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 [Supprimé] S. Orest Koslowski.

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GAUTIER SENPAI
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MessageSujet: [Supprimé] S. Orest Koslowski.   Dim 14 Aoû - 15:42

sean orest koslowski
NOM ; Koslowski.

PRÉNOMS ; Sean, Orest.

ÂGE ; 18 ans.

CLASSE ; E.

ANCIENNETÉ ; 7 ans.

POUVOIR ; Amnésie.
DESCRIPTION : Peut-être l'un des pouvoirs les plus dangereux à manier qui puisse être. Par un simple contact et une volonté puissante, ce pouvoir peut effacer les souvenirs de la tête d'une personne comme s'ils n'avaient jamais existé. Plutôt que de laisser un trou duquel on pourra déduire l'utilisation du pouvoir, ce dernier va rendre flous les événements créés autour du souvenir - laissant penser à des oublis, des lacunes. Par peur de s'entrainer et de voir son pouvoir lui échapper, Orest ne l'a pas maîtrisé, sachant simplement comment le contenir. C'est pas un looser de E pour rien.



On m'appelle Zinedine Pascal mais je suis aussi Gautier / Felicia / Kyösti, reboot de Frans. Je connais même le code que je remets une énième fois : Validé par Vic. Sinon mon avatar ce sont des originaux aux cheveux noirs (donc aucun précis) et l'irl utilisé c'est Francisco Lachowski.


i'm tired of backing down
CARACTÈRE : Sean, il n’est même pas question pour vous de l’appeler comme ça. Orest - c’est son second prénom et accessoirement le seul qu’il vous est autorisé d’user. Oui, c’est quelque chose que vous n’allez pas croire, mais Orest est très attaché aux valeurs : il ne supporte pas l’injustice et les lâches, pas plus que les mensonges et l’hypocrisie. Bien ancré dans ses idées de justice, il peut facilement rester avec un groupe de personnes et s’en défaire sitôt que ces derniers auront jugé amusant de parler en mal d’un prof juste pour rire. Orest ne râle pas - quand il a un problème, vous êtes certain d’en être informé pas longtemps après. C’est d’ailleurs cette attitude de cavalier solitaire qui lui vaut de ne pas s’attacher aux gens avec aisance - quand il a ce charisme, cette aura qui le rend si intimidant. Il a ce regard, celui d’un type qui semble avoir tout vécu - et si tu as l’impression d’être un dur, un vrai à qui ne pas chercher les emmerdes, tu constates de suite que Orest est bien pire que toi.
Une brute ? Ce n’est pas vraiment le mot - car s’il est violent sans en tirer la moindre honte, ce type reste quand même bien plus humain que vous. Etroitement rattaché à sa conscience, bien plus solidaire qu’individualiste, il est du genre à rompre ses propres liens si ça lui paraît juste - mais peut-être que ça, c’est parce qu’il ne s’est jamais vraiment attaché à quelqu’un. Peut-être que ça, c’est parce qu’il est toujours méfiant et qu’une part de lui, dans n’importe quelle situation, reste sans cesse en alerte et à l’affut. Sur ses gardes - détaché de la réalité du monde.
Jamais vraiment détendu - mais il le cache, il cache tout ça derrière ses sourires et sa bonne humeur. Il le cache, car il ne peut pas faire autrement - il aimerait bien, mais au fond, il sait qu’il est bien trop brisé pour espérer briller de nouveau. Il sait qu’il demeure effacé derrière cette éternelle éclipse à laquelle aucun lien ne saurait mettre fin - qu’il ne changera jamais ; restant toujours le même, cavalier solitaire, bien incapable de faire confiance. Menteur pour protéger sa propre nature - lâche, au point de désirer en oublier même qui il est.


