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 Hadès O. Stone

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GAUTIER SENPAI
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Messages : 125
Date d'inscription : 14/08/2016

MessageSujet: Hadès O. Stone   Dim 14 Aoû - 15:47

♚ Hadès Orphée Stone ♚




Est une légende à Prismver ∆ Dingue de jeux vidéos ∆ N’a jamais perdu ∆ Tout le monde sait qu’il est imbattable sans connaître sa véritable identité ∆ Enfin si mais personne le croit ∆ Il a trop une tête de boloss pour ça ∆ Génie surdoué ∆ Pense à toutes les options possibles d’un jeu avant d’accepter un défi ∆ Joue toujours en duo avec Zelda ∆ A essayé toute sorte de jeux, même les simulations de romance ∆ Grosse merde en sport ∆ Aucun sens de la finesse ou de la littérature ∆ Excellent en maths ∆ Calcule des choses anodines en utilisant les statistiques ∆ Est toujours avec Zelda ∆ N’est pas vraiment sorti de sa chambre au cours de sa vie.


ft. sora, ngnl
irl - no.

To deny our own impulses is to deny the very thing that makes us human.

C'est une étincelle au début. Des pensées, un rêve, une illusion. C'est une utopie enfantine, les désirs d'un gosse, quelque chose qu'on vous fait oublier dès l'enfance. C'est un monde parallèle, un jardin secret, une chambre forte, un refuge. Hadès il l'a pas découvert de suite, son don. Il devait avoir 10, ou peut-être 11 ans. Il sait plus trop, il faut dire qu'aller dans un monde parallèle n'a pas été la chose la plus bizarre qu'il ait fait. Le monde qu'il a visité n'a pas été le monde le plus bizarre qu'il ait connu. C'est pour ça que ses mondes ont toujours été étranges, hors d'une logique normale. Un grand échiquier, un monde à l'envers, un monde bleu, un monde fait de bonbons - côté enfantin. Parfois il s'y réveillait, d'autres fois il s'y retrouvait en passant une porte. C'était des mondes de rêve, des mondes de bonheur. C'était des mondes idéalistes, schémas de perfection, symbole d'une innocence. Et puis, ça s'est transformé - c'est devenu un monde de guerre, un monde cruel à mesure que la vie lui ôtait son innocence d'enfant. Il a connu la peur dans ses différents mondes, il s'est mit à les haïr. Et puis, il a fini par maîtriser son don, il a fini par apprendre le fonctionnement. De fond en comble. Il a su quand le faire apparaître, quand le réprimer. Il a su confectionner ses mondes, il a su y emmener des gens. Il a su en sortir, il a su les aimer.
Le pouvoir du monde parallèle est très simple à comprendre, à utiliser. Hadès l’a perfectionné, tant et si bien qu’il n’a besoin que de quelques instants de concentration - il n’y a pas de portail, pas d’étincelle, pas d’indice de la destination. Il peut vous faire disparaître, en un instant, avec lui, dans le monde de ses rêves. Il lui suffit de penser, de peaufiner chacun des détails de cette autre dimension. Il serait capable de vous faire apparaître dans un Temple Jedi ou dans la Matrice s’il le voulait - rien ne lui empêche de s’inspirer d’un univers ou d’un autre. Il fonctionne sur une zone, emporte toutes les personnes qui s’y trouvent sans exception - que vous soyez 5 ou 50, la consommation d’énergie est la même : cette dernière dépend de la taille de la zone et non pas du nombre de personnes.  
There's a difference between knowing the path and walking the path.

I'm trying to free your mind. But I can only show you the door. You're the one that has to walk through it.

1m80 - cheveux bruns (colorisation rouge) - yeux bleus - lentilles rouges - corpulence fine.

T’avais les cheveux rouges de la passion, les yeux écarlates des flammes infernales. T’avais cette apparence intimidante et ce regard si puissant. T’avais le look rougeoyé par ta propre colère, parce que ça n’avait pas toujours été ainsi. T’avais été différent autre fois, t’avais eu ce soupçon de normalité avant de tomber dans cette folie. Cette chevelure emmêlée, ce buisson capillaire de couleur brune, surplombant un visage aux traits fins mais marqués. C’est vrai, t’avais toujours eu ce regard déterminé, cette volonté au plus profond de tes iris bleutés - donnant cette incontournable impression de force.

Ce regard t’avait rejoint très tôt, ce visage à l’impression de force, à l’air indestructible. Tu semblais intouchable Hadès, quand le marbre venait transformer les traits de ce visage. Certains avaient peur de toi, d’autres attendaient qu’un sourire narquois se forme pour ressentir ce sentiment. Ces yeux enflammés, lentilles superposées sur tes iris à l’image de l’océan, ne te quittaient jamais. Tu sais pas par quel besoin t’avais voulu faire ça, mais tu trouvais que ça t’allait bien. T’avais toujours aimé le rouge, symbole de la passion qui t’animait. Passion envers les jeux vidéos, envers le virtuel.

Bouche fine, nez sans forme marquante et un sens de l’audition à l’image des oreilles-même : parfait. Tu faisais parti du rare pourcentage de jeunes exemptes de boutons, et ça te rendait fier - peut-être une nouvelle raison de te voir au-dessus des autres, tant elles se faisaient rares. Au fond, c’était peut-être l’unique chose que tu te permettais d’aimer chez toi. Bien que ton apparence n’avait jamais fait parti de tes préoccupations, qui n’y accordait pas un minimum d’attention ? En dehors des quelque regards blasés jetés à ton propre reflet, toi. Pas une once de sport, pas un jour d’efforts. Affalé derrière le PC à grignoter toutes sortes de cochonneries, assis derrière un écran à délaisser le corps au profit du cerveau.

Ca t’a jamais réussi ce genre de choses. T’as toujours été celui qui prenait le portail plutôt que passer par dessus la barrière, celui qui parvenait pas malgré tout effort à grimper sur ces putains de barre parallèles. T’as jamais été taillé pour ça Hadès, t’as tout de suite su que les muscles étaient dans la cervelle. Tu t’en moquais au fond, t’es heureux comme t’es. Peut-être que c’est injuste que tu sois aussi fin sans sport et avec tant de bouffe, mais tu t’en moques. Taille moyenne, corpulence respectable. Que demander de plus ?
You have to let it all go. Fear, doubt, and disbelief. Free your mind.

I know what you're thinking, 'cause right now I'm thinking the same thing.

La première chose dont on est sûr quand on fréquente Hadès, c'est que si tout le monde était comme lui, on serait dans la grosse merde. Il est détestable Hadès, il n'a aucun scrupule à le faire comprendre. L'arrogance est la première de ses caractéristiques, bien qu'elle ne l'aveugle pas pour autant. Il prend les gens de haut, les méprise - et son visage à lui seul vous montre à quel point vous êtes une merde. Parce qu’au fond, il n’est pas spécialement meilleur, pas spécialement plus fort que vous. C’est peut-être même le contraire - aucune capacité physique, aucune performance au-delà du qualificatif de pathétique.

Et pourtant il l’est. Et pourtant c’est le premier à aborder la banderole indigo et revendiquer le mérite de sa classe, soutenant que la chance est quelque chose qui n’a et n’existera jamais et que toute personne est ici par choix. Endormi pendant les examens ? La gestion du sommeil fait parti du travail. Trompé de jour ? Tenir compte de ce genre de détails est une des caractéristiques d’un travail studieux. Il ne le dira jamais ça, il ne le dira pas parce que tout lui semble logique et exact, parce que tout a un sens et doit être étudié. Il est conscient oui, que tout le monde ne réfléchit pas à tout comme il le fait, et c’est là son plus grand défaut. Si l’on peut appeler ça un défaut, puisque ce n’est pas qu’il n’y fait pas attention, c’est juste qu’il s’en branle et profite de son intelligence.

Hadès adore la compétition, c’est ce qui le fait vivre. Il n’a pas peur de perdre tout simplement parce qu’il ne perd jamais, qu’il sait comment s’y prendre pour remporter telle ou telle confrontation. Parce que, même s’il prend Kirby et vous Meta Knight, c’est quand même lui qui vous poutre la gueule. Il joue à tous les jeux sans tenir compte de leur réputation ou de la jouabilité, il termine Halo en mode suicide en tenant la manette avec les pieds et prendrait même votre manette rose aux boutons inversés qu’il pourrait vous battre. Il n’y a jamais eu autre chose pour lui, jamais plus que les jeux - et cette éducation qu’il avait, cet amour du jeu et surtout de la victoire l’a poussé à tout donner là-dedans. Hadès n’a peut-être qu’une corde à son arc, mais cette corde est indestructible.

Lâche - et il nous faut tous une mauvaise part. Hadès a conscience, il sait qu’il ne vaut rien, il sait qu’en dehors des jeux et de l’intellectuel, il ne fera pas long feu. Il sait qu’il a beau se démener, jamais il n’arrivera à embêter quelqu’un d’infiniment plus grand. Alors Hadès s’est résolu, il a cessé de s’identifier à ce héros courageux que nous admirons tous, il a cessé de voir son monde tourner autour du bien. Il est devenu le méchant de l’histoire, celui qui pourrit la vie des bons et qui fuit devant la confrontation. Son monde de bien est devenu Zelda, seule personne qu’il s’entêtera à protéger et ce, peu importe ce qu’il adviendra. Il n’a pas besoin d’être une bonne personne, simplement de gagner comme il l’a toujours fait.

Et comme il continuera de le faire.
Don't think you are, know you are. Come on. Stop trying to hit me and hit me.

You see, you may have spent the last few years looking for me, but I have spent my entire life looking for you.

T’étais pas capable de dire quand le monde avait commencé à disparaître. Peut-être que ça avait commencé dès ta tendre enfance dès ta tendre enfance, dès lors que que t’avais délaissé certaines choses aux profits de meilleures. C’est ton histoire Hadès, l’histoire d’un gamin sans sourire à qui on avait donné le nom du dieu des enfers. T’étais comme ça Hadès, différent jusqu’au bout des ongles, rejeté jusque dans son nom. Tes parents l’ont vu de suite, ce regard de braise, ce visage fermé et sombre. Ils ont vu, au-delà de ces traits doux, et pas parce qu’ils étaient parents. Non, ils avaient bien avant ta naissance abandonné cette idée d’empathie et d’amour - t’étais rien de plus qu’une suite dans l’idée, qu’un héritier pour foutre cet argent à l’abri.

T’étais ainsi Hadès, la suite de l’entreprise familiale. C’était bateau, mais t’as été éduqué comme ça. T’as fini par l’accepter Hadès, à te faire à cette idée. T’as fini par cesser d’espérer. T’as bien vu que le congé de ta mère était infiniment long, t’as bien vu que ta compagnie était loin d’être pour elle agréable. T’as vite compris, au fond, combien tu pesais dans ce monde. Comprendre ça dès l’enfance, ça fait mal, mais ça t’a rendu plus fort. Il aura juste fallu quelques années de plus avant que tu découvres ce à quoi t’aspirais. Ca a commencé tôt, ta prise de conscience, peut-être parce que t’avais cette intelligence que peu avaient. Génie, c’était le moment - et t’as gardé cette esprit de compétition de ton père, t’as gardé cette envie de tout surpasser.

