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 Orson M. Dreemurr

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GAUTIER
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Messages : 223
Date d'inscription : 14/08/2016

MessageSujet: Orson M. Dreemurr   Sam 12 Mai - 20:08

Insanity is doing the same thing, over and over again, but expecting different results
passez votre souris sur l'image
TRANSFORMATION EN CRÉATURE MYTHOLOGIQUE ♔ Je vous arrête tout de suite : c'est tout sauf "cool". Les transformations ont d'innombrables désavantages qui sont bien entendu oubliés dans la majorité des films que vous avez pu regarder. Orson, lui, n'a pas été influencé par cette culture qu'il ne connait pas, mais ça ne lui a pas empêché d'être surpris quand il est revenu à lui, nu au milieu de ses habits déchiquetés.
En soi, les vêtements ne sont pas le problème. Ils le deviennent quand on en est à la centième chemise déchirée et que le tout commence à faire cher.

Somme toute, Orson peut se transformation en un gigantesque tigre de deux mètres de haut pour environ cinq de long. Du moins, ce sont les dimensions adultes : il plafonne encore au mètre cinquante et environ trois et demi de long, du moins, environ - aucune personne random ne s'est arrêté avec un mètre et lui a fait facturer le service. Généralement, les gens fuient lorsqu'ils sont assez proches pour voir ses griffes.
Il s'agit d'un tigre blanc aux légères rayures noires. Des yeux bleus azurés et une détente extraordinaire, il a tout de l'animal mythologique puisqu'il dépasse totalement les limites imposées par le physique d'un tigre ordinaire. Cela dit, l'extraordinaire consommation en énergie de cette forme ne lui tolère qu'une dizaine de minutes par jour dans cette forme, sans compter les journées à dormir derrière.
Il n'y a pas d'effet secondaire récurrent. Le corps d'Orson est assez habitué à la nature pour être en symbiose avec l'état d'animal. On peut considérer cette fatigue comme le plus gros contrecoup. Cependant, changer régulièrement de corpulence n'est pas sans risque : ses gigantesques griffes, par exemple, laissent des cicatrices au niveau de ses mains, à force de sortir de sous sa peau. C'est l'endroit de son corps qui supporte le moins la transformation.

De base, toute son enfance passée dans la nature rend Orson quasi nyctalope en plus d'une ouïe excellente. Mais depuis son pouvoir, son odorat est aussi très fort. Le problème, c'est qu'il a tendance à chasser les souris.
Orson Maximilien Dreemurr_
18 ans_
Classe D_
Transformation en créature mythologique_
Écossais_
Présent depuis ses 12 ans_
Il y a encore un enfant, quelque part en dessous. Il existe ce gamin qui se disait chanceux, qui se réjouissait de ne pas prendre de coups. Il existait ce garçon avide de liberté qui se disait que ça n'était pas si mal, qu'il ne pouvait forcer ses parents à l'aimer et que sa situation n'était pas si mal. Il existe encore, au fond, écrasé pas ces mémoires. Il existe quelqu'un qui porte encore le regard innocent sans qu'on ait à s'inquiéter de ce qu'il sera la seconde d'après.
Il existe encore, peut-être bien.
C'est ce qu'il aimerait se dire, lui aussi.
Ce sont les mots qu'il refuse de se laisser à mentir. C'est un espoir qu'il ne veut pas cultiver parce qu'il en connaît les risques, une promesse qu'il ne peut pas tenir même s'il le voulait.

Borderline. Dangereux, imprévisible, détesté.
À vrai dire, Orson n'a jamais frappé personne. Petit bonhomme au regard gentil, les yeux pétillants, ce n'est que très rarement que sa voie animale submerge la raison pour amener la violence en tête d'argument, mais lorsque ça arrive, il sent sa conscience lui couler entre les doigts. Qu'elle revienne plus tard, ça ne change rien - les actions sont irréversibles et il sent son humanité se liquéfier à chaque erreur, chaque jour, chaque regret.
Sûrement qu'il se déteste, qu'il pense le mériter.
Il n'est sans doute pas humain, pour lui, pour ceux qu'il a blessé.

