu'on se reverra. »


Avec l'ennui, tout devient lointain. Tout est une copie, d'une copie, d'une copie...

Finalement, Gautier était de nouveau seul, comme il avait commencé, et comme il l'avait toujours été. Après ce départ, il changea du tout au tout, troquant son innocence et sa gentillesse contre une méchanceté et une asociabilité à toute épreuve. Il commença même à se battre avec les autres, se découvrant alors un pouvoir : des réflexes hors-normes, qui n'avaient rien de naturel. Ou peut-être avait-il un temps de réaction plus court que la normale ? Enfin, c'est à l'âge de 17 ans que le garçon fut invité à aller au Pensionnat Prismver, faute d'un autre endroit où aller : il s'était fait renvoyer de toutes les écoles où il allait. Il était, en l'espace de seulement sept ans, devenu un véritable délinquant, si bien que ceux qui connaissaient le petit garçon qu'il avait été n'auraient su le reconnaître. C'était une nouvelle personne qui débarquait dans ce pensionnat et, à voir sa tête, son style vestimentaire totalement hors sujet et son expression : E. C'était flagrant, rien que son apparence reflétait ce qu'il était vraiment, un garçon qui pouvait foutre sa vie en l'air. Après tout, il avait touché le fond.

Il a prit la direction du Club des Sports en raison de son implication dans celui-ci et a même pu créer une équipe de basket complète avec qui il s'est lié d'amitié. Mais plus qu'un gamin amusant, c'est une montagne d'innocence et de bonne humeur qui commencera à s'écrouler un beau jour, durant une Jim's Party à la plage. Une dispute entre son meilleur ami Cale, et son modèle Jim - ce dernier brisant l'image qu'il avait donné au E. Perturbé, il finit par acquiescer les paroles d'Anshu, doutant de ses propres certitudes et même de sa propre vie.

Il n'a pas le temps d'éteindre cet incendie qu'un autre feu se déclenche, l'éveil de son don - il y voit des explosions, ferme les yeux un instant et parvient à faire exploser des objets.  Un don bien utile qu'il dédie à Entropy, et à Heath Dean Ackland, son chef, le chef de cette organisation veillant à rétablir l'équilibre des classes. Lors du premier raid, Gautier ne prend pas vraiment ça au sérieux - il s'amuse, démolit la salle, mais montre un autre visage lorsque Anshu vient s'en prendre à Ashley. Il semble différent - sérieux, menaçant, mais ce n'est qu'un début. La seconde mission marque le point de départ : il pète les plombs, face à Prudence et son sadisme sans bornes, lui explose une chaise sur le crâne et aurait été incapable d'en faire davantage si Pytha ne l'avait pas retenu. Une simple pulsion de violence, mais Kyösti et Anshu allumeront la mèche, l'égyptien surtout, dans leur altercation dans les serres. Un simple mensonge au début, "Anshu a frappé Jim" que le prince prend à coeur, le provoquant, mais leur discussion et les coups échangés finit par éveiller une autre part de Gautier. Une Bête Noire, au fond de lui - réveiller pour la première fois son don de Berserker.

Deux semaines.
Deux semaines à ne rien faire, après ça, à s'enfermer - et Alessia le sort de sa torpeur, le force à voir le soleil- mais même elle ne supporte pas le changement. Gautier rompt, s'éloigne de tous ses proches - se plonge dans les études, effrayé à l'idée de blesser ses amis. Simplement le temps de contrôler son pouvoir - de reprendre contenance et de pouvoir briller à nouveau.



PSEUDONYME
AGE : 15 ans, MAIS BIENTÔT 16, HEIN.
SEXE : Dans la famille, rien n'est moins sûr, mais, MEC.
COMMENT AVEZ-VOUS CONNU LE FORUM : PAPA ET MAMAN.
VOS IMPRESSIONS SUR LE FORUM : PUTAIN ÇA TUE.
PARRAINE ? PRECISEZ LE NOM : Euh. Les admins. \o/
PERSONNAGE SUR L'AVATAR : LUFFY.
MOT DE LA FIN : Mon pseudo il claque wech.




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GAUTIER SENPAI
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MessageSujet: Re: [Supprimé] Gautier P. Everfield.   Dim 14 Aoû - 15:39



Gautier Dave Everfield





Qui est-tu ?

NOM : Evefield.
PRÉNOM : Gautier, Dave.
ÂGE : 17 ans.
NATIONALITÉ : Danois & Américain.
CLASSE : E.
POUVOIR : Explosion.
Spoiler:
 

Physique

I KNOW I'M BEAUTIFUL ϟ Physiquement Gautier n'est pas à plaindre et il le sait, lui-même se considérant comme mignon. Il faut dire qu'il est loin d'être moche, du haut de son mètre quatre-vingt trois. Il est assez grand mais malgré sa taille, garde une corpulence assez fine et semble fragile puisqu'il est loin d'être baraqué. Dit positivement, on peut le considérer comme n'étant ni trop gros ni trop maigre, d'une taille normale et parfaite pour lui. Il possède des cheveux bruns qu'il ne prend pas la peine de coiffer si ce n'est avec quelques barrettes d'un côté de sa tête, souvenirs précieux qu'il n'a pas l'intention de retirer. Ses yeux brillent d'une lueur émeraude, parfois au travers de verres de lunettes lorsqu'il doit se plonger dans une lecture ou dans son travail. Ses mains comme ses jambes sont normales et ses doigts sont fins, non sans lui octroyer une certaine force. Il a des abdominaux assez bien dessinés sur le torse, fruits de pratiques sportives depuis sa tendre enfance. Le basketball, notamment, dans lequel il excelle, il sait très bien se servir de ses mains et se montre très habile. Au niveau du style vestimentaire, il ne se distingue pas des autres, s'habille généralement de façon à ne pas se faire remarquer.
Caractère

