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 [Supprimé] Oscar W. Carmichael.

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GAUTIER SENPAI
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Messages : 124
Date d'inscription : 14/08/2016

MessageSujet: [Supprimé] Oscar W. Carmichael.   Dim 14 Aoû - 19:26


Oscar William Carmichael

18 ans •• Classe B •• Anglais/Écossais •• Ami Imaginaire
➤ POUVOIR : Capacité de faire apparaître un ami imaginaire capable d'interagir avec le monde, mais qui ne peut être vu et entendu que par l'utilisateur. Il a sa propre volonté et son caractère. Il passe la journée aux côtés d'Oscar et l'énergie qu'il consomme est basse mais augmente au fur et à mesure selon le temps durant lequel il reste présent. Mais il s'est tellement habitué à l'avoir à ses côtés que l'énergie consommée est presque devenue une "habitude" qu'il supporte assez facilement. Lorsque William agit, Oscar s'épuise. Plus son acte a de répercussions sur le monde, plus la fatigue provoquée est grande. S'il déplace un caleçon, no problem. S'il pousse quelqu'un sous un train, c'est déjà plus problématique. Oscar a aussi une grande empathie avec lui, il est capable de comprendre ses sentiments d'un regard - après tout, c'est peut-être quelqu'un deux fois plus doué que lui, mais c'est quand même sa création. Oscar le fait disparaître quand il commence à être épuisé. S'il reste trop longtemps, sa présence provoque des malaises, des fatigues, de la fièvre...
CARACTÈRE : Il n’est pas dans le champ, William, il n’est pas au centre de la scène.
Il faut toujours quelqu’un pour tenir la caméra.
C’est la représentation de cette frustration, cette gêne que chaque enfant finit par surmonter. Là où chaque personne a déjà fait plusieurs enjambées, lui hésite sur le premier pas. Il aimerait pouvoir avancer, mais il reste bloqué avec cette boule au ventre, persuadé par sa propre honte d’être le seul à ressentir ce doute constant.
Il a le sourire du vaincu plaqué sur son visage d’une politesse irréprochable, une expression résignée, une fragilité évidente - comme si le moindre mal pourrait venir à bout de ce gamin en manque de confiance.
Une faiblesse attachante, comme une arme inarrêtable.

Qu’est-ce qu’il est de plus ?
Qu’est-ce qu’il pourrait bien prétendre être ?

Il n’a même pas les mots qui colleraient à sa gentillesse si profonde, juste assez de bon sens pour éviter d’avoir à empirer les situations en imposant aux autres ses bonnes intentions tâchées de maladresse. C’est un lâche, William. Il n’ose pas, parce que ça n’est pas la peine. Il laisse ça aux autres, il laisse ça à ceux qu’il en pense capable. Il a peur de se projeter dans le futur parce qu’il ne sait même pas s’il sera capable d’en avoir un.
Une femme, deux enfants, un bon job - la normalité ennuyeuse que tout le monde fuit. Le summum de la réussite pour lui. Un futur simple, quelque chose qu’il est loin de penser pouvoir obtenir.
Quelqu’un, juste ça - juste un rôle autre que celui d’un figurant à la gentillesse exagérée.
Quelque chose d’autre, simplement ça. Même le mal sera mieux que rien.

Will, c’est ce gamin un peu trop poli qu’on connaît tous sans en retenir le nom.

Il n’a pas de présence, il sert juste de cible pour les blagues quotidiennes d’amour vache que le type populaire aime balancer chaque matin.
C’est mieux que rien, c’est mieux que cette invisibilité constante qu’il doit supporter. Il aurait dû détester le monde, William, mais on l’a doté d’une gentillesse bien trop difficile à surmonter - comme une barrière gigantesque l’empêchant de trouver son identité.
Le constant invisible.
Pas d’estime, juste une haine envers sa propre gentillesse. Pourquoi, c’est tellement injuste. Pourquoi, alors qu’il est si parfait. Pourquoi ce n’est pas lui qu’on regarde, pourquoi ce n’est pas lui qu’on aimerait tant fréquenter. Pourquoi la popularité ne repose pas sur cette pureté qu’il respire - dans ce royaume des valeurs dont il est le roi.
C’est peut-être pire que tout, avoir toutes les cartes en main sans pouvoir les montrer.

______________________________________

➤ TAILLE : 1m76.
➤ COULEUR DE LA PEAU : Très blanche, pâle.
➤ COULEUR DES YEUX : Bleus, très bleus.
➤ CHEVEUX : Mi-longs en bataille & blonds. A la base, ils étaient bruns, mais ils les a teint en blond platine dans un élan de folie.