PHYSIQUE : Loin d’être à plaindre, Orest, avec son physique envieux - classe naturelle, noirceur extérieur très loin de traduire ce qu’il est véritablement. Il en fait rêver plus d’une, Orest, parce qu’il a bâti son corps dans l’effort de l’expérimentation de la vie - parce que ce résultat-là n’était pas sans connaître quelques souffrances. Il est devenu Roi sans être Prince - son regard sombre traduit bien le mal par lequel il est traversé ; voilés par d’interminables sourires, masquant cette fêlure intense au plus profond de lui. Car un jour, son sourire avait le goût amer du sang et ses yeux reflétaient l’image d’un soleil noir - celle de son propre reflet, déformée par son propre dégoût. Mais aujourd’hui c’est terminé, car aujourd’hui son esprit a bâti cette gigantesque forteresse d’ébène pour se dresser face à la vie - un mètre quatre-vingt huit de chair et de muscles, corps d’acier tracé dans l’effort. Ses cheveux bruns, voguant sur le haut de son visage fier, venaient donner un peu de couleur à l’armure de ce chevalier noir - se mélangeant pourtant agréablement bien avec ses iris obscurs.
Et pourtant, il avait la peau d’une blancheur surprenante - voile blanc dénué de cicatrices, le confortant dans son image d’invincibilité. Bien incapable de se faire du mal, bien trop fort pour voir les autres parvenir à lui infliger cette souffrance - il se baladait, exhibant le trophée de toute une vie, un éternel sourire dressé sur ses lèvres colorées. Il muait son regard en oeillades amusées, lui qui avait tout connu, secouant avec fierté ce visage exempte de traces - et pourtant, ce nez si parfait avait connu mille et un coups, ces iris sombres s’étaient si souvent coiffés d’une teinture bleutée.
Le Roi portait toujours son armure - mais aujourd’hui il avait déposé les armes, usé par ses batailles, bien assez flingué à l’intérieur pour penser à réduire en miettes son image. Alors il se cache, derrière ces sourires et cette allure tellement parfaite, il se cache derrière ces chemises et sa nonchalance - derrière le dernier pantalon et ces éclats de rires qui sonnaient si faux. Il se cache, Orest, parce que son armure est parvenue à tromper le monde.

À la base, c’était Sean avant d’être Orest. À la base, c’était un enfant perdu et dans la merde avant de devenir un mutant. Disons que, comme géniteurs, on a vu mieux qu’une prostituée et un homme d’affaires polonais en plein voyage. Célibataire depuis des années, il n’avait tout simplement pas pu résister à l’attrait de la demoiselle, à ses propres envies qu’il s’efforçait de contenir depuis des années au profit de son pouvoir. Une erreur qu’il paya cher d’ailleurs, puisque c’est seulement quelques semaines après qu’il apprit qu’il était un futur père à cause de son écart de conduite. Blessée par la conduite nonchalante et hautaine du millionnaire, la demoiselle avait annoncé publiquement la naissance des deux enfants pour se venger de lui. Décision qu’elle fut la seule à regretter au final : soucieux de l’avenir de son entreprise, le papa Janowicz avait lancé un procès à l’encontre de la demoiselle et parvint à récupérer l’enfant… ou tout du moins, l’un des deux jumeaux né de cet union malencontreux.

Orest ne sut jamais qu’il avait eu un frère. Il fut élevé par la soeur de son père, ce dernier constamment absent à cause de son travail : et là, ce fut la chute libre. Au début, tout se passait bien lorsqu’il prenait des cours à domicile et que sa tante le gardait simplement le soir. Seulement, avec la perte en valeur de son entreprise et ses dettes toujours plus grandes, le père d’Orest perdait en lucidité et sa soeur parvint à le convaincre de donner elle-même les cours à son fils - en tant qu’ancienne institutrice, renvoyée de son école. Tout semblait parfait au début, en plus de l’économie de l’argent usé dans les professeurs. Il apprennait tout aussi bien, semblait parfait pour une future vie professionnelle à haute responsabilité.

Malheureusement, tout ne se passa pas comme l’avait prévu son paternel. Très renfermé à cause de l’absence totale de liens sociaux et peu enclin à se défendre du fait de son jeune âge, ce fut à son tour de goûter à la frustration sexuelle de sa famille - il en était le résultat, maintenant la victime. Encore aujourd’hui, il lui arrive de rêver des affreuses mains de sa tante qui souillaient son corps d’enfant, de cette bouche de vipère qui lui volaient son innocence autant mentale que physique. Et chaque jour, chaque fois qu’il subissait, Orest s’efforçait d’oublier - bien trop apeuré pour réagir, pour se rebeller. Le soir, il prenait sa tête entre ses mains et poussait ses propres souvenirs dans l’oubli, s’ôtait cette souffrance et cette peur insoutenable.

