Là où senpai met toutes ses affaires.
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 [Supprimé] Shane E. Miller.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
GAUTIER SENPAI
Admin
avatar

Messages : 125
Date d'inscription : 14/08/2016

MessageSujet: [Supprimé] Shane E. Miller.   Dim 14 Aoû - 15:48

NOM ▬ Miller.
PRÉNOM ▬ Shane, Elliot.
SURNOM ▬ L'Impassible.
NATIONALITÉ ▬ Anglais.
ÂGE ▬ 19 ans.
ORIENTATION ▬ Bisexuel.
CLASSE ▬ C.
MARIONNETTISME ▬ Il ne se salit pas les mains Shane. Il ne vous accorde pas un regard, pas plus d’attention qu’il ne lui en faut pour bouger ces fils. C’est cruel sans doute, cruel de se dire qu’un simple mouvement d’index peut vous rendre impuissant. C’est cruel sans doute, qu’il puisse se permettre de vous sourire et se délecter de votre regard impuissant avant de l’accentuer dans son incalculable cruauté. Il aime ça Shane, il aime la nature de ce pouvoir, il aime jouer avec ces fils si fins qu’ils y paraissent invisibles, comme le maître d’oeuvre de cette horrible tragédie. Ça commence simplement, avec Shane, c’est votre ongle qui vous griffe votre joue dans un mouvement brusque - certains comprennent quand ils se cognent un peu trop facilement contre le mur d’à côté, d’autres ne s’en rendent compte qu’à la toute fin ; quand au terme du jeu, leur main vient briser leur propre nez d’un coup puissant - qu’ils étaient sous l’emprise de Shane.
PHYSIQUE ▬ C’est la beauté Shane, le rouage d’un monde qu’il a construit autour de sa propre personne. C’est le point de départ, l’exemple, le mythe. C’est le dieu d’une norme qu’il a construite à son effigie. Il n’en a pas l’air pourtant Shane, avec cette mèche de cheveux balancée sur son côté droit et son sourire glacial. Il a l’air négligé, avec cette expression insatisfaite et ses yeux d’ébène - si les iris sont les fenêtres de l’âme, le proverbe n’a jamais été si véridique. Et pourtant, par-delà cet air nonchalant et cette coiffure agitée dans les gestes qui ponctuent ses belles paroles, il a tout calculé. Tout préparé. Tout pensé. Parce qu’il ne laisse rien au hasard, parce que le moindre détail est fait pour piquer l’attention autant que l’intérêt.

Il semble tombé du lit, au physique improvisé, mais il faut l’oeil pour remarquer le placement de cette mèche, l’intérêt de la coiffure - le front dégagé, pour éviter de s’obstruer la vue. Les quelques pointes de gel pour glacer la structure sont à peine notables, perdus dans cette étendue dorée. Il le juge beau son visage, Shane, il exhibe sans honte sa peau blafarde exempte de boutons, il n’a pas plus honte de son nez que du sourire sombre qu’il prend plaisir à esquisser. Il le sait Shane, que ses yeux noirs font contraste avec son visage si clair, et il se complait dans ce magnifique paradoxe.

Sa tenue elle aussi, est pensée de fond en comble. Qu’il s’agisse d’un simple t-shirt ou d’une chemise chic, le moindre de ses vêtements est parfaitement ajusté et enfilé - chaque défaut éradiqué sous le joug de son perfectionnisme. Il se sent prophète Shane, quand il marche dans son monde pour montrer à tous l’étendue de sa beauté. Il se tient droit, corps parfait, moulé dans une alimentation stricte et méticuleuse, toise le monde du haut de son mètre soixante dix-neuf. Il est frêle, c’est vrai, mais son regard et l’assurance qu’il aborde lui octroient une présence forte et menaçante.

Ne sous-estimez pas Shane. Il semble inoffensif, certainement, avec son physique parfait et son air de gosse de riche bien éduqué, car il saurait vous montrer des choses qu’aucune famille noble n’aurait même pas osé évoquer.