Orson est ce garçon aux yeux pleins de rêve, soif d'aventure et de ces découvertes quotidiennes. Il aime la simplicité, les endroits enterrés, l'odeur de cette nature vierge de rencontres humaines. Il aime le silence, la solitude, la culture de la nature oubliée. C'est à s'y méprendre, cela dit, car Orson ne déteste pas les gens, il est d'ailleurs très à l'aise avec eux, mais il préfère largement rester dans son coin. Il ne veut blesser personne alors il demeure à l'écart, luttant contre cette curiosité permanente. À vrai dire, son sens de la justice était excellent avant qu'il ne perde le contrôle une fois. Il pensait égalité, s'opposait à la violence, et rêvait d'une paix qui en était exempte.
Comme une balance, le tigre l'en a privé. Ses instincts éveillés l'ont placé sur la limite entre la gentillesse et une violence sauvage, le tiraillant entre deux entités qui ne semblent pas s'entendre. Orson ne fait pas de dédoublement de personnalité, n'allez pas le croire - il se noie assez dans la culpabilité pour ne pas mettre ses actes sur le dos d'une autre personne. C'est juste lui, quelque part, dans un entre deux qu'il n'a pas encore découvert.
Entre l'humain et l'animal, dans une symbiose qu'il se refuse encore à imaginer.
BYAKKO
le tigre blanc

taille ♔ 1m70, corpulence assez musclée. Il garde les épaules fines mais on voit qu'il a passé son enfance à courir partout dehors. Il a la poigne plutôt solide, à vrai dire.
peau ♔ blanche : il ne bronze que très peu. Il attrapait énormément de coups de soleil et il n'a que très légèrement bronzé au fil des ans.

cheveux noirs aux reflets verts (élève couleur).
yeux ♔ verts émeraudes.

style vestimentaire ♔ Simple, décontracté. Beaucoup de vêtements en coton, agréables à porter, et surtout, peu cher, vu les transformations.
signes distinctifs ♔ Ses tâches de rousseur sous les yeux, ses cicatrices sur les mains.

regard d'autrui ♔ On se dit qu'il est mignon et puis on change vite d'avis.
inventaire ♔ Rien.






Borderline. Adorable ou effrayant selon l'humeur.
Tendances à la violence.
Contrôle peu son pouvoir.
Instinct animal très poussé.
Enfant de la nature. Peu civilisé.
Pas timide, si ce n'est avec les filles.
Quelques cicatrices sur son corps à cause de ses transformations.
Déteste le tabac.
Écologique, consommateur de bio.
Végétarien, aussi. (sous forme humaine, en tout cas.)



Atteint d'hypergraphie. Il note énormément de choses.
Tient d'ailleurs des journaux intimes - carnets de souvenirs, voyages, etc. - tout est bien rangé.
N'a jamais touché aux jeux vidéo ni à la télé.
N'a jamais pris l'avion, le bus, la voiture - juste le train, deux fois.
Son état mental a empiré depuis son excès de violence lors de la découverte de son pouvoir.
N'a jamais agressé personne à Prismver, cependant.
Contrôle plutôt bien son don, hors de ses crises de colère.
Vous croyez aux miracles, vous ?
Ce n'est pas mon cas. Ce n'était pas mon cas. Ce n'était pas non plus le cas de mes parents lorsqu'ils emménagèrent en Australie, dans une petite ville pas bien peuplée à l'écart du monde. En soi, l'Australie est déjà une isolation, mais visiblement, mes parents détestaient vraiment les gens pour s'en éloigner aussi soigneusement. Je ne crois pas avoir déjà vu ma mère mettre autant d'efforts dans quelque chose que lorsqu'elle emballa les cartons pour quitter notre appartement en centre ville d'Édimbourg. C'est un demi-mensonge, puisque j'étais bien trop jeune pour en avoir conscience, mais si vous aviez observé un tant soit peu le quotidien chez moi, vous comprendrez que ce n'est pas très difficile. Quelque part, je n'en veux pas à mes parents - je ne ferai sans doute pas un bon père et je serai incapable de tenir une famille. Et puis, sans leur indéfectible irresponsabilité, mon histoire ne serait pas celle qu'elle est aujourd'hui. Je vais vous la raconter, si ça vous intéresse. Il y a des moments où je n'ai pas toujours pensé de cette façon - et en y repensant, il y a des chances que je perde pied dans les sombres pensées de l'époque. Je ne peux pas garantir ma stabilité, ça n'a jamais été mon point fort. Mais si vous voulez me connaître, c'est par mes défauts qu'il faudra commencer.
Je dirais que l'essentiel commence lorsque j'ai rencontré Phoebus...