Se réveiller séreinement le matin était peut-être son seul plaisir, après une courte nuit dans la tourmente. Et le soir, il revenait toujours plus brisé, se détruisant encore davantage avec son don qui mettaient son cerveau en bouillie. Une situation, ignoble, qui dura si longtemps qu’il aurait pu s’y habituer s’il n’avait pas effacé chaque jour ses souvenirs - mais de cette façon, il encassait bien mieux. Un fait peut-être inutile, en définitif, puisque tout semblait ne pas vouloir s’arrêter : c’est pourtant son père qui l’avait laissé de côté toutes ces semaines qui le tirait de ce mauvais pas. Il revint un jour à l’improviste, surprenant sa soeur dans ses actes horribles - qui lui valurent l’emprisonnement en plus d’une branlée monumentale.

Le bilan fut désastreux :le père, bien trop endetté à cause de son écart qui avait été le point de départ de la chute de son entreprise, avait frôlé la prison - mais il avait revendu sa société pour une bouchée de pains, juste assez pour éviter ça. Il perdit cependant la garde de son enfant qui passa quelques mois à l’hôpital. Personne ne dit jamais à Orest le diagnostic de ses hématomes, le fait que cela durait depuis bien plus de temps qu’il n’aurait été possible pour lui de le croire. Il avait les souvenirs de cette dernière journée qu’il n’avait pas effacé, n’oubliant jamais cette journée-ci de malfaisance. Il fut adopté par un homme célibataire, mais bien plus aimant et présent que son géniteur : Mr Koslowski, homme de milieu modeste mais avec une situation stable. Désireux de rendre le sourire à cet enfant, il avait décidé de lui consacrer beaucoup de temps. Orest n’alla pas à l’école, apprennant en accompagnant son père dans son travail - ce dernier lui enseignant énormément de choses - l’amenant sur des sites ou dans des musées en même temps qu’il travaillait, système bien plus utile que certains théorèmes de mathématiques ou autres choses de ce genre. S’il n’était pas scolairement bon, il avait en revanche une grande culture générale grâce à ces années d’apprentissage.

Toutefois, les choses furent bousculées lors de leur voyage. Rêvant depuis toujours d’aller aux Etats-Unis, Orest put voir ce désir devenir réalité alors qu’il n’avait que 11 ans. Son père avait prit commande dans un hôtel de luxe, désireux de l’emmener voir le Super Bowl. Tout ne se passa pas comme prévu, précisément à cause de sa rencontre avec Victoria. Jeunes, stupides et impulsifs, les deux enfants eurent vite fait de se lier d’amitié et, à plus longue durée, de tomber amoureux - quelques jours de relation qui ne durèrent pas. Orest devait repartir sous peu, et le père de Victoria n’aurait sans doute pas apprécié une telle relation avec un polonais de milieu bien trop pauvre pour sa fille. Tous deux décidèrent donc de se séparer sans donner suite à leur liaison - mais dans leur dernière étreinte, le pouvoir d’Orest s’activa une ultime fois, effaçant ces moments de bonheur de leurs mémoires respectives pour leur éviter toute souffrance.

Envolé, son bonheur le plus précieux, comme le fut son malheur le plus terrible.
L’an suivant, Orest reçut sa lettre pour aller à Prismver - inclus en classe E à cause de son niveau pitoyable en études, il entra à 12 ans et fit sa vie dans son coin sans chercher les emmerdes. Nul besoin au fond, du fait que les emmerdes venaient à lui. Le voilà aujourd’hui âgé de 18 ans, toujours dans l’éternelle classe des loosers qui lui va si bien.
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GAUTIER SENPAI
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MessageSujet: Re: [Supprimé] S. Orest Koslowski.   Dim 14 Aoû - 19:27

Sean Orest Koslowski
SOUFFRANCE •• C'est un peu plus compliqué qu'il n'y paraît. C'est même beaucoup plus compliqué que ça. Il ne suffit pas d'un contact pour déclencher la souffrance, ni même d'un regard. Il ne suffit pas d'imaginer la douleur, non, comment pouvez-vous espérer créer et transférer une douleur à quelqu'un ?
Il faut la ressentir d'abord. Il faut l'avoir ressentie.
C'est ça, la cruauté de ce don. Il vous soulage, vous permet de défouler votre instinct animal, mais pas avant que vous n'en ayez subi les revers en premier. L'avantage, c'est que la douleur n'est pas ce qui manque à Orest - et les décharges sont généralement violentes. Qu'elle soit mentale ou physique, qu'elle soit réelle ou imaginative, qu'elle soit personnelle ou générale, qu'elle soit forte ou exagérée, l'important, ce n'est jamais que d'y croire.
Vous ne croirez peut-être pas qu'il ait enduré tout ça, mais pour avoir supporté les cris d'autrui durant des mois, il peut bien le faire une nouvelle fois. Il peut bien supporter à nouveau ce rôle dont il a tant rêvé - pour pouvoir frapper ensuite sans éprouver un remord.
• Taille : 1m90, une carrure plutôt impressionnante. Orest est large d'épaule et musclé, il est sculpté par l'effort ; les combats et le sport.