CRY IS USELESS ϟ Si vous voulez taper dans l'originalité au niveau du caractère vous n'êtes pas au bon endroit. Si l'apparence de Gautier peut laisser penser qu'il est unique, son caractère n'est pas pour autant identique. Il est banal, mais par là, on pourrait le rapprocher de l'adolescent stéréotypé sans aucun but précis : il n'en a pas. Sa motivation au travail est inexistante et son niveau scolaire est loin d'être mauvais, son intelligence lui permettant de tenir la route : il a simplement dormi à l'examen pour être dans la classe la plus relax. Parlons-en de son intelligence : si le jeune homme peut paraître blasé, voire ennuyé, il est un garçon très clairvoyant qui sait regarder les situations avec du recul et faire les bons choix en conséquences. Avec son self-contrôle hors du commun, il pourrait laisser croire à n'importe qui qu'il n'est jamais anxieux, le tout couplé à un regard vide d'émotions -sauf quand il se détend- laissant croire qu'il est capable de tout. Ce n'est pas totalement faux d'ailleurs, car derrière ce masque se cache une personne qui semble n'avoir plus rien à perdre ce qui n'est pas totalement faux et lui permet d'agir comme bon lui semble - et ce serait davantage le cas si sa gentillesse ne lui faisait pas barrage. Du genre à intérioriser ses émotions et paraître calme, posé voire stoïque au point d'en énerver certains, il n'agira jamais de façon inutile, comme le fait de pleurer qu'il ne fera jamais face à autrui. En revanche, il considère certaines choses comme importantes, telles que le respect de ses valeurs ou le soutien des autres, lui qui est si respectueux.

Histoire

IL ETAIT 69 FOIS... Tous les contes commencent par cette phrase - à quelques chiffes près - mais l'histoire de Gautier est loin d'être un conte. Il a ce qu'on pourrait appeler une vie simple mais assez triste. Oui, il est loin d'avoir eu la meilleure vie possible. Né de deux parents qui l'ont eu très jeunes, mère française et père danois en pleine année d'étude pour apprendre la langue, ce dernier devait repartir chez lui au terme de celles-ci. Voilà ce qui arrive quand on ne met pas de protection, en comptant les neufs mois et le premier mois qui était déjà passé, il n'en avait que deux restants pour eux. Les trois menèrent une parfaite vie de famille jusqu'au jour où le père partit, promettant à son amante de revenir à sa majorité. La mère éleva seule l'enfant qui porta donc son nom, Everfield, et continua malgré tout ses études, comptant travailler dès qu'elle aurait sa majorité. Son fiancé la rejoint donc une fois ses dix-huit ans atteints et leur vraie vie de couple commença, une vraie famille enfin fondée, sans mariage, sans rien.

La jeunesse, c'est pas toujours cool. Les deux parents étaient immatures et se disputaient souvent malgré leur amour, de plus, aucun lien civil ne les liait et ils pouvaient se séparer à tout moment. Leur situation était déjà tendue : le père était danois et ne parlait pas très bien français et le mère n'avait pas poursuivi d'études, mais c'était sans compter l'appartement dans New-York et la bouffe. Bref, ils étaient déjà assez dans la merde, les parents de l'une n'étaient plus là, et ceux du paternel refusaient de prendre contact avec à cause de son départ pour une simple fille sans lien sérieux. Ils avaient peut-être raison, en tout cas, c'est ce qu'ils ont dû penser en le voyant revenir : cette stupide dispute à cause d'une soirée avait marqué la fin de leur vie heureuse. Avec un gamin de cinq ans peu éduqué.

La mère était dans la merde, oh que oui. Heureusement elle réussit à s'en sortir et trouva l'amour une nouvelle fois, quelques mois plus tard. Celui-là, il lui semblait bel et bien honnête et droit. En tout cas, c'est l'impression qu'elle avait eu, mais ses impressions, elles avaient l'air cool pour le père aussi. Celui-là était riche par contre, alors de ce côté, aucun problème, et le mariage arriva quelques temps après. Gautier n'aimait pas plus que ça son beau-père qui n'avait d'yeux que pour sa mère et restait neutre à son égard : il était sympathique avec lui simplement parce qu'il était son fils. Quant à lui, il avait débuté le basket et visait la NBA plus tard, même si ce n'était qu'un rêve idiot. Sa mère d'ailleurs, continuait à travailler : elle ne voulait pas dépendre de son mari et tenait à son travail, s'étant liée d'amitié avec ses collègues. Seulement, ça lui coûta cher, et ce n'est pas peu dire : elle mourut de surmenage alors que son enfant avait dix ans. Ce dernier en fut très attristé et son beau-père le garda avec lui. C'est à ce moment qu'il changea.