C’est comme ça que t’as arrêté d’aller en cours. Quel âge t’avais à l’époque, t’en sais rien. Tout ce que tu savais, c’est que l’enseignement scolaire à cet âge-là ne pouvait rien t’apporter. Trop intelligent. Trop mature. T’as tout laissé tomber, ces stupidités répétées, ces moqueries sur le type différent que tu étais. L’intégration ça avait jamais été ton truc, on t’avait jamais appris à aimer ou à communiquer. T’étais la tête de turque, le type sans force qui parvenait même pas à lever le regard pour regarder leurs poings te frapper. Au fond, ça t’était bien égal, t’avais depuis longtemps accepté à quel point ton importance était insignifiante.

T’as passé des mois devant cet ordinateur, mais seulement quelques jours pour t’y faire à cet univers. Il était comme conçu pour toi - tous ces écrans, toutes ces données et ces jeux étaient comme un interminable berceau. Là-bas, tu revivais. Là-bas, tu sentais que tu avais de l’importance, quand tu voyais ton nom en haut des classements et entendais les éloges des autres joueurs. T’as pas tout arrêté d’un coup, mais t’as commencé par marcher avec ça. Ces compliments, cette réputation, cette grandeur. T’es devenu quelqu’un là-bas, t’as commencé à te faire un nom - et t’as fini par oublier l’école.

Seulement, dans le vrai monde, tout a dégringolé. Le génie pour qui on avait tant d’espérances est devenu une déception, l’héritier est devenu un raté, et on t’a remplacé. Il est sorti de nulle part, comme une solution de secours. Il avait seulement deux ans de moins que toi, mais on lui a tout confié. T’as appris que ton père avait couché avec une autre femme, que tes parents allaient divorcer. T’as appris que cet enfant cogitait depuis toutes ces années, que ton remplacement avait toujours été envisagé, comme si t’avais toujours été que le premier essai. Un brouillon.

T’aurais pu te révolter, t’aurais pu te battre et revenir dans la course - aurait-il seulement pu se battre contre un génie comme le tien ? T’aurais gagné sans problèmes, mais t’as vu ça comme un échappatoire, un moyen d’échapper à ces attentes et à cette pression - seulement, aucun amour ne t’attendait à la clé. Tu t’y étais fait, alors tu t’es juste réfugié dans les jeux vidéos. T’as continué de grandir, là-dedans, avec une solitude qui n’en était que grandissante. Et, tout d’un coup, tu n’étais plus rien. T’as perdu tout but, toute volonté, toute envie de continuer. C’est comme ça que c’est arrivé - t’as fermé les yeux, et ce nouveau monde est apparu. Comme une énorme boîte faite de blanc, il était vide, vide comme tu l’étais, vide de fond en comble. T’y es resté quelques heures ou quelques jours, à vrai dire, au bout d’un moment, même ton cerveau a arrêté de compter le temps que t’y a passé. Personne n’avait été là pour le remarquer - et quand enfin t’avais su désactiver ce pouvoir, tu savais que plus jamais tu ne pourrais rester immobile dans un endroit trop fermé.

Ce pouvoir a changé ta vie. T’en avais peur au début, ça a été un refuge - un monde idéaliste dont tu étais le Roi. T’en a créé des dizaines, des univers, t’en a visité un nombre incalculable, multiplié ton importance. C’était une illusion, mais au moins, ça t’a permit de tenir pendant un temps. Quand t’as réellement commencé à le maîtriser, t’as créé toutes sortes de choses. T’as visité des univers cultes, des films géniaux. T’as créé des jeux, dans lesquels tu n’avais cesse de gagner - et pourtant, t’en avais chié pour les inventer. Tu t’es hissé plus haut que n’importe qui, et, au sommet de la montagne, tu te sentais plus seul que jamais.

C’est à ce moment que Zelda est apparue.
La voisine d’en face, la gamine perdue - tu l’avais aperçu plusieurs fois, quelques regards sans jamais lui parler. Elle t’a paru sympa, t’es donc allée la voir - commencement banal d’une histoire merveilleuse. Au début c’était rien, juste une fille intelligente avec qui t’aimais passer du temps. Au début c’était rien de plus qu’une connaissance, et puis tu t’es rendu compte de son génie. Tu t’es rendu compte qu’elle n’était pas juste intelligente, mais brillante, encore plus que toi. C’est là que t’as compris que t’avais trouvé ton autre moitié - âme soeur, peut-être ? T’aurais jamais su mettre un mot sur votre relation, jamais pu trouver de terme pour la qualifier. Elle est devenue non seulement l’unique personne à pouvoir te défier, mais aussi la seule avec qui t’arrivais à parler.

Ca a duré des années. Des années à passer ensemble, à jouer, toutes sortes de jeux dans lesquels vous étiez les meilleurs. Vous n’aviez pas de nom, pas de pseudo à vous donner, juste quelques leçons pour les noobs que vous croisiez chaque jour. Et c’est devenu lassant, malgré tous ces jeux que ton argent pouvait vous payer - c’est devenu lassant, alors t’as fini par l’emmener dans cet autre monde, dans ces jeux que t’avais inventé. Elle s’est révélé forte, imbattable, et rien n’était plus amusant que ces parties l’un contre l’autre. Pourtant, le résultat était connu car chacun avait son domaine, mais rien n’y changeait. Vous êtes devenus proches, proches pour vos ressemblances et pour vos secrets - proches plus que quiconque. Ce n’était pas de l’amour, c’était bien au-delà.

T’as reçu la lettre de Prismver peu après, et tu l’as décliné. Tu savais que Zelda avait un don, et t’as attendu qu’il se manifeste avant de finalement accepter l’invitation. T’auras attendu, mais t’y auras finalement été - 17 ans, entrant au pensionnat Prismver.

T’as construit ta légende, la légende du mec qui ne perd jamais. T’étais une brêle en sport, faible comme tout, mais devant les écrans t’étais le Roi. Vous étiez les Rois. Toujours en duo avec Zelda, inséparables, de la nuit jusqu’en cours. Et puis, cette légende s’est propagée, connue de tous, et vous êtes devenus quelqu’un. La classe A, la hauteur, t’a donné cette fierté. Votre réputation, cette invincibilité dans les jeux intellectuels, t’a rendu encore plus fier. T’a donné encore plus d’identité. Vous êtes tous deux renais, ensemble.
Throughout human history, we have been dependent on machines to survive.

Gautier, 17 ans bientôt 18, toujours le même, 5ème compte.




Dernière édition par Admin le Dim 14 Aoû - 20:26, édité 1 fois
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GAUTIER SENPAI
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MessageSujet: Re: Hadès O. Stone   Dim 14 Aoû - 15:51

❝ i miss the taste of a sweeter life
i miss the conversation
C’était plus simple avant, Hadès. C’était plus simple quand ta vie n’était composée que d’un voile de bonheur et de cette cécité sans bornes. C’était simple quand tu voyais que la sincérité dans ces regards qu’on daignait t’accorder, quand t’envisageais même pas l’éventualité d’un mensonge derrière ce jeu si bien mené. C’était bien mieux avant parce que t’avais bien à t’inquiéter de l’autre côté, du revers de la pièce que tes yeux refusaient de remarquer. “C’est mieux ainsi” c’est que ce t’aimerais te dire pour te prouver que t’es pas juste parano. “Je vois enfin la réalité comme elle est” bien maigre compensation pour ton bonheur qui ne reviendra jamais.

T’aimerais voir les choses comme avant parfois, ça t’épargnerait tellement de souffrances. T’aimerais vraiment ne plus avoir à hésiter avant de rendre les sourires, ne plus observer, te contenter de regarder. T’aimerais que les choses soient plus faciles dans ta tête, y croire de nouveau, parce qu’entâcher ton bonheur de quelques mensonges c’est déjà mieux que ne plus le voir du tout. C’est le doute qui te fait du mal, le doute qui fait du mal aux autres, le doute qui t’empêche de t’envoler pour prévoir la chute qui viendrait après.

Les yeux éteints et le visage fermé, c’est comme ça que t’as choisi d’avancer. T’y crois plus Hadès, ça t’empêche pas de continuer à essayer, à combler ce besoin que ta solitude a réveillé. T’as besoin des autres maintenant, même si t’arrives pas à l’assumer. T’as besoin d’amour, t’as besoin de ces liens que t’as si longtemps rejeté. Pourquoi faire au fond ? Pour mieux en douter ? Sans doute parce que t’as trop d’amour à donner. On la voit là ta peur, celle d’être abandonné, on la voit bien ta peur, qu’on ne te rende pas ce que t’as tant de mal à donner. Vas-y Hadès, va réclamer cet amour pour mieux le briser.

Elle est où ta fierté de A ? Elle est où ta fierté d’invincibilité ? C’est secondaire tout ça, il t’a fallu perdre ton unique lien pour le comprendre. Alors au fond, tu cherches ce que sans doute personne n’est en mesure de te donner. C’est ça Hadès, parce que toi t’es prêt à tout sacrifier, parce que pour toi, personne saurait agir comme toi tu le pourrais. T’avances sans savoir que tes propres doutes bloquent ce lien rêvé auquel t’essaies désespérément de t’accrocher. C’est ça ta vie, alors tu t’efforces de détester et de conserver ta fierté violette pour te donner une raison d’exister.

C’est comme ça à présent Hadès, alors vis pour essayer de vivre.


1m80 - cheveux bruns (colorisation rouge) - yeux bleus - lentilles rouges - corpulence fine.

T’avais les cheveux rouges de la passion, les yeux écarlates des flammes infernales. T’avais cette apparence intimidante et ce regard si puissant. T’avais le look rougeoyé par ta propre colère, parce que ça n’avait pas toujours été ainsi. T’avais été différent autre fois, t’avais eu ce soupçon de normalité avant de tomber dans cette folie. Cette chevelure emmêlée, ce buisson capillaire de couleur brune, surplombant un visage aux traits fins mais marqués. C’est vrai, t’avais toujours eu ce regard déterminé, cette volonté au plus profond de tes iris bleutés - donnant cette incontournable impression de force.

Ce regard t’avait rejoint très tôt, ce visage à l’impression de force, à l’air indestructible. Tu semblais intouchable Hadès, quand le marbre venait transformer les traits de ce visage. Certains avaient peur de toi, d’autres attendaient qu’un sourire narquois se forme pour ressentir ce sentiment. Ces yeux enflammés, lentilles superposées sur tes iris à l’image de l’océan, ne te quittaient jamais. Tu sais pas par quel besoin t’avais voulu faire ça, mais tu trouvais que ça t’allait bien. T’avais toujours aimé le rouge, symbole de la passion qui t’animait. Passion envers les jeux vidéos, envers le virtuel.

Bouche fine, nez sans forme marquante et un sens de l’audition à l’image des oreilles-même : parfait. Tu faisais parti du rare pourcentage de jeunes exemptes de boutons, et ça te rendait fier - peut-être une nouvelle raison de te voir au-dessus des autres, tant elles se faisaient rares. Au fond, c’était peut-être l’unique chose que tu te permettais d’aimer chez toi. Bien que ton apparence n’avait jamais fait parti de tes préoccupations, qui n’y accordait pas un minimum d’attention ? En dehors des quelque regards blasés jetés à ton propre reflet, toi. Pas une once de sport, pas un jour d’efforts. Affalé derrière le PC à grignoter toutes sortes de cochonneries, assis derrière un écran à délaisser le corps au profit du cerveau.