• Couleur de la peau : Assez bronzée, on voit qu'il passe beaucoup de temps dehors, mais on remarque aussi qu'il est blanc de base - il n'est pas très foncé.

• Couleur des yeux : Marrons, ils sont naturels et il les trouve très bien comme ça.

• Couleur et longueur des cheveux : Cheveux noirs, en bataille - lorsqu'il prend la peine de les coiffer, ça lui donne une allure plus sérieuse, homme, et ça ne lui plaît pas vraiment. Il préfère ce style sauvage, décontracté, enfantin.

• Style vestimentaire : Un peu de tout, généralement des t-shirts sont préférées aux chemises et des shorts aux pantalons. Il met cependant tous les genres de haut, en général à motifs de ses centres d'intérêt - ça va du Pokémon aux séries en passant par quelques mangas.

• Signes distinctifs : Il porte souvent son skate avec lui et occasionnellement une casquette.

• Regard d'autrui : On se dit que c'est un géant, pour commencer. On remarque ensuite son allure sportive, son oeillade amusée, on se dit que ce type doit être sympa, adorable même, si l'on prend le temps de le connaître. Seulement on voit aussi un passé lourd, quelqu'un de difficile à comprendre et dompter. Quelqu'un doit on aimerait devenir l'ami.


« C’est pas son truc, de faire du mal pour accuser des gens qui l’ont pas mérité. Il a toujours assumé Orest, frappé en se disant que la vengeance viendrait. Il s’est jamais défilé, il a encaissé les regards pleins de haine en suppliant de tomber sur quelqu’un de plus fort qui lui ferait payer. Il a frappé toujours plus fort dans l’espoir de voir le châtiment tomber, il a attendu cette entité vengeresse qui n’a toujours pas eu la bonne idée d’exister. Il a regardé maintes fois Nemesis, presque attendu devant le bureau de la Vengeance en espérant se faire tabasser. Arrêtez-moi, s’il vous plaît - c’est un supplice qu’il pourra jamais formuler. »

Il a du charisme, une façon sincère de rire et de délirer. C’est ce mec simple, sans prise de tête, qu’on ne peut qu’apprécier. Il fait tout simplement, emprunte le chemin rapide même s’il doit avoir masse de problèmes par la suite. Il aide comme il peut les gens, se refuse pourtant à empiéter sur sa propre vie, ses propres plaisirs et privilèges.
Il a cette lâcheté qu’il aime appeler prudence, parce qu’il n’est pas un héros, et il sait qu’il ne pourra jamais sacrifier son bonheur pour celui des autres. C’est quelqu’un de très humain qui, malgré tout ce manque de courage, s’en veut pour ses décisions, ce qu’il fait, ou plutôt, ce qu’il refuse de faire. La culpabilité l’a longtemps fait avancer, sans parvenir à le faire changer, mais elle a complètement détruit son estime de lui.
Il est incapable de se voir comme quelqu’un de bien ou de fort, parce qu’il ne l’est pas - il n’est qu’un humain parmi tant d’autres. Pourtant, paradoxalement, il dégage une image forte. Il a l’air solide, puissant, entreprenant, peut-être parce que toutes ces petites choses que personne n’ose faire, lui le fait. Il lève la main le premier, formule les réponses que l’on n’ose pas prononcer, il aide les gens à l’écart, s’oppose au groupe, à la généralité.

Il a un esprit de leader qui fait que l’on aime le suivre, se rallier à lui, alors qu’il pense être tout sauf un modèle pour autrui. Il est trop égoïste pour ça.
C'est l'image qu'il aimerait avoir, l'homme parfait qu'il aimerait être, ralliant défauts et qualités - mais il est bien loin de toute cette perfection qu'il se projette.