Une fois encore, il s'écrasa face contre sol. Il fallait se rendre à l'évidence, le chat était bien trop haut pour lui, et puis, Orson n'était pas fait pour grimper aux arbres.
"Fais chier." gronda-t-il en fichant un coup de pied dans le tronc.
Il détestait perdre. Et, plus que tout, il détestait laisser tomber - mais il devait ployer face à l'évidence de son impuissance. C'est là que Phoebus apparut, de la même façon qu'il apparut toujours, aux yeux d'Orson, maintenant et toujours. À l'instant le plus inattendu, fatidique, comme un héros, à toute allure, portant toute l'attention sur lui. Sauter sur la branche fut une formalité et il ne lui fallut qu'une seconde pour ramener le félin sur terre aussi vite qu'il était arrivé. Cela dit, il serait bien imprudent de penser que le garçon montrait ses véritables sentiments et ce jour-là, durant les quelques heures qu'ils passèrent ensemble -à se disputer le chat, notamment- Orson décréta qu'il ne supportait pas ce garçon.

La première fois qu'ils se rencontrèrent, ils avaient quatre et neuf ans. Le tigre et le phénix furent les deux premiers éléments du puzzle à se mettre en place.
Très vite, pour Orson, l'extérieur devint très familier.
De la forêt aux étangs, en passant par les hautes herbes, il visita tous les alentours.
Ses parents, hauts de leurs travails si "importants" le négligeaient totalement.
Qu'est-ce que ça pouvait lui faire, après tout ?
Ça valait mieux que d'être frappé. Ça valait mieux que d'aller à l'école tous les jours. Orson, lui, préférait largement éviter les cours au profit de ses balades dans la nature. Chaque appel à ses parents le rapprochait de la fermeté et de la fin de sa liberté mais rien à faire, il ne pouvait pas s'en empêcher. Du début à la fin, il était un enfant sauvage. Il n'appartenait pas à l'urbanisme de cette décennie.

Quelques semaines après l'emménagement d'Orson, alors qu'il passait le plus clair de son temps avec Phoebus, tous deux rencontrèrent le Dragon. Le Dragon n'était pas spécialement féru de sorties, mais à l'inverse, il n'avait rien contre un peu d'exercice. Dans leur groupe, malgré le fait que Phoebus était le plus vieux d'entre tous, le Dragon était le plus équilibré. Mature, peut-être pas. Mais le Dragon évoquait le calme qui leur manquaient parfois.
Vous vous demandez certainement ce qu'ils faisaient, tous, à se balader loin de leur ville, de jour comme de nuit. Ce qui valait la peine de rentrer tard sous les regards indifférents, méprisants, peut-être un peu déçu de parents qui finissaient par les punir dans l'espoir de leur faire oublier ces mauvaises habitudes.
Rien de spécial, à vrai dire.
Que font des enfants dehors ? Ils jouent, ils s'inventent un univers - le rendant concrets en se construisants des bases, cabanes dans les arbres ou simples associations de branches recouvertes de feuilles. Ils n'étaient pas du même âge, au contraire - chacun était différent. Mais ce n'est pas ce qui comptait.

Vous croyez aux miracles, vous ? Vous croyez au destin ?
Après tout, ils étaient tous tellement différents, tous tellement uniques.
Qu'il n'y a que ça qui aurait pu ainsi réunir les quatre animaux symboliques.

Lorsque La Tortue arriva en dernière, elle renvoya la mentalité du Dragon dans la catégorie des enfants attardés. La Tortue était la sagesse-même. Elle avait le don de mettre fin aux impulsivités d'Orson comme de Phoebus en un clin d'œil. Elle savait quoi dire, comment agir. Le moins qu'on puisse dire, c'est que la plupart du temps, elle fut la raison pour laquelle ils ne se blessaient pas dans leurs excursions étranges. Quatre enfants en vadrouille, c'était quelque chose. Ils avaient quelque chose d'unique, dans leur groupe, une entente mystérieuse, un bonheur qui se dégage de cette immaturité précieuse.
Le Tigre, le Phénix, le Dragon, la Tortue.
À l'époque, ils n'en savaient rien. Mais chacun remplissait déjà son rôle.

Un certain dicton dit qu'il ne faut pas pleurer quand les choses se terminent mais plutôt sourire parce qu'elles sont arrivées. Dans la mesure du possible, Orson avait toujours essayé d'appliquer cette formule. Son enfance était une utopie - traîner avec ses amis, aller à l'école, le plus triste étant, certainement, l'indifférence de ses parents à son égard qui ne faisaient rien de plus que l'effort de lui laisser une assiette sur la table. Pourtant, Orson s'en contentait. Il ne se faisait pas battre, pas engueuler. Et puis, quelque part, il avait encore ses parents. Orson croyait encore à ce dicton lorsque Phoebus partit - il se dit juste qu'il ne devait plus s'appliquer pour lui. Dans le village, on ne parlait plus que de ça : le petit Phoebus qui avait survécu à l'incendie qui avait brûlé sa maison. Certains disaient qu'il était un ignoble gamin pyromane et à vrai dire, cette version était ce qui se rapprochait le plus de la vérité.
Les trois avaient tout vu. Et, malgré sa sagesse, la Tortue n'avait pu nier ce qui était arrivé sous leurs yeux : Phoebus était lui-même le feu qui avait brûlé la maison. Cependant, même liés par ce secret, ils s'accordaient à penser qu'il n'aurait jamais commis cette atrocité de son plein gré.