Ca t’a jamais réussi ce genre de choses. T’as toujours été celui qui prenait le portail plutôt que passer par dessus la barrière, celui qui parvenait pas malgré tout effort à grimper sur ces putains de barre parallèles. T’as jamais été taillé pour ça Hadès, t’as tout de suite su que les muscles étaient dans la cervelle. Tu t’en moquais au fond, t’es heureux comme t’es. Peut-être que c’est injuste que tu sois aussi fin sans sport et avec tant de bouffe, mais tu t’en moques. Taille moyenne, corpulence respectable. Que demander de plus ?


Girl eating apple
Est une légende à Prismver ∆ Dingue de jeux vidéos ∆ N’a jamais perdu ∆ Tout le monde sait qu’il est imbattable sans connaître sa véritable identité ∆ Enfin si mais personne le croit ∆ Il a trop une tête de boloss pour ça ∆ Génie surdoué ∆ Pense à toutes les options possibles d’un jeu avant d’accepter un défi ∆ Joue toujours en duo avec Zelda ∆ A essayé toute sorte de jeux, même les simulations de romance ∆ Grosse merde en sport ∆ Aucun sens de la finesse ou de la littérature ∆ Excellent en maths ∆ Calcule des choses anodines en utilisant les statistiques ∆ Est toujours avec Zelda ∆ N’est pas vraiment sorti de sa chambre au cours de sa vie.
Girl eating apple
C'est une étincelle au début. Des pensées, un rêve, une illusion. C'est une utopie enfantine, les désirs d'un gosse, quelque chose qu'on vous fait oublier dès l'enfance. C'est un monde parallèle, un jardin secret, une chambre forte, un refuge. Hadès il l'a pas découvert de suite, son don. Il devait avoir 10, ou peut-être 11 ans. Il sait plus trop, il faut dire qu'aller dans un monde parallèle n'a pas été la chose la plus bizarre qu'il ait fait. Le monde qu'il a visité n'a pas été le monde le plus bizarre qu'il ait connu. C'est pour ça que ses mondes ont toujours été étranges, hors d'une logique normale. Un grand échiquier, un monde à l'envers, un monde bleu, un monde fait de bonbons - côté enfantin. Parfois il s'y réveillait, d'autres fois il s'y retrouvait en passant une porte. C'était des mondes de rêve, des mondes de bonheur. C'était des mondes idéalistes, schémas de perfection, symbole d'une innocence. Et puis, ça s'est transformé - c'est devenu un monde de guerre, un monde cruel à mesure que la vie lui ôtait son innocence d'enfant. Il a connu la peur dans ses différents mondes, il s'est mit à les haïr. Et puis, il a fini par maîtriser son don, il a fini par apprendre le fonctionnement. De fond en comble. Il a su quand le faire apparaître, quand le réprimer. Il a su confectionner ses mondes, il a su y emmener des gens. Il a su en sortir, il a su les aimer.
Le pouvoir du monde parallèle est très simple à comprendre, à utiliser. Hadès l’a perfectionné, tant et si bien qu’il n’a besoin que de quelques instants de concentration - il n’y a pas de portail, pas d’étincelle, pas d’indice de la destination. Il peut vous faire disparaître, en un instant, avec lui, dans le monde de ses rêves. Il lui suffit de penser, de peaufiner chacun des détails de cette autre dimension. Il serait capable de vous faire apparaître dans un Temple Jedi ou dans la Matrice s’il le voulait - rien ne lui empêche de s’inspirer d’un univers ou d’un autre. Il fonctionne sur une zone, emporte toutes les personnes qui s’y trouvent sans exception - que vous soyez 5 ou 50, la consommation d’énergie est la même : cette dernière dépend de la taille de la zone et non pas du nombre de personnes.  
NOM •• Stone.

PRÉNOMS •• Hadès, Orphée.

ÂGE •• 20 ans, né le 30 octobre.

CLASSE •• S. (ancien A)

NATIONALITÉ •• Anglais.

ANCIENNETÉ •• 3 ans.

POUVOIR •• Monde Parallèle.
MONDE PARALLÈLE; Hadès est capable de créer un monde parallèle selon ce qu'il désire. Il a juste à penser à ce qu'il veut créer et les gens seront transportés dans le monde en question. Ce n'est pas une illusion mais un vrai monde, il peut même y créer des "PNJ" à l'image des personnes réelles. Le soucis, c'est la fabuleuse consommation d'énergie de ce pouvoir, malgré sa maîtrise quasi-parfaite. De plus, il ne peut créer qu'un monde à la fois.


the maps that leads to you;

T’étais pas capable de dire quand le monde avait commencé à disparaître. Peut-être que ça avait commencé dès ta tendre enfance dès ta tendre enfance, dès lors que que t’avais délaissé certaines choses aux profits de meilleures. C’est ton histoire Hadès, l’histoire d’un gamin sans sourire à qui on avait donné le nom du dieu des enfers. T’étais comme ça Hadès, différent jusqu’au bout des ongles, rejeté jusque dans son nom. Tes parents l’ont vu de suite, ce regard de braise, ce visage fermé et sombre. Ils ont vu, au-delà de ces traits doux, et pas parce qu’ils étaient parents. Non, ils avaient bien avant ta naissance abandonné cette idée d’empathie et d’amour - t’étais rien de plus qu’une suite dans l’idée, qu’un héritier pour foutre cet argent à l’abri.

T’étais ainsi Hadès, la suite de l’entreprise familiale. C’était bateau, mais t’as été éduqué comme ça. T’as fini par l’accepter Hadès, à te faire à cette idée. T’as fini par cesser d’espérer. T’as bien vu que le congé de ta mère était infiniment long, t’as bien vu que ta compagnie était loin d’être pour elle agréable. T’as vite compris, au fond, combien tu pesais dans ce monde. Comprendre ça dès l’enfance, ça fait mal, mais ça t’a rendu plus fort. Il aura juste fallu quelques années de plus avant que tu découvres ce à quoi t’aspirais. Ca a commencé tôt, ta prise de conscience, peut-être parce que t’avais cette intelligence que peu avaient. Génie, c’était le moment - et t’as gardé cette esprit de compétition de ton père, t’as gardé cette envie de tout surpasser.

C’est comme ça que t’as arrêté d’aller en cours. Quel âge t’avais à l’époque, t’en sais rien. Tout ce que tu savais, c’est que l’enseignement scolaire à cet âge-là ne pouvait rien t’apporter. Trop intelligent. Trop mature. T’as tout laissé tomber, ces stupidités répétées, ces moqueries sur le type différent que tu étais. L’intégration ça avait jamais été ton truc, on t’avait jamais appris à aimer ou à communiquer. T’étais la tête de turque, le type sans force qui parvenait même pas à lever le regard pour regarder leurs poings te frapper. Au fond, ça t’était bien égal, t’avais depuis longtemps accepté à quel point ton importance était insignifiante.

T’as passé des mois devant cet ordinateur, mais seulement quelques jours pour t’y faire à cet univers. Il était comme conçu pour toi - tous ces écrans, toutes ces données et ces jeux étaient comme un interminable berceau. Là-bas, tu revivais. Là-bas, tu sentais que tu avais de l’importance, quand tu voyais ton nom en haut des classements et entendais les éloges des autres joueurs. T’as pas tout arrêté d’un coup, mais t’as commencé par marcher avec ça. Ces compliments, cette réputation, cette grandeur. T’es devenu quelqu’un là-bas, t’as commencé à te faire un nom - et t’as fini par oublier l’école.

Seulement, dans le vrai monde, tout a dégringolé. Le génie pour qui on avait tant d’espérances est devenu une déception, l’héritier est devenu un raté, et on t’a remplacé. Il est sorti de nulle part, comme une solution de secours. Il avait seulement deux ans de moins que toi, mais on lui a tout confié. T’as appris que ton père avait couché avec une autre femme, que tes parents allaient divorcer. T’as appris que cet enfant cogitait depuis toutes ces années, que ton remplacement avait toujours été envisagé, comme si t’avais toujours été que le premier essai. Un brouillon.

T’aurais pu te révolter, t’aurais pu te battre et revenir dans la course - aurait-il seulement pu se battre contre un génie comme le tien ? T’aurais gagné sans problèmes, mais t’as vu ça comme un échappatoire, un moyen d’échapper à ces attentes et à cette pression - seulement, aucun amour ne t’attendait à la clé. Tu t’y étais fait, alors tu t’es juste réfugié dans les jeux vidéos. T’as continué de grandir, là-dedans, avec une solitude qui n’en était que grandissante. Et, tout d’un coup, tu n’étais plus rien. T’as perdu tout but, toute volonté, toute envie de continuer. C’est comme ça que c’est arrivé - t’as fermé les yeux, et ce nouveau monde est apparu. Comme une énorme boîte faite de blanc, il était vide, vide comme tu l’étais, vide de fond en comble. T’y es resté quelques heures ou quelques jours, à vrai dire, au bout d’un moment, même ton cerveau a arrêté de compter le temps que t’y a passé. Personne n’avait été là pour le remarquer - et quand enfin t’avais su désactiver ce pouvoir, tu savais que plus jamais tu ne pourrais rester immobile dans un endroit trop fermé.

Ce pouvoir a changé ta vie. T’en avais peur au début, ça a été un refuge - un monde idéaliste dont tu étais le Roi. T’en a créé des dizaines, des univers, t’en a visité un nombre incalculable, multiplié ton importance. C’était une illusion, mais au moins, ça t’a permit de tenir pendant un temps. Quand t’as réellement commencé à le maîtriser, t’as créé toutes sortes de choses. T’as visité des univers cultes, des films géniaux. T’as créé des jeux, dans lesquels tu n’avais cesse de gagner - et pourtant, t’en avais chié pour les inventer. Tu t’es hissé plus haut que n’importe qui, et, au sommet de la montagne, tu te sentais plus seul que jamais.

C’est à ce moment que Zelda est apparue.
La voisine d’en face, la gamine perdue - tu l’avais aperçu plusieurs fois, quelques regards sans jamais lui parler. Elle t’a paru sympa, t’es donc allée la voir - commencement banal d’une histoire merveilleuse. Au début c’était rien, juste une fille intelligente avec qui t’aimais passer du temps. Au début c’était rien de plus qu’une connaissance, et puis tu t’es rendu compte de son génie. Tu t’es rendu compte qu’elle n’était pas juste intelligente, mais brillante, encore plus que toi. C’est là que t’as compris que t’avais trouvé ton autre moitié - âme soeur, peut-être ? T’aurais jamais su mettre un mot sur votre relation, jamais pu trouver de terme pour la qualifier. Elle est devenue non seulement l’unique personne à pouvoir te défier, mais aussi la seule avec qui t’arrivais à parler.