C’est toute la culpabilité du monde, Orest.
C’est l’homme qui se déteste pour sa propre nature contre laquelle il ne peut pas lutter. Ce sont des regards embués de sentiments refoulés, un mélange de désespoir et de honte impossible à dissimuler. Ce sont les jointures des doigts rougis par une rage compulsive, par un colère contre lui-même qu’il transforme sur les victimes toutes désignées.
C’est la lâcheté d’un homme incapable d’assumer, un oubli qui ne peut s’exprimer autrement que par ce passé si lourdement porté. Il a toujours été différent, au-delà de ses bonnes manières et de sa vie qui semblait si parfaitement menée. Il a toujours eu ces réflexes animaux, cette façon de faire bien différente des gens qu’il côtoyait. Il était le mouton noir, l’homme au regard sombre remuant ces pensées refusant de s’en aller. Comme un démon coincé dans ce futur bien trop simple par rapport à ce dur passé qui le hantait.
Il a toujours voulu être normal.
Normal jusqu’à la moindre envie ressentie.
Le coeur léger, la confiance offerte - le monstre à l’écart de cette vie si parfaite, cette vie amoureuse et heureuse qu’il aimerait pouvoir se créer.
À la base, c’était Sean avant d’être Orest. À la base, c’était un enfant perdu et dans la merde avant de devenir un mutant. Disons que, comme géniteurs, on a vu mieux qu’une prostituée et un homme d’affaires polonais en plein voyage. Célibataire depuis des années, il n’avait tout simplement pas pu résister à l’attrait de la demoiselle, à ses propres envies qu’il s’efforçait de contenir depuis des années au profit de son pouvoir. Une erreur qu’il paya cher d’ailleurs, puisque c’est seulement quelques semaines après qu’il apprit qu’il était un futur père à cause de son écart de conduite. Blessée par la conduite nonchalante et hautaine du millionnaire, la demoiselle avait annoncé publiquement la naissance des deux enfants pour se venger de lui. Décision qu’elle fut la seule à regretter au final : soucieux de l’avenir de son entreprise, le papa Koslowski avait lancé un procès à l’encontre de la demoiselle et parvint à récupérer l’enfant… ou tout du moins, l’un des deux jumeaux né de cet union malencontreux.

Orest ne sut jamais qu’il avait eu une soeur. Il fut élevé par la soeur de son père, ce dernier constamment absent à cause de son travail : et là, ce fut la chute libre. Au début, tout se passait bien lorsqu’il prenait des cours à domicile et que sa tante le gardait simplement le soir. Lorsque tout se limitait à ce "simplement".
Seulement, avec la perte en valeur de son entreprise et ses dettes toujours plus grandes, le père d’Orest perdait en lucidité et sa soeur parvint à le convaincre de donner elle-même les cours à son fils - en tant qu’ancienne institutrice, renvoyée de son école. Tout semblait parfait au début, en plus de l’économie de l’argent usé dans les professeurs. Il apprenait tout aussi bien, semblait parfait pour une future vie professionnelle à haute responsabilité.

Malheureusement, tout ne se passa pas comme l’avait prévu son paternel. Très renfermé à cause de l’absence totale de liens sociaux et peu enclin à se défendre du fait de son jeune âge, ce fut à son tour de goûter à la frustration sexuelle de sa famille - il en était le résultat, maintenant la victime.
Encore aujourd’hui, il lui arrive de rêver des affreuses mains de sa tante qui souillaient son corps d’enfant, de cette bouche de vipère qui lui volaient son innocence autant mentale que physique. Et chaque jour, chaque fois qu’il subissait, Orest s’efforçait d’oublier - bien trop apeuré pour réagir, pour se rebeller. Le soir, il prenait sa tête entre ses mains et poussait ses propres souvenirs dans l’oubli, s’ôtait cette souffrance et cette peur insoutenable.

Se réveiller sereinement le matin était peut-être son seul plaisir, après une courte nuit dans la tourmente. Et le soir, il revenait toujours plus brisé, se détruisant encore davantage avec son don qui mettaient son cerveau en bouillie. Une situation, ignoble, qui dura si longtemps qu’il aurait pu s’y habituer s’il n’avait pas effacé chaque jour ses souvenirs - mais de cette façon, il encaissait bien mieux. Un fait peut-être inutile, en définitif, puisque tout semblait ne pas vouloir s’arrêter : c’est pourtant son père qui l’avait laissé de côté toutes ces semaines qui le tirait de ce mauvais pas. Il revint un jour à l’improviste, surprenant sa soeur dans ses actes horribles - qui lui valurent l’emprisonnement en plus d’une branlée monumentale.