Son but disparut. Il avait perdu toute motivation mais ne déprima pas pour autant. Il pleure tellement, pleura encore et encore, à un tel point qu'il se jura de ne plus jamais le faire comme s'il avait déjà épuisé la totalité des larmes de son corps. Il continua le basket, il l'aimait toujours autant et y prenait toujours autant de plaisir, mais sans objectif à poursuivre. Il continua l'école mais cessa de travailler et se mit à voir des filles et sortir avec. À côté de ça, il rencontra Lysander, son meilleur ami et accessoirement rival au basket. Lorsqu'il atteignit 14 ans, il cessa ces imbécillités puisqu'il avait trouvé une relation sérieuse. Elle dura précisément une année, trois heures et vingt-six minutes : le temps de se préparer, se retrouver et discuter de ce qu'ils voulaient faire, ils avaient réussi à se disputer au point de rompre le jour de l'anniversaire de leur relation.

Bref, Gautier était énervé, et bizarrement, c'est le lendemain qu'il reçut une lettre d'invitation à Prismver. Bah, aucun rapport avec la voiture qu'il avait faite exploser en frappant d'un gros coup de poing dessus. La première fois qu'il avait dû s'énerver pour de bon et vu le traumatisme, sûrement la dernière. Prenant conscience du danger qu'il représentait, il partit à Prismver et apprit à contrôler un minimum son don. Heureusement pour lui, tiens, espérons que ses mesures lui suffisent à se rapprocher d'une vie normale.


Derrière l'écran

ÂGE :16 ans.
Sexe : Mec.
Parrains, impressions, etc : Reboot de Gaugau.
Perso' sur l'avatar : Takigawa Yoshino (ZnT).
Mot de la fin : Prout.
© FICHE CRÉÉE PAR REIRA DE LIBRE GRAPH'

 
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MessageSujet: Re: [Supprimé] Gautier P. Everfield.   Dim 14 Aoû - 15:40

GAUTIER PERCY EVERFIELD
you know who i am ? well, i'm a dog
NOM ▬ Everfield.
PRÉNOM ▬ Gautier, Percy.
SURNOM ▬ Gogo, Tiertier, Gugau, Berserker, Nabot, Cap'tain, PrésiGau...
NATIONALITÉ ▬ Américain.
ÂGE & DATE DE NAISSANCE ▬ 17 ans & 12.10.
ORIENTATION ▬ Hétérosexuel.
CLASSE ▬ E.
POUVOIR ▬ Berserker. C'est même pas un pouvoir, c'est une malédiction. Une crise incontrôlée, une peur enfouie. Il suffit d'une étincelle, d'une petite émotion débordante, d'une colère infime et tout part en vrilles. Plus d'écarts, de pitié, d'humanité : c'est le chaos total, la violence, le déchaînement. Ce don augmente la force physique mais aussi mental, et la résistance. Comme une piqûre d'adrénaline : des tables peuvent voler en éclats sous ses coups. Seulement, tout a un prix. Pas physique non, mais moralement : mauvaises humeurs, du mal à dormir, une culpabilité sans précédent. Gautier a voulu échapper à tout ça, et il a fini par créer un monstre. Un autre lui, qui endosserait toute la faute pour lui - sa part sombre contre laquelle il se bat.
in my head, i see blue unicorns and pink cats
J'ai longtemps été un garçon charmant.
Du moins, c'est ce qu'on pensait de moi. Timide, renfermé - ma scolarité a débuté de la pire façon possible, et je pense que vous comprenez pourquoi. J'ai eu le droit à toutes les techniques de bizutage, à toutes les horreurs possibles. Vous allez sûrement rire en lisant ça, vous êtes en droit de le faire. Quand je regarde en arrière, je pense que j'étais plutôt pathétique. Être dans cette position c'est une chose, ne rien faire pour en sortir c'est bien pire. C'est comme ça que j'étais : asocial, timide, renfermé et ridiculement faible. Je n'étais même pas capable d'aller voir un professeur en fin de cours pour lui demander quelque chose. En l'occurence, c'était Mr Rivers, le professeur de littérature - mon cours préféré ; et en réalité, le choix n'était pas bien dur état donné que c'était l'un des seuls coeurs qui était assuré dans la classe E.

Autant vous dire une chose, ce contexte n'a pas favorisé ma confiance envers les autres. Cette impression constante que le monde se moque littéralement de votre existence s'est d'autant plus renforcée quand j'ai reçu mon bulletin de fin d'année. Admis en seconde année, malgré les faibles résultats - comme si moi, élève parmi tant d'autres, n'avait pas d'importance dans cette vague de E. Je suis devenu plus méfiant, de mauvaise humeur, même si ça ne faisait pas grande différence - une gentillesse dont je n'arrivais pas à me débarrasser me clouait dans mon caractère humble et plat. Peut-être que ça vous paraît ridicule, mais j'aurai peut-être préférer redoubler ces premières années. Je n'ai pas trouvé de centre d'intérêt autre que des jeux vidéos, un monde virtuel auquel j'ai fini par m'attacher, tentant de fuir la réalité.

Je crois pouvoir affirmer que j'ai changé grâce à Jim.