Ca a duré des années. Des années à passer ensemble, à jouer, toutes sortes de jeux dans lesquels vous étiez les meilleurs. Vous n’aviez pas de nom, pas de pseudo à vous donner, juste quelques leçons pour les noobs que vous croisiez chaque jour. Et c’est devenu lassant, malgré tous ces jeux que ton argent pouvait vous payer - c’est devenu lassant, alors t’as fini par l’emmener dans cet autre monde, dans ces jeux que t’avais inventé. Elle s’est révélé forte, imbattable, et rien n’était plus amusant que ces parties l’un contre l’autre. Pourtant, le résultat était connu car chacun avait son domaine, mais rien n’y changeait. Vous êtes devenus proches, proches pour vos ressemblances et pour vos secrets - proches plus que quiconque. Ce n’était pas de l’amour, c’était bien au-delà.

T’as reçu la lettre de Prismver peu après, et tu l’as décliné. Tu savais que Zelda avait un don, et t’as attendu qu’il se manifeste avant de finalement accepter l’invitation. T’auras attendu, mais t’y auras finalement été - 17 ans, entrant au pensionnat Prismver.

T’as construit ta légende, la légende du mec qui ne perd jamais. T’étais une brêle en sport, faible comme tout, mais devant les écrans t’étais le Roi. Vous étiez les Rois. Toujours en duo avec Zelda, inséparables, de la nuit jusqu’en cours. Et puis, cette légende s’est propagée, connue de tous, et vous êtes devenus quelqu’un. La classe A, la hauteur, t’a donné cette fierté. Votre réputation, cette invincibilité dans les jeux intellectuels, t’a rendu encore plus fier. T’a donné encore plus d’identité. Vous êtes tous deux renais, ensemble.

• Si le personnage a entre 18 et 21 ans, sa filière : Informatique.
• Si le personnage a entre 18 et 21 ans, ses 5 matières choisies : Maîtrise du pouvoir, biologie, mathématiques, littérature, Histoire/géo

a vision of ecstasy
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moi c'est gau', j'ai 6 autres comptes sur le forum alors je vais pas épiloguer là-dessus. Ceci est une refonte de Hadès, suite au RP avec Zelda. J'ai 18 ans, je suis un homme, j'aime les femmes, j'ai connu le forum grâce à Liam et Aslinn et je suis ici depuis 2 ans. Ce magnifique code vient de Vic, tu touches pas.
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MessageSujet: Re: Hadès O. Stone   Dim 14 Aoû - 20:26

HADÈS ORPHÉE STONE
Can your hear the sound of drums ?
C'est une étincelle au début. Des pensées, un rêve, une illusion. C'est une utopie enfantine, les désirs d'un gosse, quelque chose qu'on vous fait oublier dès l'enfance. C'est un monde parallèle, un jardin secret, une chambre forte, un refuge. Hadès il l'a pas découvert de suite, son don. Il devait avoir 10, ou peut-être 11 ans. Il sait plus trop, il faut dire qu'aller dans un monde parallèle n'a pas été la chose la plus bizarre qu'il ait fait. Le monde qu'il a visité n'a pas été le monde le plus bizarre qu'il ait connu. C'est pour ça que ses mondes ont toujours été étranges, hors d'une logique normale. Un grand échiquier, un monde à l'envers, un monde bleu, un monde fait de bonbons - côté enfantin. Parfois il s'y réveillait, d'autres fois il s'y retrouvait en passant une porte. C'était des mondes de rêve, des mondes de bonheur. C'étaient des mondes idéalistes, schémas de perfection, symboles d'une innocence. Et puis, ça s'est transformé - c'est devenu un monde de guerre, un monde cruel à mesure que la vie lui ôtait son innocence d'enfant. Il a connu la peur dans ses différents mondes, il s'est mit à les haïr. Et puis, il a fini par maîtriser son don, il a fini par apprendre le fonctionnement. De fond en comble. Il a su quand le faire apparaître, quand le réprimer. Il a su confectionner ses mondes, il a su y emmener des gens. Il a su en sortir, il a su les aimer. Le pouvoir du monde parallèle est très simple à comprendre, à utiliser. Hadès l’a perfectionné, tant et si bien qu’il n’a besoin que de quelques instants de concentration - il n’y a pas de portail, pas d’étincelle, pas d’indice de la destination. Il peut vous faire disparaître, en un instant, avec lui, dans le monde de ses rêves. Il lui suffit de penser, de peaufiner chacun des détails de cette autre dimension. Il serait capable de vous faire apparaître dans un Temple Jedi ou dans la Matrice s’il le voulait - rien ne lui empêche de s’inspirer d’un univers ou d’un autre. Il fonctionne sur une zone, emporte toutes les personnes qui s’y trouvent sans exception - que vous soyez 5 ou 50, la consommation d’énergie est la même : cette dernière dépend de la taille de la zone et non pas du nombre de gens présents.

Effets secondaires : La fatigue, bien sûr, ainsi que d'énormes maux de tête (étant donné la concentration que ça demande.) et le don peut se retourner contre lui s'il perd le contrôle de ses émotions (crise d'angoisse par exemple.) et ce, pas seulement durant l'utilisation du pouvoir, mais dans sa vie de tous les jours.
Dingue de jeux vidéos •• N’a jamais perdu •• Il y a une légende à Prismver à ce sujet-là •• Pense à toutes les options possibles d’un jeu avant d’accepter un défi •• A essayé toute sorte de jeux, même les simulations de romance •• Ne sort jamais de sa chambre •• N'aime pas parler avec les autres •• Ni le soleil •• Très lunatique •• Capable de vous agresser comme de vous taper la discussion •• Adore les maths •• Calcule des choses anodines avec •• Ne supporte pas qu'on le juge •• Mais apprécie les gens avec du culot •• Dispose de quelques notions de français •• Très fan du Japon •• Ses t-shirts sont à motif de jeux vidéo •• S'estime supérieur à tous •• Ne suit aucune logique précise •• Ex-leader des A •• Se jugeait trop précieux pour se consacrer aux violets •• Méprise les rouges •• N'a aucun but précis •• Bosse en duo avec Nova •• Ses cheveux sont teintés en rouge/violet étrange •• Grosse brêle au niveau physique et en sport •• Se sert de son pouvoir sur autrui •• Membre du club de jeux vidéo •• Respecte les adultes malgré ses mauvaises actions •• Vient en cours avec les A •• Nul en littérature et tout ce qui concerne l'empathie et le ressenti •• Aucune finesse •• Excellent en maths •• Calcule des choses anodines en utilisant les statistiques •• S'exprime d'une façon plutôt chelou quand il calcule •• Peur bleue de la foule et des contacts •• Ne supporte pas le soleil.
NOM Stone.

PRÉNOMS Hadès, Orphée.

ÂGE 20 ans, né le 30 octobre.

CLASSE S (officiellement en A).

ANNÉE 9ème année.

NATIONALITÉ Anglais.

ANCIENNETÉ 3 ans.

POUVOIR Monde parallèle.
La première chose dont on est sûr quand on fréquente Hadès, c'est que si tout le monde était comme lui, on serait dans la grosse merde. Il est détestable Hadès, il n'a aucun scrupule à le faire comprendre. C'était ce qu'il a fait, longtemps, c'est ce qu'il a prétendu être. C'est l'arrogance qui était la première de ses caractéristiques, et il prétendait qu'elle ne l'aveuglait pas, perdu dans ses propres mensonges. Longtemps il s'est laissé bercer par ses propres illusions, prenant les gens de haut, les méprisant - et son visage à lui seul témoignant de l'entièreté de sa folie Parce qu’au fond, il n'était pas spécialement meilleur, pas spécialement plus fort que vous. C'était peut-être même le contraire - aucune capacité physique, aucune performance au-delà du qualificatif de pathétique. Il compensait, car après tout, son amour de la compétition suffisait à garder son estime - Hadès n’avait peut-être qu’une corde à son arc, mais elle était indestructible. Hadès s’est résolu, il a cessé de s’identifier à ce héros courageux que nous admirons tous, il a cessé de voir son monde tourner autour du bien. Il est devenu le méchant de l’histoire, celui qui pourrit la vie des bons et qui fuit devant la confrontation. Il n’avait pas besoin d’être une bonne personne, juste de gagner comme il l’a toujours fait.

Il ne lui fallait que ça, mais il a fallu que ça disparaisse, pas vrai ? Tout a volé en éclats, te laissant avec la pensée cruelle que c’était plus simple avant. C’était plus simple quand ta vie n’était composée que d’un voile de bonheur et de cette cécité sans bornes. C’était simple quand tu ne voyais que la sincérité dans ces regards qu’on daignait t’accorder, quand t’envisageais même pas l’éventualité d’un mensonge derrière ce jeu si bien mené. C’était bien mieux avant parce que t’avais bien à t’inquiéter de l’autre côté, du revers de la pièce que tes yeux refusaient de remarquer. "C’est mieux ainsi" c’est que ce t’aimerais te dire pour te prouver que t’es pas juste parano. "Je vois enfin la réalité comme elle est" bien maigre compensation pour ton bonheur qui ne reviendra jamais. T'aimerais voir les choses comme avant parfois, ça t’épargnerait tellement de souffrances. T’aimerais vraiment ne plus avoir à hésiter avant de rendre les sourires, ne plus observer, te contenter de regarder. T’aimerais que les choses soient plus faciles dans ta tête, y croire de nouveau, parce qu’entâcher ton bonheur de quelques mensonges c’est déjà mieux que ne plus le voir du tout.

C’est le doute qui te fait du mal, le doute qui fait du mal aux autres, le doute qui t’empêche de t’envoler pour prévoir la chute qui viendrait après. Les yeux éteints et le visage fermé, c’est comme ça que t’as choisi d’avancer. Vivre pour essayer de vivre. Assumant ta faiblesse comme pour tenter de l'atténuer. Mais ça ne servait à rien, et ce sont les événements qui ont fini par te le faire comprendre. Elle est où ta fierté d’invincibilité ? La revoilà Hadès. C'est certainement pas secondaire ; c'est l'unique chose qui te maintient dans ce monde désespéré. T'as décidé d'arrêter de croire en l'idée stupide que les choses puissent s'arranger ; ton monde a toujours été différent, infiniment plus cruel, et c'est cette vie que t'as choisi de mener. Cesse les bêtises sentimentales ; retourne dans cette bulle cruelle qui te définit vraiment.
T’avais les cheveux rouges de la passion, les yeux écarlates des flammes infernales. T’avais cette apparence intimidante et ce regard si puissant. T’avais le look rougeoyé par ta propre colère, parce que ça n’avait pas toujours été ainsi. T’avais été différent autre fois, t’avais eu ce soupçon de normalité avant de tomber dans cette folie. Cette chevelure emmêlée, ce buisson capillaire de couleur brune, surplombant un visage aux traits fins mais marqués. C’est vrai, t’avais toujours eu ce regard déterminé, cette volonté au plus profond de tes iris bleutés - donnant cette incontournable impression de force.

TAILLE 1m80.
COULEUR DES CHEVEUX Bordeaux.
COULEUR DES YEUX Terre de sienne.