➤ STYLE VESTIMENTAIRE : Très varié, en général il porte des habits trop grands dans lesquels ils flottent, des t-shirts grande taille, de larges sweats, des pantalons un peu trop grands. En été, ce sont des chemises à manches courtes, des shorts et des tongues. Plutôt décontracté, à l'aise, couleurs vives.

➤ SIGNES DISTINCTIFS : Aucun.

➤ REGARD D'AUTRUI : On aime l'appeler "Gueule d'ange" ou ce genre de surnoms pour rappeler son visage enfantin. On le prend pour un gosse, il a l'air complètement décontracté, les cheveux en bataille et les vêtements rarement soignés. Il est souvent crasseux, rarement avec son sac sur le dos.



Quand j’avais 4 ans, j’ai vu cet homme. Il était jeune, plus que papa sûrement, je ne serai pas surprise d’apprendre qu’il n’avait même pas la vingtaine. Ses cheveux noirs et ses yeux sombres étaient fixés sur moi, pétris d’une vieillesse et d’une expérience qui m’auraient arraché un frisson si j’avais été en âge de les comprendre.
Mais ce qui m’a le plus marqué, aussi jeune que j’eus pu être à ce moment, ce fut la profonde solitude que cet homme dégageait. Je l’ai longuement regardé, et puis, sans un mot, sans même un signe à mon égard,  il est parti. A ce moment-là, je me suis fait la promesse de tout faire pour n’être jamais seul.

***

Je suis né à Londres, aux côtés d’une famille chaleureuse, riche et soudée, mais surtout aux côtés d’une soeur jumelle. Si je vous dis que je me rappelle de Quinn, ce serait un mensonge : je ne l’ai connue que durant une très courte partie de ma vie. Nous n’avions que 5 ans quand c’est arrivé.
Mon père, héritier de l’entreprise familiale, avait engagé un projet à long terme sur une cinquantaine d’années contre lequel tout le monde, même sa propre entreprise, s’était opposé. J’ai toujours trouvé admirable chez lui cette façon qu’il avait de ne jamais abandonner ses convictions, même si pour ça, il devait perdre des choses.  Je crois que c’est ce respect que j’éprouvais à son égard qui m’a aidé à ne pas lui en vouloir pour ce qui était arrivé.
Ses concurrents étaient tellement inquiets par son projet qu’ils s’étaient dit qu’ils le feraient tomber par tous les moyens - naturellement, en tant que possible héritier de l’entreprise, j’étais une cible potentielle.

Pour m’écarter de ce “danger”, mon père m’a envoyé à l’étranger, chez une cousine, en République Tchèque. C’était dans mon intérêt, et puis, il ne m’avait pas fait payer le vol. Ironie mise-à-part, n’allez pas vous méprendre : ce n’est pas parce que je ne lui en voulais pas que ce départ m’enchantait.
Au contraire, j’étais mal. Très mal à vrai dire.
Je crois que je n’ai jamais supporté l’univers dans lequel j’ai grandi, peut-être parce que mon ébauche d’éducation couplée à mon caractère renfermé ne faisait pas bon ménage dans la culture Tchèque. Submergé par cette exaspérante solitude, je me suis inventé un ami. Je lui ai donné un nom, inventé un visage, et dès lors, il m’accompagnait partout. William : mon second prénom était désormais le sien.
Je n’y faisais pas référence -parler en public était déjà une torture, je ne ferai pas une exception pour m’adresser à une personne invisible- mais sa présence, si discutable soit-elle, me rassurait.

L’école, quelle belle instance.
On vous balance au milieu d’une bande d’enfants inconnus, vous prie de suivre des règles sans intérêt et d’apprendre toutes sortes de choses pas vraiment utiles au milieu d’une société enfantine aux normes plus que bancales. J’aurai été incapable de formuler ma pensée d’une façon aussi précise, mais c’était plus ou moins mon ressenti à cette époque.
Pourtant, et je plaude mon autophobie pour ça, j’ai toujours tout fait pour me faire des amis. Je n’étais pas spécialement bon au foot, en dessins ni en quoi que ce soit. J’étais moyen, normal, d’une banalité presque affligeante. A tous les points de vue, j’étais désintéressant, mais je me plaisais à dire à ma tante que j’avais passé une merveilleuse journée auprès de tous mes précieux amis.

***

J’avais 10 ans quand je l’ai revu. Il n’avait pas changé, il avait toujours ce regard enduit de tristesse que j’étais incapable de déchiffrer. Il a mit un moment mais il m’a reconnu : moi, en revanche, je ne l’avais jamais oublié. J’aurai voulu le rattraper et le remercier de la prise de conscience que sa vision m’avait offerte, mais il n’était pas resté assez longtemps pour ça.
On aurait dit qu’il fuyait quelque chose. Son regard m’avait paru plus clair, comme une peur enfouie au fond de ces abysses sombres qu’il avait braqué sur moi. Il n’avait pas peur de moi, non, c’aurait été surprenant. J’aurai presque dit qu’il avait peur de sa propre personne, comme s’il fuyait la vie elle-même. A ce moment-là, je me suis fait la promesse de ne plus avoir peur.

***

Au collège, tout s’est inversé. Je suis devenu incapable de feindre des belles journées, et, à l’inverse, je suis devenu brusquement plus intéressant pour mes camarades. Pas dans le bon sens, hélas : plusieurs des choses que j’ai connu étaient sûrement interdites par la loi, et aucune d’entre elles n’étaient agréables.
Je n’ai jamais compris pourquoi les gens cherchaient les problèmes pour ensuite me les reprocher, comme si d’une quelconque façon, j’avais voulu me comporter mal à leur égard. Peut-être que toute ma classe était atteinte d’alzheimer - malgré tout ça, je voulais croire qu’aucun d’entre eux ne m’oublieraient.
J’aurai peut-être dû me mettre en colère, les détester, m’éloigner par tous les moyens de ces personnes stupides, j’en étais incapable.

Dans cette période, j’ai rencontré Andromède. C’était la première personne qui ne me regardait pas de travers et ne me jugeait pas pour ce que j’étais. Il était similaire à moi, c’est vrai, mais il était plus encore. Il n’était pas spécialement doué dans telle ou telle chose, pourtant il essayait. Dans chaque discipline, chaque sport, chaque passion, il faisait ce qu’il pouvait. Il essayait, et même s’il n’était pas un génie, il essayait. C’était plus que suffisant.
Andromède est devenu un modèle pour moi. Mais il n’y avait que lui. Au milieu de toute cette bande d’amis, il y avait Nova. Elle était belle, forte, elle était… parfaite. Je ne sais juste pas comment décrire ce qu’elle était vraiment. Elle était impressionnante pour ce qu’elle était, elle était belle dans tout ce qu’elle faisait, mais elle l’était davantage dans ce qu’elle était pour moi.
Je suis tombé amoureux et, pour la première fois de ma vie, j’avais envie de faire quelque chose de moi-même. J’avais envie de faire quelque chose pour quelqu’un, d’avancer dans la vie, même juste un tout petit peu.
Alors, je lui ai tout avoué.
Je ne sais pas si elle ne l’a pas compris ou elle a refusé, mais je n’ai jamais oublié.

A l’âge de 15 ans, il est devenu réel. Vous devez vous dire qu’avoir un ami imaginaire à cet âge-là relève du ridicule, mais je m’en fiche, je ne suis pas à une moquerie près. J’aimais passer du temps sur internet ou à écrire des histoires, et j’avais pour habitude de relire mes propres fautes à voix haute.
Je sais, vous vous attendiez probablement à quelque chose de badass pour la découverte de mon pouvoir, et pourtant, mon ami imaginaire s’est simplement manifesté en me collant une claque derrière la tête pour avoir écrit “-er” au lieu de “-é”.  Il m’a dit que j’étais doué pour ça et que je n’avais pas le droit de commettre de telles erreurs alors que j’étais capable d’écrire de belles choses.
Les Dobson partis dans une école privée, William était toujours à mes côtés et il est rapidement devenu indispensable dans tout ce que je faisais. Il m’aidait, me conseillait, me rassurait quand je n’étais pas en confiance.
Quand j’ai reçu la lettre de Prismver, quelques mois après, c’est lui qui m’a convaincu d’y aller, que c’était quelque chose de bien pour moi. J’ai préféré attendre de terminer le lycée et puis j’y suis allé, il y a de ça quelques jours.

• Filière demandée : Astronomie.
• Matières choisies : Biologie, histoire, économie/droit, littérature, musique, cuisine, mathématiques.

৩ Gautier, Hadès, Stymest
৩ 18 ans, toujours un homme
৩ Ici depuis 2 ans
৩ Jack Frost en avatar
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