Dès lors, les jeux devinrent plus fades, ennuyeux. L'univers s'ébranlait.
Peut-être que leur âge jouait, après tout, Orson avait 10 ans.
C'est à cette époque que tous trois rencontrèrent le Génie. Le Génie était un homme dans la vingtaine, peut-être trente et il tenait un salon de tatouage qui marchait pitoyablement mal. À vrai dire, il tenait plutôt un bar - qui était bien plus populaire que son arrière-boutique de tatouage, dans ce petit village - mais il était bien trop fier de ses œuvres pour se présenter comme barman en premier lieu. Le Génie était bizarre, c'était une certitude, mais ce qu'on ne pouvait nier, c'est qu'il avait du style.
Mais surtout, le Génie réalisait des vœux.
D'entre tous, personne, si ce n'est la Tortue, ne réalisa l'envergure des capacités du Génie. Et même la Tortue ne l'aurait compris s'ils n'avaient pas vu leur meilleur ami se transformer en brasier. Il faut dire que le Génie cachait sacrément bien son jeu. Il avait l'air d'un escroc avec son style singulier, ses baratins un peu trop beaux et son refus total de livre la moindre information sur lui. Cela étant, on ne pouvait lui retirer la chose suivante : il n'avait jamais fait le moindre mal aux enfants, ni même haussé le ton - et il semblait étranger à toute insulte.
Le Génie était leur plus grand ami.
Le plus grand regret d'Orson, ce fut que Phoebus ne le connaisse pas.

Le début des ennuis commença lorsqu'une compagnie d'immobilier s'installa non loin du village. Ils ne touchèrent pas la forêt que les enfants fréquentaient, en revanche, leurs enfants à eux décidèrent de fréquenter le village - ou plutôt, ils n'avaient pas le choix, traînés ici par le boulot de leurs pères. Ils étaient une demi-douzaine, en tout, et malheureusement, les enfants de la ville n'ont pas trop de mal à impressionner les campagnards avec leur nouveauté. L'ambiance changea, à l'école avant tout, et nos trois amis ne s'entendirent pas du tout avec ces arrivistes, en grande partie parce que la passion familiale était de raser la forêt qu'ils aimaient tant.
Comme un automatisme, tous allèrent voir le Génie.
"Sauve la forêt." dirent-ils tous d'une même voix.
Mais ça n'était pas simple. Rien ne l'était jamais.

"Je ne peux rien ramener sans rien donner. C'est la loi des échanges."
Comme souvent, le Génie était mystérieux. Mais cette fois-là, Orson avait le sentiment qu'il ne mentait pas et qu'il essayait, au contraire, de leur en dire le plus possible. Et surtout, qu'il lui était douloureux de le faire.
"Je sais que vous en êtes capable." insista-t-il. "Cette forêt est tout ce que nous avons. Tous nous souvenirs... je veux que Phoebus puisse revoir tout ça encore une fois. Nous ne pouvons pas les laisser faire."
Le Génie n'était pas un dieu. Il faisait des échanges, et comme toute magie, la sienne avait une limite. Faire revenir la forêt comme avant était une formalité, pour autant qu'il donne une chose en échange - mais il n'avait rien à donner. Il n'avait rien, car il avait tout abandonné pour ne pas céder à la tentation de s'offrir d'autres choses. Humble, le Génie avait abandonné sa propre fortune depuis bien longtemps - mais si le Mal ne doit pas se voir offrir le pouvoir, il n'est pas de bonne augure que des gens trop bons n'en possèdent trop, eux non plus. Ce jour-là, le Génie commit une erreur : celle de penser qu'il ne valait rien, qu'il ne valait pas mieux que les souhaits de ces enfants-là. Un souhait capricieux, immature.
"Vous êtes spéciaux, vous aussi. Vous êtes comme moi."