Ce regard t’avait rejoint très tôt, ce visage à l’impression de force, à l’air indestructible. Tu semblais intouchable Hadès, quand le marbre venait transformer les traits de ce visage. Certains avaient peur de toi, d’autres attendaient qu’un sourire narquois se forme pour ressentir ce sentiment. Ces yeux enflammés, lentilles superposées sur tes iris à l’image de l’océan, ne te quittaient jamais. Tu sais pas par quel besoin t’avais voulu faire ça, mais tu trouvais que ça t’allait bien. T’avais toujours aimé le rouge, symbole de la passion qui t’animait. Passion envers les jeux vidéos, envers le virtuel.

STYLE VESTIMENTAIRE Simple, hauts à motifs.
SIGNES DISTINCTIFS Rien de spécifique.
REGARD D'AUTRUI Apeuré ? Intimidé ? Respectueux ?

Bouche fine, nez sans forme marquante et un sens de l’audition à l’image des oreilles-même : parfait. Tu faisais parti du rare pourcentage de jeunes exemptes de boutons, et ça te rendait fier - peut-être une nouvelle raison de te voir au-dessus des autres, tant elles se faisaient rares. Au fond, c’était peut-être l’unique chose que tu te permettais d’aimer chez toi. Bien que ton apparence n’avait jamais fait parti de tes préoccupations, qui n’y accordait pas un minimum d’attention ? En dehors des quelque regards blasés jetés à ton propre reflet, toi. Pas une once de sport, pas un jour d’efforts. Affalé derrière le PC à grignoter toutes sortes de cochonneries, assis derrière un écran à délaisser le corps au profit du cerveau.

Ça t’a jamais réussi ce genre de choses. T’as toujours été celui qui prenait le portail plutôt que passer par dessus la barrière, celui qui parvenait pas malgré tout effort à grimper sur ces putains de barre parallèles. T’as jamais été taillé pour ça Hadès, t’as tout de suite su que les muscles étaient dans la cervelle. Tu t’en moquais au fond, t’es heureux comme t’es. Peut-être que c’est injuste que tu sois aussi fin sans sport et avec tant de bouffe, mais tu t’en moques. Taille moyenne, corpulence respectable. Que demander de plus ?
T’étais pas capable de dire quand le monde avait commencé à disparaître. Peut-être que ça avait commencé dès ta tendre enfance dès ta tendre enfance, dès lors que que t’avais délaissé certaines choses aux profits de meilleures. C’est ton histoire Hadès, l’histoire d’un gamin sans sourire à qui on avait donné le nom du dieu des enfers. T’étais comme ça Hadès, différent jusqu’au bout des ongles, rejeté jusque dans son nom. Tes parents l’ont vu de suite, ce regard de braise, ce visage fermé et sombre. Ils ont vu, au-delà de ces traits doux, et pas parce qu’ils étaient parents. Non, ils avaient bien avant ta naissance abandonné cette idée d’empathie et d’amour - t’étais rien de plus qu’une suite dans l’idée, qu’un héritier pour foutre cet argent à l’abri.

T’étais ainsi Hadès, la suite de l’entreprise familiale. C’était bateau, mais t’as été éduqué comme ça. T’as fini par l’accepter Hadès, à te faire à cette idée. T’as fini par cesser d’espérer. T’as bien vu que le congé de ta mère était infiniment long, t’as bien vu que ta compagnie était loin d’être pour elle agréable. T’as vite compris, au fond, combien tu pesais dans ce monde. Comprendre ça dès l’enfance, ça fait mal, mais ça t’a rendu plus fort. Il aura juste fallu quelques années de plus avant que tu découvres ce à quoi t’aspirais. Ca a commencé tôt, ta prise de conscience, peut-être parce que t’avais cette intelligence que peu avaient. Génie, c’était le moment - et t’as gardé cette esprit de compétition de ton père, t’as gardé cette envie de tout surpasser.

C’est comme ça que t’as arrêté d’aller en cours. Quel âge t’avais à l’époque, t’en sais rien. Tout ce que tu savais, c’est que l’enseignement scolaire à cet âge-là ne pouvait rien t’apporter. Trop intelligent. Trop mature. T’as tout laissé tomber, ces stupidités répétées, ces moqueries sur le type différent que tu étais. L’intégration ça avait jamais été ton truc, on t’avait jamais appris à aimer ou à communiquer. T’étais la tête de turque, le type sans force qui parvenait même pas à lever le regard pour regarder leurs poings te frapper. Au fond, ça t’était bien égal, t’avais depuis longtemps accepté à quel point ton importance était insignifiante.

T’as passé des mois devant cet ordinateur, mais seulement quelques jours pour t’y faire à cet univers. Il était comme conçu pour toi - tous ces écrans, toutes ces données et ces jeux étaient comme un interminable berceau. Là-bas, tu revivais. Là-bas, tu sentais que tu avais de l’importance, quand tu voyais ton nom en haut des classements et entendais les éloges des autres joueurs. T’as pas tout arrêté d’un coup, mais t’as commencé par marcher avec ça. Ces compliments, cette réputation, cette grandeur. T’es devenu quelqu’un là-bas, t’as commencé à te faire un nom - et t’as fini par oublier l’école.

Seulement, dans le vrai monde, tout a dégringolé.

Le génie pour qui on avait tant d’espérances est devenu une déception, l’héritier est devenu un raté, et on t’a remplacé. Il est sorti de nulle part, comme une solution de secours. Il avait seulement deux ans de moins que toi, mais on lui a tout confié. T’as appris que ton père avait couché avec une autre femme, que tes parents allaient divorcer. T’as appris que cet enfant cogitait depuis toutes ces années, que ton remplacement avait toujours été envisagé, comme si t’avais toujours été que le premier essai. Un brouillon.

T’aurais pu te révolter, t’aurais pu te battre et revenir dans la course - aurait-il seulement pu se battre contre un génie comme le tien ? T’aurais gagné sans problèmes, mais t’as vu ça comme un échappatoire, un moyen d’échapper à ces attentes et à cette pression - seulement, aucun amour ne t’attendait à la clé. Tu t’y étais fait, alors tu t’es juste réfugié dans les jeux vidéos. T’as continué de grandir, là-dedans, avec une solitude qui n’en était que grandissante. Et, tout d’un coup, tu n’étais plus rien. T’as perdu tout but, toute volonté, toute envie de continuer. C’est comme ça que c’est arrivé - t’as fermé les yeux, et ce nouveau monde est apparu. Comme une énorme boîte faite de blanc, il était vide, vide comme tu l’étais, vide de fond en comble. T’y es resté quelques heures ou quelques jours, à vrai dire, au bout d’un moment, même ton cerveau a arrêté de compter le temps que t’y a passé. Personne n’avait été là pour le remarquer - et quand enfin t’avais su désactiver ce pouvoir, tu savais que plus jamais tu ne pourrais rester immobile dans un endroit trop fermé.

Ce pouvoir a changé ta vie. T’en avais peur au début, ça a été un refuge - un monde idéaliste dont tu étais le Roi. T’en a créé des dizaines, des univers, t’en a visité un nombre incalculable, multiplié ton importance. C’était une illusion, mais au moins, ça t’a permit de tenir pendant un temps. Quand t’as réellement commencé à le maîtriser, t’as créé toutes sortes de choses. T’as visité des univers cultes, des films géniaux. T’as créé des jeux, dans lesquels tu n’avais cesse de gagner - et pourtant, t’en avais chié pour les inventer. Tu t’es hissé plus haut que n’importe qui, et, au sommet de la montagne, tu te sentais plus seul que jamais.

C’est à ce moment que Zelda est apparue.

La voisine d’en face, la gamine perdue - tu l’avais aperçu plusieurs fois, quelques regards sans jamais lui parler. Elle t’a paru sympa, t’es donc allée la voir - commencement banal d’une histoire merveilleuse. Au début c’était rien, juste une fille intelligente avec qui t’aimais passer du temps. Au début c’était rien de plus qu’une connaissance, et puis tu t’es rendu compte de son génie. Tu t’es rendu compte qu’elle n’était pas juste intelligente, mais brillante, encore plus que toi. C’est là que t’as compris que t’avais trouvé ton autre moitié - âme soeur, peut-être ? T’aurais jamais su mettre un mot sur votre relation, jamais pu trouver de terme pour la qualifier. Elle est devenue non seulement l’unique personne à pouvoir te défier, mais aussi bien plus que ça.

Ça a duré des années.

Des années à passer ensemble, à jouer, toutes sortes de jeux dans lesquels vous étiez les meilleurs. Vous n’aviez pas de nom, pas de pseudo à vous donner, juste quelques leçons pour les noobs que vous croisiez chaque jour. Et c’est devenu lassant, malgré tous ces jeux que ton argent pouvait vous payer - c’est devenu lassant, alors t’as fini par l’emmener dans cet autre monde, dans ces jeux que t’avais inventé. Elle s’est révélé forte, imbattable, et rien n’était plus amusant que ces parties l’un contre l’autre. Pourtant, le résultat était connu car chacun avait son domaine, mais rien n’y changeait. Vous êtes devenus proches, proches pour vos ressemblances et pour vos secrets - proches plus que quiconque.

Ce n’était pas de l’amour, c’était bien au-delà.

Un lien fraternel inexplicable et inégalable. T’as reçu la lettre de Prismver peu après, et tu l’as décliné. Tu savais que Zelda avait un don, et t’as attendu qu’il se manifeste avant de finalement accepter l’invitation. T’auras attendu, mais t’y auras finalement été - 17 ans, entrant au pensionnat Prismver.

T’as construit ta légende, la légende du mec qui ne perd jamais. T’étais une brêle en sport, faible comme tout, mais devant les écrans t’étais le Roi. Vous étiez les Rois. Toujours en duo avec Zelda, inséparables, de la nuit jusqu’en cours. Et puis, cette légende s’est propagée, connue de tous, et vous êtes devenus quelqu’un. La classe A, la hauteur, t’a donné cette fierté. Votre réputation, cette invincibilité dans les jeux intellectuels, t’a rendu encore plus fier. T’a donné encore plus d’identité. Vous êtes tous deux vivants, ensemble.

Everything ends. C'était pas ta devise pour rien. Il se trouve que, le premier Novembre de ce qui allait vite devenir la pire année de ta vie, lorsqu'une violente crise d'angoisse marquait la limite de ton ancienne vie au profit d'un bordel sans nom, tu ne te doutais pas de ce qui allait arriver. Quand on imagine même pas la défaite, on ne peut en prévoir les conséquences - et le jeu était peut-être toujours en cours mais son enjeu t'avait déjà été ôté. Tu ne te souviens pas de cette période en détail, d'un quotidien presque morbide étant donné l'omniprésence des pensées noires, de la faiblesse qui t'a rongé au point de t'en mener à des décisions idiotes. Bon sang, de tout ce temps, heureusement que Léocade était là - et lorsque, impulsifs et conquérants, vous avez enfilé les cravates dorées, tout ça semblait être une bonne idée. Non. Tout ça en était une.

Longtemps, tout ça en avait été une car rien n'était inaccessible à votre duo - mais le but ultime, la folie s'était atténuée. Tu ne saurais pas dire qui en est responsable - Cassiopée, Nova, Alexis, Josh, Isalynn, Faust, Joshua... il y a trop de noms et c'est bien ça le problème. Quelque part, tu en as assez de cette juridiction dorée et de tous les sacrifices qu'elle incombe, tu en a marre de ce présumé Ranker et de tout ce qu'il commande. Tu as envie de victoire. Et pour ça, il n'y a qu'une solution que tu es le seul à vouloir essayer.