Il est arrivé, avec sa touffe blonde, son grand sourire et son mètre quatre vingt-dix, et il m'a changé, même au niveau du caractère. C'est lui qui m'a pris sous son aile, dirons-nous, et je pense que ce n'est pas avec un stylo et un carnet de 22 centimètres que j'arriverai à vous faire comprendre la reconnaissance que j'éprouve envers lui. Je suis devenu plus ouvert, social, je me suis découvert une bonne humeur jusque là inconnue. Je suis devenu une sorte de nouveau moi, grâce à Jim. Il m'a changé comme il a changé beaucoup de monde, et en ce sens, il est devenu pour moi une sorte de grand-frère. Il m'a appris à sourire, à partager ma bonne humeur, même à faire la fête. Je suis peut-être devenu un adolescent stéréotypé et superficiel, à boire et à fumer, à faire la fête chaque semaine, mais je m'en fichais. Le moi de cette époque s'en fichait, il était heureux.

La seconde fois, je ne nommerai pas quelqu'un responsable de mes actes.
Je suis devenu un vrai con, et je l'assume totalement. Je crois que tout a commencé par ma prise de conscience vis-à-vis de Jim - et c'est naturel, car perdre son modèle vous change. Mon pouvoir plus ça, ça n'a pas fait bon ménage. Les premiers jours ont été les pires : j'étais tout simplement invivables. J'ai frappé deux personnes, presque trois, et me suis créé la pire réputation en six années de scolarité. Je me suis toujours moqué de ma réputation, et c'est peut-être stupide d'écrire mes regrets dans un carnet, mais je crois qu'en ce moment, je ne suis pas apte à parler tranquillement avec quelqu'un, surtout pas de ça. Je suis un Berserker, je suis violent et impulsif. J'ai du mal à m'exprimer, surtout avec les filles, et j'aime rembarrer les gens. Surtout les A, maintenant que je fais partir du mouvement RED.

Et dire qu'avant, j'étais quelqu'un de sympathique.
i'm sexy and i approve it
Je ne suis pas sûr qu'il soit réellement possible pour quelqu'un de se décrire objectivement.
Je vais essayer pourtant, sans te promettre de réussir. Je pense que mon apparence a pendant longtemps été un sujet fâcheux pour moi, et pourtant c'était bien la dernière chose dont je me souciais. Ce que je veux dire, c'est qu'arriver à 12 ans avec 1m50 de taille, ça ne vous facilite pas vraiment la vie. J'ai toujours été plus petit que les autres, en retard sur ma croissance. C'est peut-être pour ça que mon corps est frêle et maigrichon ; peut-être qu'il attend quelques années de plus avant de mûrir en celui d'un homme. À vrai dire, je ne pourrai pas vous donner la réponse du haut de mes 17 ans, mais j'y crois un peu. Après tout, l'an dernier, je n'aurai jamais imaginé cette poussée de croissance qui m'a refilé dix centimètres dont j'avais bien besoin. Je pense que vous me reconnaîtrez facilement si vous m'aviez eu en face des yeux : 1m70, une dégaine de jeune délabré et le regard rivé vers le sol.

Je vous l'accorde : j'avais vraiment l'air ridicule. D'ordinaire, je ne suis pas du genre à regarder en arrière et me moquer de ce que j'étais auparavant, mais il faut bien avouer qu'il y a de quoi. J'ai changé du tout au tout, et ce n'est pas une hyperbole. Avant, je me baladais le dos courbé, maintenant je me tiens droitement et fièrement. Avant, ma tête était fixée vers le sol pour fuir le regard des autres, maintenant, mes iris d'obsidienne affrontent sans problèmes celui des autres élèves. Avant, mes cheveux de jais étaient coupés courts, pour éviter tout bonnement d'avoir à les coiffer, maintenant, je les laissais pousser, dans un bordel absolu, certaines mèches retombant sur mon frère - sans pour autant m'obstuer les yeux. Aujourd'hui, dans cette simple apparence, je pense pouvoir dire que j'ai évolué - fini cette naïveté, de croire que je pouvais tout ignorer et rester dans mon monde. C'était comme une renaissance d'esprit.

Dès lors, j'ai tout assumé. J'ai laissé poussé mes cheveux, suivant le conseil des amis que j'avais commencé à me faire. J'ai grandi, durant cette dernière année, pris dix centimètres par rapport à avant. Je pense que c'est à cause du sport, mais même mon corps s'est transformé pour être moins frêle. Comme si prendre de l'assurance avait fini par me changer physiquement aussi. J'ai même abandonné mes habits habituels, que je trimbalais depuis toutes ces années. Croissance oblige, d'un côté, mais je me suis adapté. Les shorts de sport, les t-shirts "fashion", bref la mode. Cette période n'est toujours pas finie, parce que je pense que ça plaît à tout le monde de se balader avec un t-shirt à la mode. Récemment, j'ai commencé à moins prendre soin de mon apparence - parce que, voyez-vous, d'autres choses me préoccupent. C'est pourquoi, mon style ne change pas vraiment depuis, mis-à-part un peu de laisser aller.
once upon a time, a green elephant who humped a purple tree
Je pense pouvoir affirmer sans grande peine que les premières années de ma vie ont été les pires de mon existence.
Je suis né à New-York, aux Etats-Unis d’Amérique. Je n’avais rien d’exceptionnel, pas de kilo en trop à la naissance ou de numéro de chambre bien évocateur, pas de maladie de naissance ou un père qui fait un scandale à l’accouchement sous le joug d’une quelconque crise d’angoisse. Encore que, ce dernier point, je n’en sais rien. Disons que je n’ai pas eu le loisir de connaître mes parents. Ils m’ont bien élevé, pourtant : je garde ce souvenir flou du sourire de ma mère, la vision brève du regard de mon père - je sais qu’ils n’avaient rien de plus que l’ordinaire, mais ça me suffisait. Cette normalité était la perfection pour moi. Simplement, mes deux parents n’eurent pas le loisir de terminer de m’élever puisque tous les deux perdirent la vie dans un accident de voiture. Oh, je n’ai pas survécu d’une façon miraculeuse comme vous vous y attendez, je n’étais tout simplement pas dans la voiture ; j’étais chez mes grands-parents, en pleine sieste.

C’est peut-être cruel de se dire que vos parents sont décédés pendant que vous dormiez pour mieux retourner jouer avec vos voitures, mais mon cerveau de gosse s’en moquait pas mal. C’est à peine si la nouvelle l’avait effleuré - en revanche, l’absence de mes parents finit par se ressentir par ces cris incessants qui n’en finirent plus, le lendemain. Je ne saurai pas vous garantir qu’il s’agit de la vérité, il s’agit simplement de quelques anecdotes que mes grands-parents s’amusent parfois à me raconter. Je n’ai jamais eu de sens de l’humour, mais je ne pense pas qu’ils se moquaient de moi pour le coup. J’ai fini par accepter que j’étais un gosse stupide, sans réel problème, et je me suis lancé à corps perdu dans la conquête de mon identité.

J’ai rapidement compris que je ne serai pas le caïd de la cour de récréation.
S’il existait un poste tout en bas de l’échelle alimentaire de l’école primaire, c’est certainement le mien. Disons-le, pour résumer : je n’étais pas la célébrité de l’école. Je pense que l’absence de mes parents me poussait à voir du monde et à me socialiser, le soucis étant que je n’y arrivais pas. J’étais incapable d’aller vers les autres, c’était dans ma nature - et si j’y arrivais, c’était loin d’être couronné de succès. Les gamins sont loin de vouloir un ami ennuyeux pour jouer, et auparavant comme maintenant, je n’ai jamais été doué pour faire la conversation ou trouver des choses à faire. Être le guignol de service est bien plus facile, seulement, je n’avais pas ce talent-là à l’époque - je doutais même d’en posséder un quelconque.

Je ne saurai pas retranscrire ici ce que je ressentais à l’époque.

Jalousie ? Envie ? Tout ce que je peux vous dire, c’est qu’un enfant seul autant chez lui qu’à l’école, ça n’a jamais de bonnes conséquences. Je crois qu’avant de faire l’une des plus grosses bêtises de ma vie, j’ai tout de même cherché à me faire remarquer de différentes façons. Changer mon look, être à part, tenter de sortir du lot. J’ai lamentablement échoué, même dans ma dernière tentative peu orthodoxe. Ce jour-là, j’étais vraiment désespéré - il faut dire que les déguisements n’avaient jamais été mon point fort. Incapable de m’adapter convenablement pour leur prochain jeu de rôle sur le thème des pirates, je m’étais enfermé dans les toilettes et j’avais tracé moi-même cette cicatrice qui trône sous mon oeil, et y demeurera jusqu’à la fin de mes jours.

Kenneth est arrivé peu longtemps après. Il était plus grand que moi, et tout de suite, il est devenu une sorte de grand-frère. C’est peut-être bizarre d’avoir son unique ami en dehors de son école, mais croyez-moi, vous auriez aimé le connaître. C’est lui qui m’a appris à aimer le basket, qui m’a enseigné les bases de ce sport. Ce n’est pas le gars le plus impressionnant du pays là-dedans, mais il se débrouillait mieux que la plupart des autres types. Kenneth a toujours agit admirablement avec moi : il m’a protégé contre les abrutis du quartier, me raccompagnait chez moi quand il était tard et m’a appris à jouer au basket. Et puis, un jour, il est parti. Il devait aller dans une école privée pour des enfants à problèmes - je n’ai jamais su les détails, mais il m’a offert un chapeau de paille qui lui est très précieux, comme gage de notre amitié.

C’était un de pires jours de ma vie. Pourtant, je suis resté à me lamenter plutôt que d’agir - j’ai mis quelques jours avant de comprendre qu’il fallait que j’aille de l’avant. J’ai continué à pratiquer le basket et quelques années plus tard, ce fut mon tour : Prismver. Une école privée à problèmes très spéciaux, sur une ile déserte. J’ai sauté sur l’occasion - parce que je savais que j’y reverrai Kenneth. Ce fut le cas, mais mes premières années ne se passèrent pas très bien. Il faut dire qu’être jeté dans une école privée loin de vos parents vous fait l’effet d’une douche froide parfois - je me suis enfermé dans mon univers de jeu pour échapper à cette réalité trop dure. Puis, Jim est arrivé. Comme un soleil, il a éclairé ma vie et il en est devenu le point culminant, comme pour tout le pensionnat. Il m’a fait changer, m’a fait sourire et m’a redonné confiance en moi. Il est devenu le nouveau modèle que je m’efforçais de suivre.

Ce modèle s’est écroulé un jour, lorsqu’il s’est disputé sur la plage avec mon meilleur ami Cale. Un petit mot sur lui avant de continuer : il est arrivé il y a peu de temps et c’est déjà un des types les plus connus de l’école. C’est un abruti fini, mais je l’aime beaucoup. Il a toujours eu le don de me faire rire, même dans les pires situations. Je crois que c’est ce qui le rend différent des autres, il n’arrivera jamais à me mettre en colère. Sauf bien sûr, pour rigoler. Et donc, ce jour-là, c’était une soirée à la plage - et perdre son modèle, je peux vous dire que ça fait mal. Ce fut ensuite la dégringolade : bagarre avec Prudence pour Entropy, puis avec Anshu, et ensuite cette altercation avec Alessandra à la Jim’s. J’ai rompu avec Alessia, me suis éloigné deux semaines du monde et de tous mes proches pour éviter de perdre davantage de personnes.

Cet isolement est maintenant terminé. Pour me canaliser, je m’engage à fond dans RED, pour tenter d’obtenir l’égalité entre les A et les E. C’est sûrement peine perdue, mais un espoir est important pour chacun d’entre nous. Nous sommes l’espoir des E. Et nous comptons le rester.
behind the screen, there is... god
Gautier, 17 ans bientôt 18, j'ai découvert le forum par Liama et Aslinn il y a de ça presque 12 ans, bien sûr que je l'aime et le code je le connais toujours (c'est moi qui le valide now). Ceci est une refonte de la fiche de Gau : rien ne va changer par rapport à la fiche originelle, que j'ai mise à la corbeille. Je ré-écris simplement tout et modifie le caractère avec l'évolution du personnage.
code © perry sur apple-spring ▬ 2014


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MessageSujet: Re: [Supprimé] Gautier P. Everfield.   Dim 20 Aoû - 13:07

•• NOM ➤ Everfield.
•• PRÉNOM(S) ➤ Gautier ; Percy (de Persée).
•• ÂGE ➤ 18 ans.
•• CLASSE ➤ E.
•• ANNÉE ➤ 7ème année.
•• ORIENTATION SEXUELLE ➤ Hétérosexuel.
•• NATIONALITÉ ➤ Américain.

•• POUVOIR ➤ Transformation en canin — spé. samoyède.
C'est un pouvoir assez facile à comprendre. Gau' possède la faculté de se transformer en toute espèce canine, de la plus faible à la plus terrible — car son pouvoir englobe la totalité de cette race. Toutefois, il ne le contrôle pas bien et préfère s'en tenir aux chiens, plus encore à une race en particulière, les samoyèdes. Il est capable de se transformer quand il le veut, mais ne peut rester que deux heures maximum sous forme animale. Lorsqu'il est en humain, il peut appliquer une transformation partielle et décupler ses sens : il a un odorat très poussé, une ouïe plutôt fine et il est capable de sentir le danger et le mal qui émane des personnes.
•• TAILLE ➤ 1m75, il a pris cinq centimètres de plus, il semble enfin taillé comme un homme.

•• COULEUR DE LA PEAU ➤ Blanche, mais il commence enfin à bronzer un peu plus.

•• COULEUR DES YEUX ➤ Bleus assez clairs, vous le saurez s'il vous laisse approcher assez près pour que vous les puissiez voir.

•• CHEVEUX ➤ Noirs ébènes, en bataille, il n'a jamais pris et ne prendra probablement jamais la peine de coiffer sa tignasse.

•• STYLE VESTIMENTAIRE ➤ Assez simple à vrai dire, il choisit ses habits au hasard, ne les soigne jamais... ou presque (RDV exclus !).

•• SIGNES DISTINCTIFS ➤ Cette cicatrice sous l'oeil qu'il s'est fait lorsqu'il était tout jeune et carrément con. Un vrai gosse, quoi.

•• REGARD D'AUTRUI ➤ On voit un jeune homme assuré, bien au-delà de ce qu'il était avant. Il se tient droitement, n'évite pas les regards des autres — va même les chercher, parfois. Dans le sien, on voit de la confiance mais aussi un lueur qui vous dit qu'il a vu des choses, et en a supporté bien plus que vous ne serez capable de lui infliger. Vous comprenez alors que ce type, malgré sa petite taille, vous préférez ne pas en faire votre ennemi.
Steel is my body and fire is my blood
All I want to hear her say is "Are you mine?"
caractère iciiiiiii
Je pense pouvoir affirmer sans grande peine que les premières années de ma vie ont été les pires de mon existence.
Je suis né à New-York, aux Etats-Unis d’Amérique. Je n’avais rien d’exceptionnel, pas de kilo en trop à la naissance ou de numéro de chambre bien évocateur, pas de maladie de naissance ou un père qui fait un scandale à l’accouchement sous le joug d’une quelconque crise d’angoisse. Encore que, ce dernier point, je n’en sais rien.
Disons que je n’ai pas eu le loisir de connaître mes parents.
Ils m’ont bien élevé, pourtant : je garde ce souvenir flou du sourire de ma mère, la vision brève du regard de mon père - je sais qu’ils n’avaient rien de plus que l’ordinaire, mais ça me suffisait. Cette normalité était la perfection pour moi. Simplement, mes deux parents n’eurent pas le loisir de terminer de m’élever puisque tous les deux perdirent la vie dans un accident de voiture.
Oh, je n’ai pas survécu d’une façon miraculeuse comme vous vous y attendez, je n’étais tout simplement pas dans la voiture ; j’étais chez mes grands-parents.