Le bilan fut désastreux : le père, bien trop endetté à cause de son écart qui avait été le point de départ de la chute de son entreprise, avait frôlé la prison - mais il avait revendu sa société pour une bouchée de pains, juste assez pour éviter ça. Il perdit cependant la garde de son enfant qui passa quelques mois à l’hôpital.
Personne ne dit jamais à Orest le diagnostic de ses hématomes, le fait que cela durait depuis bien plus de temps qu’il n’aurait été possible pour lui de le croire. Il avait les souvenirs de cette dernière journée qu’il n’avait pas effacé, n’oubliant jamais cette journée-ci de malfaisance. Il fut adopté par un homme célibataire, mais bien plus aimant et présent que son géniteur : un homme de milieu modeste, célibataire, mais avec une situation stable.

Désireux de rendre le sourire à cet enfant, il avait décidé de lui consacrer beaucoup de temps. Orest n’alla pas à l’école, apprennant en accompagnant son père dans son travail - ce dernier lui enseignant énormément de choses - l’amenant sur des sites ou dans des musées en même temps qu’il travaillait, système bien plus utile que certains théorèmes de mathématiques ou autres choses de ce genre. S’il n’était pas scolairement bon, il avait en revanche une grande culture générale grâce à ces années d’apprentissage.

Toutefois, les choses furent bousculées lors de leur voyage. Rêvant depuis toujours d’aller aux Etats-Unis, Orest put voir ce désir devenir réalité alors qu’il n’avait que 11 ans. Son père avait prit commande dans un hôtel de luxe, désireux de l’emmener voir le Super Bowl. Tout ne se passa pas comme prévu, précisément à cause de sa rencontre avec Victoria.
Jeunes, stupides et impulsifs, les deux enfants eurent vite fait de se lier d’amitié et, à plus longue durée, de tomber amoureux - quelques jours de relation qui ne durèrent pas. Orest devait repartir sous peu, et le père de Victoria n’aurait sans doute pas apprécié une telle relation avec un polonais de milieu bien trop pauvre pour sa fille.
Tous deux décidèrent donc de se séparer sans donner suite à leur liaison - mais dans leur dernière étreinte, le pouvoir d’Orest s’activa une ultime fois, effaçant ces moments de bonheur de leurs mémoires respectives pour leur éviter toute souffrance.

Envolé, son bonheur le plus précieux, comme le fut son malheur le plus terrible.
L’an suivant, Orest reçut sa lettre pour aller à Prismver - inclus en classe E à cause de son niveau pitoyable en études, il entra à 12 ans et fit sa vie dans son coin sans chercher les emmerdes. Nul besoin au fond, du fait que les emmerdes venaient à lui. Le voilà aujourd’hui âgé de 18 ans, toujours dans l’éternelle classe des loosers qui lui va si bien.

Seulement tout changea. Il rencontra Felicia, seulement brièvement, une D surnommée Miss Prismver au sein de l'école. La suite, c'est allé vite - les disputes, la panique, le pouvoir de la jeune fille qui se déclenche. Communication avec les morts. La tante qu'il avait toujours fuit, devant ses yeux, sa voix qu'il avait tout fait pour oublier, résonnant dans ses oreilles.
Tout est là. Ton passé. Affronte-le.
Regarde ce qui a fait de toi ce que tu es.
Alors, tout est remonté, tout est revenu dans son cerveau usé par son pouvoir d'amnésie. Il a fait face à l'horreur de son passé et il a décidé qu'il avait trop subit. Orest a rejoint la classe S, pour se laisser aller à ces désirs qu'il avait toujours contenu.

Des mois. Des mois à refuser ses sentiments pour Victoria. Des mois à frapper sur les gens. Nathaniel, Gabriel, la mémoire de Heath qu'il vola. Des mois passés à chuter avec Nova. La Jim's ne fut pas seulement l'élément en trop, ce fut aussi un déclic - il décida qu'il était temps d'arrêter tout ça, définitivement. Il contacta Hercule et Hadès pour un service qu'il serait sans doute incapable de rembourser. Dès lors, toute l'école oublia son existence, toutes ses données effacées de l'administration. Ce fut un reboot complet  - il se présenta à l'école comme un nouvel élève, étudiant un peu pour les examens et tomba en classe D.

• Si le personnage a entre 18 et 21 ans, sa filière : Théâtre
• Si le personnage a entre 18 et 21 ans, ses 5 matières choisies : EPS, maîtrise du pouvoir, musique, cuisine, informatique.
Gau' ; 18 ans ; homme ; ici depuis 2 ans // autres comptes : Hadès
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