• Si le personnage a entre 18 et 21 ans, sa filière : Informatique.
• Si le personnage a entre 18 et 21 ans, ses 5 matières choisies : Mathématiques, français, physique/chimie, économie/droit, japonais, cuisine.
J'ai 18 ans, je suis un homme, j'aime les femmes, j'ai connu le forum grâce à Liam et Aslinn et je suis ici depuis 2 ans. C'est une refonte de Hadès, mon compte principal, les autres étant Orest, Stephen et Felicia.

ft. Sora de No Game no Life.



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MessageSujet: Re: Hadès O. Stone   Dim 20 Aoû - 13:16

HADÈS ORPHÉE STONE

I see fire burning the trees
C'est une étincelle au début. Des pensées, un rêve, une illusion. C'est une utopie enfantine, les désirs d'un gosse, quelque chose qu'on vous fait oublier dès l'enfance. C'est un monde parallèle, un jardin secret, une chambre forte, un refuge. Hadès il l'a pas découvert de suite, son don. Il devait avoir 10, ou peut-être 11 ans. Il sait plus trop, il faut dire qu'aller dans un monde parallèle n'a pas été la chose la plus bizarre qu'il ait fait. Le monde qu'il a visité n'a pas été le monde le plus bizarre qu'il ait connu. C'est pour ça que ses mondes ont toujours été étranges, hors d'une logique normale. Un grand échiquier, un monde à l'envers, un monde bleu, un monde fait de bonbons - côté enfantin. Parfois il s'y réveillait, d'autres fois il s'y retrouvait en passant une porte. C'était des mondes de rêve, des mondes de bonheur. C'étaient des mondes idéalistes, schémas de perfection, symboles d'une innocence. Et puis, ça s'est transformé - c'est devenu un monde de guerre, un monde cruel à mesure que la vie lui ôtait son innocence d'enfant. Il a connu la peur dans ses différents mondes, il s'est mit à les haïr. Et puis, il a fini par maîtriser son don, il a fini par apprendre le fonctionnement.

Hadès a toujours eu du mal à différencier le réel de l'illusion, le vrai monde d'une réalité auxiliaire - et, en ce sens, son don l'a toujours effrayé. Il alterne les décors, joue avec l'univers pour tromper les certitudes - il ne peut attaquer directement les sens mais le réalisme de sa magie insuffle un doute si profond que son propre esprit a fini par en être la victime. Sujet à la folie, en proie à un scepticisme si grand que ses mots frappent d'autant plus les gens ; car il n'y a que lui pour connaître l'infinité de possibilités qu'offre son pouvoir.

De fond en comble. Il a su quand le faire apparaître, quand le réprimer. Il a su confectionner ses mondes, il a su y emmener des gens. Il a su en sortir, il a su les aimer. Le pouvoir du monde parallèle est très simple à comprendre, à utiliser. Hadès l’a perfectionné, tant et si bien qu’il n’a besoin que de quelques instants de concentration - il n’y a pas de portail, pas d’étincelle, pas d’indice de la destination. Il peut vous faire disparaître, en un instant, avec lui, dans le monde de ses rêves. Il lui suffit de penser, de peaufiner chacun des détails de cette autre dimension. Il serait capable de vous faire apparaître dans un Temple Jedi ou dans la Matrice s’il le voulait - rien ne lui empêche de s’inspirer d’un univers ou d’un autre. Il fonctionne sur une zone, emporte toutes les personnes qui s’y trouvent sans exception - que vous soyez 5 ou 50, la consommation d’énergie est la même : cette dernière dépend de la taille de la zone et non pas du nombre de gens présents.

C'est une arme terrible. Une aide potentielle. Une aire de jeu. Mais également pour lui un refuge.

Effets secondaires : La fatigue, bien sûr, ainsi que d'énormes maux de tête (étant donné la concentration que ça demande.) et le don peut se retourner contre lui s'il perd le contrôle de ses émotions (crise d'angoisse par exemple.) et ce, pas seulement durant l'utilisation du pouvoir, mais dans sa vie de tous les jours.
Accro aux jeux vidéos •• Il n'y a jamais perdu et fait l'objet d'une légende à Prismver à ce sujet-là •• Pense à toutes les options possibles d’une situation avant d’accepter un défi quelconque •• A essayé toute sorte de jeux, même les simulations de romance •• Qui sont d'ailleurs ses préférées •• Ne sort que rarement de sa chambre •• N'aime pas avoir trop de contacts avec les gens quand il n'est pas d'humeur •• Bien qu'il ait des périodes où il parle et sorte beaucoup •• Très lunatique, somme toute •• Déteste sortir quand il y a du soleil •• Capable d'agresser comme de taper la discussion à une personne •• Tout dépend de l'intérêt qu'il éprouve pour elle •• Adore les maths et calcule des choses anodines avec •• Déteste les matières d'analyse littéraire •• Dispose de quelques notions de langue française •• Très fan du Japon •• Ses t-shirts sont (presque) tous à motif de jeux vidéo / mangas / séries •• S'estime supérieur à quasiment tous, intellectuellement •• Ex-leader du mouvement "Pro-A" •• N'a aucun but précis •• S'intéresse à ce qui l'amuse, sans prise de parti précise •• N'a aucune endurance physique, sèche la plupart des cours d'EPS •• Membre du club de jeux vidéo •• Très respectueux avec les adultes •• Aucun tact ; il dit ce qu'il pense sans transition •• Craint les endroits avec trop de monde •• Déteste qu'on le touche, encore moins de façon affective.

NOM Stone.

PRÉNOMS Hadès, Orphée.

ÂGE 20 ans, né le 2 juin.

CLASSE De retour chez les A.

ANNÉE 9ème année.

NATIONALITÉ Anglais.

ANCIENNETÉ 3 ans.

POUVOIR Monde parallèle.
Si la sagesse de chaque personne se comptait via l'expérience accumulée au cours de leur vie, Hadès serait un putain de Gandalf. Le problème, c'est que tout le monde n'appréhende pas les choses de la même façon et c'est ainsi que se bâtissent les personnalités - car pour lui, tout s'était terminé en même temps que ce fragment de souvenir d'une vie de famille. C'est aussi de cette façon que tout avait commencé. Et c'est aussi soudainement, au travers de la révélation d'une vérité qu'il avait choisi d'oublier, de se faire oublier, qu'il avait senti les fondements même de sa personnalité s'évaporer. Quand vous perdez ce qui a fait de vous ce que vous êtes, qui êtes-vous ? Dans son incompréhension de la réalité, il se sentait déjà perdu, et à présent qu'il découvrait l'origine de ses doutes, il les sentait se renforcer davantage. Sa colère silencieuse s'expliquait, sa haine des gens s'expliquait, tout ce qu'il avait défini comme un caractère personnel et non pas le résultat pitoyable de son propre destin prenait un sens ; tout se découvrait une logique bien trop lisse pour qu'il n'accepte d'en être le fruit. Il aurait dû savoir depuis le début qu'il n'avait rien d'exceptionnel, qu'il n'était jamais qu'un jeune homme aux raisons profondément enfouies et un peu plus d'intelligence que la moyenne.

La première chose dont on est sûr quand on fréquente Hadès, c'est que si tout le monde était comme lui, on serait dans la grosse merde. Il est détestable Hadès, il n'a aucun scrupule à le faire comprendre. L'arrogance est la première de ses caractéristiques, bien qu'elle ne l'aveugle pas pour autant. Il prend les gens de haut, les méprise - et son visage à lui seul vous montre à quel point il vous considère comme inférieur. Parce qu’au fond, il n’est pas spécialement meilleur, pas spécialement plus fort que vous. C’est peut-être même le contraire - aucune capacité physique, aucune performance au-delà du qualificatif de pathétique. C'était ça, la base de tout. Un mental si puissant qu'il en effaçait toute autre différente - une force unique et tant sous-estimée qu'elle n'en était que plus précieuse. Parce qu'il le pouvait, Hadès faisait le mal, parce que ça l'amusait, Hadès ne pouvait se priver ; parce qu'il comprenait mieux que chacun l'origine de la haine, la disposition du bien et du mal, il jouait avec cette frontière créée par les certitudes qu'il diluait dans les doutes qu'il disposait.

Il n'a jamais été comme les autres, même par-delà ses souvenirs - et sceptique dans sa propre façon d'être, il doutait de son identité. Au final, Hadès n'était jamais qu'un reflet, celui de ses propres sentiments, s'effaçant dans ce qu'il avait été forcé de devenir comme s'il n'avait jamais rien été. Il ne lui fallait que ça, mais il a fallu que ça disparaisse, pas vrai ? Tout a volé en éclats, te laissant avec la pensée cruelle que c’était plus simple avant. C’était plus simple quand ta vie n’était composée que d’un voile de bonheur et de cette cécité sans bornes. C’était simple quand tu ne voyais que la sincérité dans ces regards qu’on daignait t’accorder, quand t’envisageais même pas l’éventualité d’un mensonge derrière ce jeu si bien mené. C’était bien mieux avant parce que t’avais bien à t’inquiéter de l’autre côté, du revers de la pièce que tes yeux refusaient de remarquer. Il avait déjà connu ça une fois lorsqu'il avait cru la perdre, lorsqu'elle lui était encore réelle - il avait connu ça lorsque cette fille était apparue une fois chez lui, bousillant son cerveau si parfaitement huilé.

C'était ce qu'il était. Simplement un peu de doute dans des pensées si bien organisées. Une personne parmi tant d'autres, si perturbé, une logique démolie par cette vie qu'il regrettait par moments presque d'avoir reçu.  Il compensait, car après tout, son amour de la compétition lui suffisait à garder son estime - Hadès n’avait peut-être qu’une corde à son arc, mais elle était indestructible. Hadès était résolu ; il a cessé de s’identifier à ce héros courageux que tous admiraient, il a cessé de voir son monde tourner autour de notions si bancales que le bien que chacun veut étaler. Il est devenu le méchant de l’histoire, celui qui fait passer ses désirs avant ceux du monde entier - celui tant détesté, car il n'avait plus envie de dépendre des autres. Il en avait assez de cette humanité, de cette simplicité qu'il identifiait à de la faiblesse même aujourd'hui ; il comprenait peut-être, mais il se faisait bien trop confiance pour remettre en doute ses décisions. Ce monde ne méritait pas plus sa compassion que ceux qu'il avait piétiné ; il était devenu un démon aux yeux de bien des gens et il ne changerait pas sous le joug d'un peu d'amour dans son existence passée qu'il avait si aisément oublié.

Hadès n’avait pas besoin d’être une bonne personne, juste de gagner comme il l’avait toujours fait.

T’avais les cheveux rouges de la passion, les yeux écarlates des flammes infernales. T’avais cette apparence intimidante et ce regard si puissant. T’avais le look rougeoyé par ta propre colère, parce que ça n’avait pas toujours été ainsi. T’avais été différent autre fois, t’avais eu ce soupçon de normalité avant de tomber dans cette folie. Cette chevelure emmêlée, ce buisson capillaire de couleur brune, surplombant un visage aux traits fins mais marqués. C’est vrai, t’avais toujours eu ce regard déterminé, cette volonté au plus profond de tes iris bleutés - donnant cette incontournable impression de force.