C’est peut-être cruel de se dire que vos parents sont décédés pendant que vous dormiez pour mieux retourner jouer avec vos voitures, mais mon cerveau de gosse s’en moquait pas mal. C’est à peine si la nouvelle l’avait effleuré - en revanche, l’absence de mes parents finit par se ressentir par ces cris incessants qui n’en finirent plus, le lendemain.
Je ne saurai pas vous garantir qu’il s’agit de la vérité, il s’agit simplement de quelques anecdotes que mes grands-parents s’amusent parfois à me raconter. Je n’ai jamais eu de sens de l’humour, mais je ne pense pas qu’ils se moquaient de moi pour le coup.
J’ai fini par accepter que j’étais un gosse stupide, sans réel problème, et je me suis lancé à corps perdu dans la conquête de mon identité.

J’ai rapidement compris que je ne serai pas le caïd de la cour de récréation.
S’il existait un poste tout en bas de l’échelle alimentaire de l’école primaire, c’est certainement le mien.
Disons-le, pour résumer : je n’étais pas la célébrité de l’école.
Je pense que l’absence de mes parents me poussait à voir du monde et à me socialiser, le soucis étant que je n’y arrivais pas. J’étais incapable d’aller vers les autres, c’était dans ma nature - et si j’y arrivais, c’était loin d’être couronné de succès. Les gamins sont loin de vouloir un ami ennuyeux pour jouer, et auparavant comme maintenant, je n’ai jamais été doué pour faire la conversation ou trouver des choses à faire.
Être le guignol de service est bien plus facile, seulement, je n’avais pas ce talent-là à l’époque - je doutais même d’en posséder un quelconque.

Je ne saurai pas retranscrire ici ce que je ressentais à l’époque.

Jalousie ? Envie ? Tout ce que je peux vous dire, c’est qu’un enfant seul autant chez lui qu’à l’école, ça n’a jamais de bonnes conséquences.
Je crois qu’avant de faire l’une des plus grosses bêtises de ma vie, j’ai tout de même cherché à me faire remarquer de différentes façons. Changer mon look, être à part, tenter de sortir du lot. J’ai lamentablement échoué, même dans ma dernière tentative peu orthodoxe. Ce jour-là, j’étais vraiment désespéré - il faut dire que les déguisements n’avaient jamais été mon point fort.
Incapable de m’adapter convenablement pour leur prochain jeu de rôle sur le thème des pirates, je m’étais enfermé dans les toilettes et j’avais tracé moi-même cette cicatrice qui trône sous mon oeil, et y demeurera jusqu’à ma fin.

Lysander est arrivé peu longtemps après.
Il était plus grand que moi, et tout de suite, il est devenu une sorte de grand-frère.
C’est peut-être bizarre d’avoir son unique ami en dehors de son école, mais croyez-moi, vous auriez aimé le connaître. C’est lui qui m’a appris à aimer le basket, qui m’a enseigné les bases de ce sport. Ce n’est pas le gars le plus impressionnant du pays là-dedans, mais il se débrouillait mieux que la plupart des autres types.
Lysander a toujours agit admirablement avec moi : il m’a protégé contre les abrutis du quartier, me raccompagnait chez moi quand il était tard et m’a appris à jouer au basket.
Et puis, un jour, il est parti. Il devait aller dans une école privée pour des enfants à problèmes - je n’ai jamais su les détails, mais il m’a offert un chapeau de paille qui lui est très précieux, comme gage de notre amitié.

C’était un de pires jours de ma vie. Pourtant, je suis resté à me lamenter plutôt que d’agir - j’ai mis quelques jours avant de comprendre qu’il fallait que j’aille de l’avant. J’ai continué à pratiquer le basket et quelques années plus tard, ce fut mon tour : Prismver.
Une école privée à problèmes très spéciaux, sur une ile déserte.
J’ai sauté sur l’occasion - parce que je savais que j’y reverrai Lysander. Ce fut le cas, mais mes premières années ne se passèrent pas très bien. Il faut dire qu’être jeté dans une école privée loin de vos parents vous fait l’effet d’une douche froide parfois - je me suis enfermé dans mon univers de jeu pour échapper à cette réalité trop dure.
Puis, Jim est arrivé.
Comme un soleil, il a éclairé ma vie et il en est devenu le point culminant, comme pour tout le pensionnat. Il m’a fait changer, m’a fait sourire et m’a redonné confiance en moi.
Il est devenu le nouveau modèle que je m’efforçais de suivre.

Ce modèle s’est écroulé un jour, lorsqu’il s’est disputé sur la plage avec mon meilleur ami Cale.
Un petit mot sur lui avant de continuer : il est arrivé il y a peu de temps et c’est déjà un des types les plus connus de l’école. C’est un abruti fini, mais je l’aime beaucoup. Il a toujours eu le don de me faire rire, même dans les pires situations. Je crois que c’est ce qui le rend différent des autres, il n’arrivera jamais à me mettre en colère. Sauf bien sûr, pour rigoler.
Et donc, ce jour-là, c’était une soirée à la plage - et perdre son modèle, je peux vous dire que ça fait mal. Ce fut ensuite la dégringolade : bagarre avec Prudence pour Entropy, puis avec Anshu, et ensuite cette altercation avec Alessandra à la Jim’s.
J’ai rompu avec Alessia, me suis éloigné deux semaines du monde et de tous mes proches pour éviter de perdre davantage de personnes.

Cet isolement est maintenant terminé. Pour me canaliser, je m’engage à fond dans RED, pour tenter d’obtenir l’égalité entre les A et les E. C’est sûrement peine perdue, mais un espoir est important pour chacun d’entre nous.
Nous sommes l’espoir des E. Et nous comptons le rester.

***

Salut. C'est Gautier.
Ca fait un moment que je ne suis pas venu écrire ici, mais tout est allé si vite.
Il s'est passé tant de choses — et il me semble que RED date d'hier.
Je vais tenter de faire vite.

Heath a perdu la mémoire, j'ai décidé de quitter RED après une longue réflexion personnelle et j'ai rejoins la cause de WIP, pour une période d'environ trois mois. J'ai voulu me repentir, enfin, prenez ça comme vous voulez — c'était une bonne période de ma vie. Et puis, tout a déconné, j'ai tabassé un type au Fight Club (les joies du don Berserker) et Heath qui a voulu me retenir. Honteux, je me suis isolé pendant un long moment.
Douze jours. Jusqu'à mon anniversaire.
Je ne suis venu qu'une fois à l'école, c'était le 7 Octobre, pour savoir que j'étais de nouveau rétrogradé en classe E — merci Nemesis.

J'ironise, mais je sais parfaitement que ça ne lui plaît pas. Nemesis est une bonne personne.
Éloge mis-à-part, j'ai préféré m'isoler. Heath a forcé le contact, alors j'avais pas le choix avec ce blaireau, et je me suis rapproché d'autres personnes. Anarchy, notamment, qui a été tabassé par Anshu — moi par le Ranker. La douleur nous a rapprochés, il faut croire. J'ai aussi rencontré mon Père Noël Secret, Nova Dobson, une fille adorable malgré les apparences. Ah oui, et, un fait étonnant : la professeur de pouvoir, Mlle Arsène Peters, était presque gentille avec moi ces derniers temps.
Ca doit être parce que son petit ami, Terry Clayton, me faisait la misère — il m'a poussé à l'implosion avec mon don, et je crois que ça ne lui a pas plut.

Bref, ce n'est pas ce dont je voulais parler écrire.
Le vrai changement, c'était Olympe. Je m'en suis rendu compte trop tard parce que je suis un abruti, mais je suis tombé amoureux d'elle. En même temps, que voulez-vous, elle a toujours été là quand il fallait et elle ne me prenait pas en pitié. Nous avions une empathie parfaite, nous étions fusionnels et presque dépendants l'un de l'autre, à la fin. C'était le cas en fait — je crois que je peux l'avouer.
Sauf qu'elle est partie.

En toute franchise, je n'ai pas envie d'expliquer.
Ni pourquoi, ni comment, ni pour quelle raison. Allez vous faire foutre.
Elle a disparu avec un dernier baiser pour moi.
Ce fut la déprime pendant quelques jours jusqu'à ce que j'aie une idée.

Avec le pouvoir du génie dont disposait Hercule, j'ai réussi à la ramener — mais ça m'a coûté de fusionner avec Ephialtès, mon très cher alter égo du mal. Je pensais que ce serait carrément relou, mais finalement, il est plutôt cool. Je m'aime, comme ça — même si ça paraît presque louche.
Olympe s'appelle Manh. Je ne vais pas expliquer parce que ce serait trop long, mais ce que je peux vous dire c'est que je l'aime. Si ça vous ne suffit pas, je vous accorderai seulement quelques mots de plus : GO FUCK YOURSELF.
Ah oui, mon pouvoir a changé. Je peux me transformer en canin, mais je maîtrise seulement les samoyède, une race assez rare de chien.

Une dernière chose : je n'ai plus envie d'écrire. Je n'en ressens pas le besoin.
Peut-être que je changerai d'avis, bientôt. Je n'en sais rien.
Je suis heureux. Ça ne me paraissait pas possible, mais c'est le cas.
•• PSEUDONYME ➤ Gau' ça ira très bien.
•• AUTRES COMPTES ➤ Hadès, Orest, Felicia, Aiden.
•• ÂGE ➤ 18 ans.
•• SEXE ➤ Homme.

•• COMMENT AVEZ-VOUS CONNU LE FORUM ➤ C'était il y a presque 3 ans par Liam & Aslinn, bon pour développer c'était un partenariat avec Aomori —je crois— et comme tout enfant écoute ses parents, je suis venu ici.

•• PERSONNAGE SUR L'AVATAR ➤ Monkey D. Luffy — ONE PIECE.
•• IRL UTILISÉ ➤ Logan Lerman.
•• PETIT MOT DE LA FIN ➤ Pantoufle.
•• CODE DU FORUM ➤ Auto-validation BITCH 8D


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