CARACTERE ▬ Shane c’est une obsession. Un idéal. Shane c’est avant tout un combat, un odyssée. Shane c’est celui qui recherche la perfection, la supériorité, c’est celui qui délaisse les sourires pour ces regards désespérés. Il est du mauvais côté Shane, et il n’a jamais essayé de le cacher. Il a cette envie, ce désir inassouvi, il a cette voix de l’éternel insatisfait. Il le semble pourtant, au travers de ce physique exempte de défauts et de cette arrogance. Il s’en moque Shane, de votre avis, associe sa beauté à une notion objective évidente. Il s’en moque Shane, de ne pas être à votre goût, il s’est ajusté sur le sien, vos compliments, il finira par vous les faire cracher.

Il a sa propre notion de la beauté, et c’est celle qu’il veut imposer au monde. C’est ainsi qu’il fonctionne, c’est ainsi que pour lui, tout semble fonctionner. Il n’a jamais détourné les yeux, simplement écarté de sa vue ce qui semblait le dégoûter. Il a toujours dit les choses, mais son avis n’était autre qu’une menace, une incitation pour tous ces êtres répugnants à changer ce qu’ils étaient. Il dénie ce qui ne se rapproche pas de la beauté, tourne le dos à ces choses qui entachent cette perfection qu’il dit incarner.

Ne vous pensez pas tirés d’affaire si vous rentrez dans ses critères de beauté. Il n’accepte pas Shane, il ne fait que s’approprier. Il tient à l’atteindre, cet idéal qu’il s’est fixé, et il fera sien tous ces êtres si beaux qui ont eu la chance de le croiser. Shane ne frappe pas, répugne à l’idée de risquer d’abîmer toute cette beauté. Il blesse Shane, par ses mots porteurs de vérité au goût de la cruauté, par cette manipulation dirigée de regards passionnés et de sourires glacés. Il n’a jamais hésité, jamais douté de cet idéal qu’il a adopté ; il marche à la beauté, notion que son âme a perdu depuis des années.

Shane c’est ce crissement de métal que vous détestez, le bruit de la chair éventrée, une voix doucereuse et tentatrice, cette tentation si aisée et dangereuse que vous convoitez. Shane c’est ce goût sucré auquel vous êtes habitué, ce mal qui vous ronge et ces conseils murmurés dans votre oreille rougie par un vice éternel. Shane c’est tout ce mal, c’est la facilité, car il est si simple de succomber à quelque chose dont ensuite, jamais, vous ne pourrez vous séparer.
Il était facile à comprendre Shane, quand il ne portait pas ce masque. Il était facile à comprendre Shane, quand alors il n’était qu’un gamin frustré. Il est né normal, bercé dans cet atmosphère de grandeur et des rêves d’enfants bien vite broyé par sa maturité, il est né banal au milieu d’un monde trop intéressant pour y attacher une telle normalité. Il est né ainsi Shane, il est né simple, guidé par un esprit aux ambitions exceptionnelles. Il voulait être à part dès son enfance, celui qui récoltait l’attention et trouvait en premier les idées pour innover. Mais il n’était pas brillant Shane, pas plus qu’il n’était unique - en aucun point. Il avait ce soupçon d’égo, cette conscience de l’enfant persuadé d’être la tâche en couleur d’une toile grisâtre.

Il se trompait Shane, et il a vite compris qu’il n’était pas un de ces héros que le monde attendait. Il a vite compris qu’il ne serait pas hors du lot, pas quand même ses parents le dévisageait comme s’il était l’exact contraire de ce qu’ils attendaient. Ils voulaient une fille, les Miller, par ce garçon silencieux au regard sombre qui semblait exempte de toute émotion. Il a vite compris Shane, mais il ne s’y est pas résolu, parce qu’il ne pouvait accepter d’être une simple goutte dans un immense océan, bien trop désireux d’en faire les vagues par lui-même. Mais qu’y pouvait-il au fond, cet enfant rejeté que son paternel n’osait même pas regarder, cet enfant aux prunelles égarées que son père bousculait sans un soupçon de culpabilité.