TAILLE 1m80.
COULEUR DES CHEVEUX Bordeaux.
COULEUR DES YEUX Terre de sienne.

Ce regard t’avait rejoint très tôt, ce visage à l’impression de force, à l’air indestructible. Tu semblais intouchable Hadès, quand le marbre venait transformer les traits de ce visage. Certains avaient peur de toi, d’autres attendaient qu’un sourire narquois se forme pour ressentir ce sentiment. Ces yeux enflammés, lentilles superposées sur tes iris à l’image de l’océan, ne te quittaient jamais. Tu sais pas par quel besoin t’avais voulu faire ça, mais tu trouvais que ça t’allait bien. T’avais toujours aimé le rouge, symbole de la passion qui t’animait. Passion envers les jeux vidéos, envers le virtuel.

STYLE VESTIMENTAIRE Simple, hauts à motifs.
SIGNES DISTINCTIFS Rien de spécifique.
REGARD D'AUTRUI Apeuré ? Intimidé ? Respectueux ?
INVENTAIRE Vide.

Bouche fine, nez sans forme marquante et un sens de l’audition à l’image des oreilles-même : parfait. Tu faisais parti du rare pourcentage de jeunes exemptes de boutons, et ça te rendait fier - peut-être une nouvelle raison de te voir au-dessus des autres, tant elles se faisaient rares. Au fond, c’était peut-être l’unique chose que tu te permettais d’aimer chez toi. Bien que ton apparence n’avait jamais fait parti de tes préoccupations, qui n’y accordait pas un minimum d’attention ? En dehors des quelque regards blasés jetés à ton propre reflet, toi. Pas une once de sport, pas un jour d’efforts. Affalé derrière le PC à grignoter toutes sortes de cochonneries, assis derrière un écran à délaisser le corps au profit du cerveau.

Ça t’a jamais réussi ce genre de choses. T’as toujours été celui qui prenait le portail plutôt que passer par dessus la barrière, celui qui parvenait pas malgré tout effort à grimper sur ces putains de barre parallèles. T’as jamais été taillé pour ça Hadès, t’as tout de suite su que les muscles étaient dans la cervelle. Tu t’en moquais au fond, t’es heureux comme t’es. Peut-être que c’est injuste que tu sois aussi fin sans sport et avec tant de bouffe, mais tu t’en moques. Taille moyenne, corpulence respectable. Que demander de plus ?
« Ces souvenirs ne m’intéressent pas. » avait-il lâché, confiant, les yeux fixés dans ceux de Delphia, le visage paisible - dénué des soucis dont il s’était libéré. Il était ainsi. Il refusait de se laisser dominer par ce qu’il avait pu être et vivait sa vie loin de l’avidité que sa curiosité représentait. Il vivait comme une personne nouvelle, confiant de sa décision, satisfait dans ce bonheur qu’il savait pourtant partiel. Car la vérité ne pouvait pas lui échapper. Car la curiosité dominait la nature humaine, dominait sa nature dont il était incapable de se débarrasser Il voulait savoir - et il repensa comme bien des fois à cette discussion qui avait tourné court du fait de son entêtement. L’esprit qui chauffait, Hadès s’échauffa, le regard rougeoyant comme les flammes de l’Enfer sur lequel il avait si longtemps régné et qu’il reniait presque, submergé par ces intarissables émotions dont il percevait l’existence sans pouvoir rien y faire.
Au fil du temps, sa vie était devenue une bataille interminable contre sa propre humanité - il s’efforçait de rejeter les rares preuves de ce qu’il refusait de devenir - il y parlait au passé, comme les vestiges d’une erreur qui avait davantage les allures de preuve d’un futur imminent. Emporté par ses réflexions, noyé par des pensées si denses qu’il n’y trouvait qu’une logique froide (ce qui constituait l’un des rares moments où il était absolument certain d’agir en toute absence d’émotions), il ferma les yeux et laissa son dos reposer contre son lit, son regard ivre de réponses rivé sur le plafond comme pour se priver de toute observation - il avait veillé à ce qu’il soit vierge pour éviter à son esprit de diverger ailleurs ; et pourtant, malgré toutes les mesures entreprises, il parvenait à s’évader de cette prison spirituelle qu’il se bâtissait sous des allures de médecine.

Ce jour-là, quand quelqu’un frappa à la porte, il ne le remarqua pas. Il lui arrivait d’ignorer superbement ce genre de demandes, mais aujourd’hui, il ne se laissa même pas troubler par les quelques coups assenés à sa porte, associant ces bruits insignifiants à une démarche automatique de son imagination. Il respira doucement, ralentissant doucement sa vitesse de réflexion pour atteindre l’allure d’un monde qui lui semblait toujours bien trop lent. Non. Ce n’était pas le problème. IL était bien trop lent pour pouvoir avancer, et il en avait assez de réfléchir à chaque chose. Obsédé par ses principes et sa volonté de ne rien changer à sa propre situation, il avait laissé tout l’univers changer. Il était au milieu d’un îlot de paix qui, même sans abordage, se laisserait submerger par tous les problèmes auxquels ses alentours faisaient face. Il ne voyait plus d’issue autre que la porte qu’il s’était lui-même créé et il n’était pas question d’y tourner le dos. Il ne se laisserait pas enfermer ici, dans sa pitoyable vie, bouffé par des remords que sa solitude d’esprit l’empêchait de voir.La réflexion lui convenait un temps, mais désormais, il devait apprendre à agir - trouver l’entredeux parfait pour cesser de considérer tout action comme un écart. Sa propre vie lui était monté à la tête ; il n’était pas le Final Boss d’un jeu donc il avait déjà percé les secrets mais un joueur avancé à un palier auquel n’importe qui pouvait le rejoindre à tout moment, et où il avait cessé d’avancer. Un palier où il resterait bloqué, rattrapé par les pessimistes perspectives d’un futur que les récents événements annonçaient chaotiques.
Il devait agir. Et, quelques heures après cette réflexion assurée, il quittait Prismver pour rentrer chez lui un temps. Il se permit un instant de réflexion, repensant au visage de la A qui l’avait soudainement abordé. Il savait qu’elle n’avait aucun intérêt à lui mentir, connaissant  ses capacités intellectuelles et sa facilité à se rappeler d’un passé qui était, selon elle, un tissu de mensonges.

Le trajet en train fut long, bien que Hadès ne l’ait jamais fait jusque là - parce qu’il ne parvenait jamais à se concentrer sur les jeux qu’il avait emporté. Évasif, il ne cilla même pas devant le monde présent à la gare, bien qu’il fasse tout pour l’éviter et appela un taxi pour l’emmener jusqu’à chez lui. La gorge sèche, jetant discrètement des regards au soleil comme pour lui reprocher sa moindre existence, l’anglais se perdit dans une brume de souvenirs si lointaine qu’il eût du mal à croire que la simple vue du quartier aurait pu les ramener à lui. Sa mémoire n’avait pas pu lui jouer un tel tour. Il descendit prudemment, donnant un généreux pourboire au chauffeur qu’il remercia d’un signe de main et s’engagea dans l’allée.
La maison n’avait pas changé, ou plutôt, elle avait empiré. Et cette vision désastreuse bloquait l’accès à sa mémoire. Le jeune homme releva ses manches, posa sa valise sur le paillasson et se dirigea vers la grange au fond du jardin. Il l’ouvrit d’un tour de clef, en sortit bon an mal an une tondeuse et se mit au travail. Absorbé par la future vision de ses souvenirs, ne se souciant même pas des conséquences de son entretien, il ignora les railleries de son corps et poursuivit jusqu’au crépuscule. Lorsqu’enfin, le jardin lui semblait être dans les normes de son enfance, il se permit de rentrer à l’intérieur. Là encore, son absence se ressentait, et pourtant, il n’en faisait pas beaucoup. Hadès ferma les yeux et prit le temps de respirer l’air de la maison, l’ambiance solitaire de cet endroit qui l’avait forgé. Le secret était là, caché quelque part entre sa tête et cet endroit - et le ralliement des deux serait le déclenchement de tout. « Je m’appelle Delphia. J’habite ici, tu te rappelles ? » Il ouvrit brusquement les yeux, interpellé par ce bref flashback. Elle était venue ici. C’était réel. Ce n’était qu’une partie de ce dont il cherchait à se souvenir, mais c’était la vérité dont il grattait simplement la surface. Méthodiquement, année par année, mois par mois, jour par jour, il rassemblerait les faits pour en décortiquer la vérité et libérer son esprit des mensonges qui avaient fait de lui ce qu’il pensait vraiment être.

Le départ de ce chamboulement était le départ de son père, il le savait - mais cet événement cachait quelque chose de plus profond, plus ancien, plus puissant. Pourquoi était-il parti ? Pourquoi avait-il rejeté son fils, le laissant livré à lui-même dans une si grande demeure ? Pourquoi se refusait-il à vendre cet endroit si plus rien ne l’y intéressait ? Ou bien, y avait-il quelque chose ? À toute allure, Hadès gravit les marches de l’escalier jusqu’à la chambre de ses parents. Le vieux lit double place empli de poussière, une gigantesque armoire avec de vieux vêtements d’hiver, une horloge détraquée. Son regard s’attarda un instant sur la fenêtre craquelée dont la vue se dirigeait sur l’unique arbre du jardin, un gigantesque et vieil if. Qu’était-il advenu de son père ? Qu’était-il advenu de ses parents ? Qu’était-il advenu ? Qu’était-il advenu de sa mère ?
Maman. C’était le début de toute chose. Il fit volte-face, marchant à pas de chats vers la porte au fond du couloir. Maintenant qu’il y pensait, Hadès ne quittait pas sa chambre depuis qu’il vivait seul. Il était indépendant dans son existence pitoyable, bien qu’il se nourrisse convenablement - et il était resté ainsi quotidiennement, frôlant son passé enfoui. La porte laissa échapper un grincement de tristesse en accord avec celui qui son battement de cœur ramena à lui lorsqu’il jeta un coup d’œil au principal élément de la pièce. Il avait toujours été bon aux jeux vidéo, avec les manettes, avec ses doigts - ses doigts si fins. Sa main caressa le haut des touches poussiéreuses du piano qui dominait la pièce, à moitié recouvert par un drap qui n’était ici que pour l’image.
Maman.
Il n’y arriverait pas seul - il avait besoin d’elle. Il avait besoin qu’on lui dise la vérité, car son cerveau était incapable de se libérer des entraves qu’il avait lui-même dessiné.