Les arbres sont le cœur de la vie.
Dix arbres, à eux seuls, produisent assez d'oxygène pour qu'une personne puisse respirer pendant un an. Une forêt entière équivaut à des centaines, voire des milliers de vie - et il est fou de penser qu'il y ait quoi que ce soit à échanger d'équivalent contre ça.
Le Génie le savait.
"Sortez." ordonna-t-il, "Revenez demain matin, aussi tôt que vous le voulez. J'irai me cacher dans la forêt après que je l'aie soigné - si vous me trouvez, vous aurez gagné le droit que je réalise votre vœu."

Au matin, le peu d'affaires du Génie avait été rangées. Il avait visiblement voulu faire un dernier tri avant de disparaître. Il s'était donné pour la forêt. Cette fois-là, Orson fut le seul à comprendre la vérité, et même la Tortue, de toute sa sagesse, n'en était pas capable - ou peut-être qu'elle se refusait à admettre la vérité.
La forêt, elle, allait mieux. Pour un temps - car il ne fallut pas longtemps aux compagnies pour oublier ce miracle étrange et raser à nouveau la forêt.
Pour Orson, ce fut l'affront de trop.

Il les détestait tous. En réalité, il les avait tous toujours détestés.
Ces gamins arrogants, arrivistes. Ces gamins qui se vantaient du paysage, de faire disparaître ce petit village au profit d'une future ville, pâle copie écœurante. Ces gamins, à cause de qui ses parents menaçaient de déménager loin de ses amis, effrayés par les changements. Orson ne voulait pas partir, et frapper n'arrangerait rien, d'autant que les enfants n'y étaient pour rien, mais cette fois-là, les coups partirent tout seuls. Les six, ensemble, ne furent pas un problème - et chaque coup fut un plaisir baigné d'une culpabilité évidente.
Orson se déchaîna, et se découvrit vraiment.
Il se libéra, laissant les enfants blessés, couverts de bleus et de traces de morsures.
Mais ce n'était pas une mâchoire d'enfant.

Il les détestait tout. En réalité, il se détestait.
C'était lui qui avait insisté.
C'était lui qui avait convaincu le Génie.
C'était sa faute.
C'était sa faute.
C'était sa faute.
C'était lui qui avait tué le Génie.

L'acte coûta très cher aux parents, forcés de couvrir les frais d'hôpital de six enfants inconnus. Pour la première fois, Orson fut leur centre d'attention mais ce ne fut que pour essuyer des coups. Il les détestait, pensa-t-il. Il resta des semaines, privé de sortie - mais ça ne l'avait jamais arrêté. Au fond, il estimait le mériter et resta lui-même cloîtré dans sa chambre.
Borderline, confirmèrent les bilans.
Animal, confirma la Tortue. Et elle fut la suivante, avec le Dragon.
Très vite, les quatre animaux comprirent leur véritable nature.

Quelques mois après, et une fois le douzième anniversaire d'Orson passé, un traqueur vint parler de Prismver aux parents d'Orson. Il ne leur fallut qu'un instant d'hésitation, le temps de penser aux maigres bons côtés de la présence de leur enfant pour finalement se résilier à ce qu'ils voulaient depuis longtemps, et surtout, depuis qu'il leur avait coûté si cher : se débarrasser de lui. C'est dans cet état d'esprit qu'Orson arriva à Prismver, y retrouvant sans grande surprise Phoebus. Leurs deux amis les rejoignirent rapidement, laissant cette petite bande soudée.
Mais quelque chose s'était perdu là-bas, avec cette forêt.
Quelque chose en lui avait disparu, comme pour Phoebus.
Leur âme d'enfant était restée sur place.

• Si le personnage a entre 12 et 18 ans, des options et sa langue obligatoire : Français, japonais
• Les ressentis du personnage concernant le secret des pouvoirs dévoilé dans le monde entier : C'est dangereux, et il ne fait pas confiance aux gens, alors il pense que c'est une mauvaise chose. Cela dit, il n'est pas inquiet pour sa propre sécurité - il est capable de se débrouiller seul et, vu son pouvoir, de vivre dans la nature, ou ce qu'il en reste.
• L'avis du personnage au sujet de la vice-directrice et du projet PUMA : Utopique et irréalisable. L'humain ne respecte pas le naturel, comment pourrait-il respecter le surnaturel ?
• Est-il actif dans son groupe : Voltor. Pas vraiment, il se retient de faire le mal. Il a choisi ce groupe pour intimider les gens et dont qu'on le laisse tranquille mais il ne partage pas tant leurs idéaux.


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► [b]Midoriya Izuku[/b] ; [i]Boku no Hero Academia[/i] ★ [url=http://prismver-rpg.forumgratuit.org/u2560]Orson M. Dreemurr[/url]


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