« Tu es si horrible que je n’arrive même pas à te regarder. »

Et cette amertume s’est mélangé à son souffle de vie, cette envie incontrôlée de vouloir prouver, surpasser ces paroles qui l’avaient blessé. Il savait Shane, que la lumière de la réussite masquerait cette honte peinte sur son visage que son père rejetait. Il a cherché Shane, il a cherché son talent dans les études comme dans le sport, il a cherché sa vie dans la musique comme dans la mode. Il n’a rien trouvé Shane, et il s’est résolu à affronter chaque jour le regard d’un père qui le révulsait, le regard d’un père qui ne le reconnaissait pas autrement qu’une anomalie que sa femme lui avait apporté.

C’était humiliant pour lui, et ça a duré des années. Il n’a pas trouvé sa lueur, Shane, alors il s’appliquait à éteindre celles des autres. Il a fait beaucoup d’écoles, sans doute parce que couper la tresse blonde d’une pimbêche lui semblait aussi amusant que coller une punaise sur la chaise de ce professeur un peu trop curieux. C’était peut-être pour se tester ou exécuté avec une cruelle sincérité, mais Shane a continué. Lui, l’enfant frustré et rejeté, a vu trouvé ses marques dans ce rôle unique et indispensable du bouffon. Rôle qui, malgré tous les sourires qu’il lui apportait, était loin de lui convenir.

Tout a changé ce jour-là.
La nouvelle est arrivée l’après-midi, et c’est cette grande voiture à l’horrible teinte jaunâtre qui l’avait conduit dans ce bâtiment blanc comme une jeune mariée. Il n’avait pas cillé Shane, parce qu’en entendant l’inconnue douceur qui lui était adressée, il avait de suite comprit que quelque chose de grave s’était passé. Il avait 10 ans Shane, quand ses pas l’ont mené vers cette chambre, la chambre d’un condamné. Son père avait eu un accident de voiture, et pour le jeune anglais, c’était la fin d’un cycle duquel il avait tant espéré s’échapper.

Si vous lui posez la question, il se souvient certainement de tous les détails. De ce match de baseball que diffusait la télé, de l’odeur de la nourriture tiède d’un plateau à peine entamé. Il n’a sans doute oublié aucun détail, encore moins cette balafre qui taillaidait le visage de celui qui l’avait tant rabaissé. Et c’est là qu’il a compris, Shane, c’est là qu’il s’est senti renaître - et l’arrogance perdue d’un père humilié s’était glissé sur les lèvres de son fils quand il lui avait murmuré sa vérité à l’oreille, de cette voix glaciale.

Tu es si horrible que je n’arrive même pas à te regarder.

C’est sans doute ainsi qu’il a compris, sans doute ce regard désespéré qui l’a poussé à aller au-delà de tout ce que son père avait bien pu penser. Il a compris bien vite Shane, que sa beauté était bien trop marquée pour que des yeux teintés d’une telle horreur puisse la notifier. Il s’est trouvé des excuses Shane, quand on le dévisageait comme s’il était encore ancré à cette pitoyable normalité. Il a continué ses bêtises, cette fois, dans l’intérêt d’un monde qui avait déformé pour qu’il se forme à l’image de ses yeux aveuglés. Alors, par la force des choses, il s’est retrouvé envoyé par sa mère dans la pire école qu’il aurait imaginé - un établissement scolaire aussi horrible dans sa gestion que l’étaient les élèves qui y travaillaient.

Elle lui a de suite tapé dans l’oeil. Peut-être parce que, d’une façon ou d’une autre, elle était belle à sa façon, loin de ces normes auxquelles il pensait. Peut-être parce qu’elle avait gagné son respect, par sa façon d’être qui lui était propre, sans convenir aux critères auxquelles Shane avait pensé. Il a de suite compris que Sarah Edwige Blackmore n’était pas une personne qu’il avait dans l’intérêt de partager, et il a agit dans ce sens. Il était gentil Shane, son masque de sympathie brillait quand il l’abordait avec ce sourire travaillé. Il était gentil, mais un peu plus chaque seconde, il l’entraînait dans ce gouffre sans fin qu’il côtoyait depuis maintenant des années.