Ce soir-là, Hadès ne dormit pas. Il se connecta en ligne et joua toute la nuit sur des jeux vidéo auxquels il n’avait pas pu toucher. Que la lumière marche encore était une surprise, alors la présence d’internet l’avait réjoui. Il ne s’était pas posé la question il y a quelques années, mais maintenant qu’il était suffisamment mature pour faire les comptes, Hadès comprenait que son père n’avait jamais abandonné cet endroit. Il continuait à le fournir malgré son absence ; il avait d’abord songé qu’une partie de son héritage avait été directement déduite pour contribuer à l’alimentation de la maison, mais ça n’avait aucun sens. D’ailleurs, maintenant qu’il y pensait, l’herbe était pliée sur le paillasson, et la poignée de la porte dénuée de poussière. De plus, il avait beau n’avoir jamais mis les pieds dans cette « salle de musique » depuis des années, quelque chose lui disait que ce drap n’avait pas toujours été ainsi malmené. Ce soir-là, après une nuit blanche, Hadès embarqua sa valise à peine ouverte et prit la route vers l’aéroport. Il dormit tout le vol durant, et lorsqu’il descendit au milieu de Sydney sans la moindre idée de l’endroit où il devait aller, il eut l’impression de se réveiller d’un interminable rêve - et la panique le prit de court.
Selon l’infirmière, il avait dormi deux jours. Il était sous-alimenté, son hygiène de vie était pitoyable et il avait besoin de rester ici encore un moment. Mais il s’en fichait. Hadès n’avait pas besoin de repos, il avait besoin de se souvenir - et pour ça, il avait besoin de trouver les Andersen. Et les bons (étant donné à quel point leur nom était commun). Il se tenait prêt à frapper à chaque porte de la ville jusqu’à ce qu’il tombe sur la bonne famille, mais la magie d’internet fit son œuvre et il obtint une adresse que son taxi (ses nouveaux meilleurs amis) n’eut qu’à rejoindre, dans un silence témoin de l'humeur exécrable du jeune homme.

Lorsque la porte s’ouvrit, il ne put s’empêcher de rouler des yeux devant le regard surpris d’Aurora. Les retrouvailles ne furent pas chaleureuses, et malgré ça, il trouva le moyen de s’étonner de la sympathie de cette famille étrange - et lorsque Hadès leur eut expliqué son trajet jusqu’ici (en omettant, bien sûr, son escale imprévue à l’hôpital), rencontré le reste de la troupe (à laquelle il fit très bonne impression - il avait toujours été poli) et invité à rester pour le dîner (alors-comme-ça-tu-viens-d’Angleterre-oui-Mme-Andersen) et s’être vu offrir la chambre d’invité pour la nuit, le garçon retrouva Aurora, le temps d’une discussion Il lui parla des quelques jeux qu’il avait terminé, lui rendit ceux qu’elle avait oublié dans sa chambre à lui et au terme de quelques banalités supplémentaires, il rentra directement dans le vif du sujet.

« Je suis venu parce que j’ai besoin de toi, Aurora. Il faut que tu lises mon passé et que tu me montres tout. Ma mémoire est corrompue, pas seulement celle de mes années à l’école. »

Il n’y avait que très peu de gens sur qui il pouvait compter, mais elle en faisait parti. Leur relation était étrange mais Aurora était une personne fiable ; bien entendu, leurs caractères respectifs ne rendait pas cette amitié facile à saisir, mais sa solidité était indéniable, même pour lui. Cette décision, et le fait qu’il lui permette ainsi de fouiller le moindre de ses souvenirs était une preuve de sa confiance envers elle. Alors tant pis ce qu’il advenait, ce qu’elle penserait de lui ou les éventuelles conséquences de cette action - il avait agit dans le respect de leur temps passé ensemble, et il ne regretterait pas cette décision.

***

Autour de lui, le décor de cette chambre lui parut bien plus chaleureuse à la lueur de l’aube. Hadès était toujours dans la chambre d’ami des Andersen et une fois encore, il s’était endormi sans s’en rendre compte. Il avait rarement dormi aussi longtemps, et il n’avait jamais dormi le cœur aussi léger. Il se souvenait de tout. Il se souvenait de ce qu’elle avait fait, de ce qu’elle avait créé et détruit - il se souvenait d’elles, d’elle, de combien elle avait compté et combien elle avait estimé devoir disparaître sans qu’il ne comprendre pourquoi. Tout ça, tout ça n’avait été que le résultat de sa propre faiblesse, tout ça parce qu’il n’avait pas été capable de différencier ses désirs d’une réalité cruelle, parce que sa solitude était bien trop évidente pour qu’il ne puisse la nier. T’étais pas capable de dire quand le monde avait commencé à disparaître. Peut-être que ça avait commencé dès ta tendre enfance dès ta tendre enfance, dès lors que que t’avais délaissé certaines choses aux profits de meilleures. C’est ton histoire Hadès, l’histoire d’un gamin sans sourire à qui on avait donné le nom du dieu des enfers. T’étais comme ça Hadès, différent jusqu’au bout des ongles, rejeté jusque dans son nom. Tes parents l’ont vu de suite, ce regard de braise, ce visage fermé et sombre. Non. C’est un mensonge. Ils ont vu, au-delà de ces traits doux, et pas parce qu’ils étaient parents. Non, ils avaient bien avant ta naissance abandonné cette idée d’empathie et d’amour - t’étais rien de plus qu’une suite dans l’idée, qu’un héritier pour foutre cet argent à l’abri. Je ne l’ai pas toujours été, je me rappelle. Je me rappelle de l’époque lorsque nous étions encore trois. Elle avait toujours été bienveillante, même dans les pires moments.

Artiste au centre de l’ingratitude d’un public aveugle, passionnée par cet instrument dont il avait tout juste retrouvé les vestiges, sa mère était l’image du meilleur de son existence. Elle lui avait enseigné le piano durant des années, lui transmettant son amour de la musique, une passion si forte dont sa condition l’avait si longtemps privé. Elle avait toujours su faire ressortir le meilleur de sa personne - c’est sans doute pour ça qu’il était devenu ainsi dénué d’émotions ; parce qu’elle avait disparu en emportant ce meilleur avec elle. Ce n’était pas sa faute, malgré ce que sa mémoire emplie de chagrin et son père, sous couvert de la même excuse, avaient essayé de lui faire croire. Certains personnes ont des problèmes dans la vie, mais pour la vie, on aurait dit que Mme Stone était un problème. Il y avait si peu de défauts en elle que la pensée qu’un malheur lui tombe dessus était inadmissible - mais il faut croire que le destin aimait se réjouir seul de ces injustices. Une maladie aussi foudroyante que douloureuse, et elle emporta une vie avec elle - sans omettre d’en briser deux autres au passage. Il avait toujours été seul dans les ruines d’une vie démolie, abandonné par un père qui estimait qu’il ressemblait trop à la femme qu’il ne pouvait cesser d’aimer, même maintenant. Il était asocial bien avant que Delphia ne débarque. Et lorsqu’elle déboula dans sa maison qu’elle pensait abandonnée, dans sa vie qu’elle pensait dévastée.

Elle avait raison. Et c’est à ce moment que Zelda est apparue. La voisine d’en face, la gamine perdue - tu l’avais aperçu plusieurs fois, quelques regards sans jamais lui parler. Elle t’a paru sympa, t’es donc allée la voir - commencement banal d’une histoire merveilleuse. Au début c’était rien, juste une fille intelligente avec qui t’aimais passer du temps. Au début c’était rien de plus qu’une connaissance, et puis tu t’es rendu compte de son génie. Tu t’es rendu compte qu’elle n’était pas juste intelligente, mais brillante, encore plus que toi. C’est là que t’as compris que t’avais trouvé ton autre moitié - âme soeur, peut-être ? T’aurais jamais su mettre un mot sur votre relation, jamais pu trouver de terme pour la qualifier. Elle est devenue non seulement l’unique personne à pouvoir te défier, mais aussi bien plus que ça. Bien moins que ça. Car elle n’avait jamais été rien d’autre que le résultat d’une persuasion grotesque dessinée à ma mesure. Frustrée du manque d’attention qu’il lui portait malgré son effraction, Delphia avait cherché à connaître Hadès d’une autre manière, en bousillant son cerveau pour y insérer l’existence d’une personne qui compterait pour lui.
Zelda n’avait jamais existé autrement que dans ses désirs, et ce n’était même pas une illusion, simplement un désir qu’elle l’avait persuadé de donner vie - et lorsqu’elle avait fini par partir de chez lui, ce désir avait disparu, le laissant livré à lui-même, baignant à nouveau dans la solitude.

On dit souvent que le chagrin nous fait faire des choses stupides mais pour Hadès, il était difficile de ne pas considérer quelque chose comme en dehors de ses habitudes étant donné comme elles étaient étroites. Cette fois-là, ce fut la véritable voisine qui vint à son secours. Dans tous les films qu’il avait bien pu voir, les gens étaient proches de leurs voisins mais ça n’avait jamais été le cas pour sa famille : le visage de la fille de la maison d’en face, plus jeune que lui d’un an, lui semblait sorti d’un rêve - sans doute était le soulagement de comprendre qu’il n’était plus tout seul dans son univers, ou bien le fait de savoir qu’il pourrait enfin combler à cette manque de sociabilité de la part de ses parents. Cette fois-ci, le bonheur dura plusieurs années : ils se rapprochèrent inévitablement car elle comblait le vide qu’aucun jeu n’était capable de faire oublier. Son chagrin d’antan demeurait, toxique, pourrissant son air comme les souvenirs ineffaçables d’un passé bien trop douloureux pour que le présent y suffise - car il avait bien trop peur qu’elle ne soit pas réel, que rien dans son monde ne le soit, et qu’un instant décisif lui dévoile combien cette vie était une fable grotesque dont il ne connaitrait jamais la fin heureuse. Alors, lorsqu’elle comprit qu’elle était à part, lorsqu’elle comprit qu’elle devait partir pour ce pensionnat étrange, elle effaça tout ce poison de la tête de Hadès - lui construisant une existence pleines de mystères mais dont son futur creuserait les réponses ; s’effaçant de ses souvenirs.

Hadès se leva après un long soupir. Sa respiration était régulière et son cerveau dirigé par une réflexion calme et froide, comme à l’accoutumée. Il était de nouveau lui-même. Il était temps qu’il fasse réellement connaissance avec cet univers magique. Il était temps qu’il rentre à la maison.

• Si le personnage a entre 18 et 21 ans, sa filière : Informatique.
• Si le personnage a entre 18 et 21 ans, ses 5 matières choisies : Mathématiques, français, physique/chimie, économie/droit, japonais, cuisine.

• Les ressentis du personnage concernant la découverte des pouvoirs dans le monde : Il pense que l'élection d'Adolf Hitler avant la Seconde Guerre Mondiale était une meilleure idée que de rendre la magie publique - bien qu'il y ait contribué (à la magie, pas Hitler) de façon purement égoïste pour s'occuper.
• L'avis du personnage au sujet de la vice-directrice et du projet PUMA : Selon lui, la naïveté est une variété de défaillance intellectuelle qui semblait être jusque là propre à Leann, mais visiblement, il existe d'autres personnes assez retardées pour croire en un projet aussi utopiste.
• Est-il actif dans son groupe (Adlers, Colombes, Kiwis, Pinguinos ou Voltors) : Telle la majestueuse queue du paon qui se déploie dans un espoir de séduction, les ailes de Hadès exhibent leur splendide beauté pour s'envoler avec grâce, telle la blanche colombe, vers un ciel plein de paix et de bonheur. Adler va bouger.
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P.S. : Je suis nouveau sur les forums RPG, soyez gentils sur ma fiche svp ! :3


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