Peut-être était-elle la seule à le supporter, ou bien la seule assez aveugle pour ne pas voir ce petit jeu qu’il pratiquait. Sarah et Shane ont été isolés, mais ils s’en moquaient, se complaisaient ensemble, dans ce confort, aussi petit fut-il. Il s’immiscait petit à petit, laissait glisser sa véritable nature sur le devant de ce masque si magnifique, se dévoilait comme ce qu’il était vraiment. Il y tenait, à Sarah, il tenait à cet aspect de beauté si unique qu’elle représentait. Alors, chaque jour, il l’entretenait, pourrissait son intérieur pour en embellir la carapace. Il pensait pouvoir continuer, Shane, mais il était loin de pouvoir imaginer qu’un nouvel accident brise ce qu’il s’était depuis si longtemps efforcé d’entretenir.

« Ca m’coupe l’envie. »

C’est tout ce qu’il avait trouvé à dire, face au dégoût qu’elle lui inspirait. Ce sont les simples paroles qu’il avait pu prononcer, d’une voix rauque, bousculée par l’amertume d’avoir vu tout ce temps de sa vie perdu en quelques instants. Il avait simplement tourné les talons, oublié ce bout d’horreur qu’il ne pouvait regarder plus longtemps. Il avait compris Shane, ce qu’il était. Il avait compris la place que lui-même occupait dans ce monde qu’il avait pensé - la seule unique beauté non éphémère. C’est sans doute en s’éloignant pas à pas de ce brouillon raté qu’il avait prit cette décision, celle de ne pas se cantonner à un joyau, mais toute une collection de bijoux plus ou moins précieux, pour ne plus jamais en manquer.

Il en fit du chemin, Shane. Pourtant, il ne découvrit plus cet éclat qu’il avait trouvé en Sarah - et il avait beau chercher, le sentiment d’intense satisfaction que sa découverte lui avait insufflé était loin de lui revenir. Il se débarrassait vite des nouveaux éléments de sa collection, bijoux lassants et décolorés qu’ils étaient. Il poursuivit ses études, éternel dans sa médiocrité intellectuel, se plaignant à penser que sa beauté le rendait unique.

Il a découvert son pouvoir à l’âge de 19 ans. Il a découvert les fils fins qui prolongeaient le bout de ses doigts quand il avait poussé sa volonté de voir l’horrible fille qui marchait devant lui disparaître un peu trop loin. Il l’avait simplement mimé, ce geste d’écarter ce parasite hors de sa vue, et c’est ce qu’il s’était passé. Seulement, Shane ne croyait pas aux coïncidences, et réitéra l’expérience à plusieurs reprises, se découvrant un pouvoir unique. Pour lui, c’était une arme déposée entre ses mains, l’incitation certaine à nettoyer le monde des horreurs qui s’y trouvaient - mais plus encore, l’incontestable preuve qu’il était, comme il le pensait, hors du lot. La lettre de Prismver arriva peu après, le coinçant entre la satisfaction d’un nouveau terrain de jeu et la déception de découvrir qu’il n’était pas le seul mutant. Il décida de s’y rendre, impatient de découvrir ce monde qu’était le sien. Ce monde de magie.
code © perry sur apple-spring ▬ 2014


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://senpaihouse.forumactif.org
 
[Supprimé] Shane E. Miller.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Verdi - Luisa Miller
» brooke miller (pas slide mais...)
» JE BRADE!!! 12 cordes fin 60s Henri Miller *pour slider*
» Shane McGowan VS Mark E.Smith
» rene miller

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Senpai House :: Fiches v2 :: Personnages supprimés-
Sauter vers: