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 ZOMBIE GIRL

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GAUTIER SENPAI
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MessageSujet: ZOMBIE GIRL   Sam 14 Avr - 11:06

I am constantly torn between killing myself and killing everyone around me.
passez votre souris sur l'image
POUVOIR NOM ♔ Ici le pouvoir
Zoé Rockbell_
17 ans_
Classe E_
Zombie girl_
Anglo-coréenne_
anciennete_annee_{unknow;
Quam quidem partem accusationis admiratus sum et moleste tuli potissimum esse Atratino datam. Neque enim decebat neque aetas illa postulabat neque, id quod animadvertere poteratis, pudor patiebatur optimi adulescentis in tali illum oratione versari. Vellem aliquis ex vobis robustioribus hunc male dicendi locum suscepisset; aliquanto liberius et fortius et magis more nostro refutaremus istam male dicendi licentiam. Tecum, Atratine, agam lenius, quod et pudor tuus moderatur orationi meae et meum erga te parentemque tuum beneficium tueri debeo.

Et est admodum mirum videre plebem innumeram mentibus ardore quodam infuso cum dimicationum curulium eventu pendentem. haec similiaque memorabile nihil vel serium agi Romae permittunt. ergo redeundum ad textum.

Eodem tempore Serenianus ex duce, cuius ignavia populatam in Phoenice Celsen ante rettulimus, pulsatae maiestatis imperii reus iure postulatus ac lege, incertum qua potuit suffragatione absolvi, aperte convictus familiarem suum cum pileo, quo caput operiebat, incantato vetitis artibus ad templum misisse fatidicum, quaeritatum expresse an ei firmum portenderetur imperium, ut cupiebat, et cunctum.
最悪の世界
this world is the worst

taille ♔ 1m52 - elle est minuscule, c'est le moins qu'on puisse dire. Si on rajoute à ça sa corpulence frêle, elle a l'air d'une enfant.
peau ♔ blanche, bien trop blanche, mais surtout pâle - à un point maladif, un point qui n'a pas l'air naturel. C'est l'un des effets de son pouvoir.

cheveux longs et roux ; coupés en frange de façon régulière et en dehors de cette coiffure basique, Zoé n'en prend pas soin.
yeux ♔ marrons, cachés derrière de grosses lunettes rondes. Séduisants peut-être, mais sa vision est mauvaise et ses yeux sont souvent secs.

style vestimentaire ♔ enfantin, à base de vestes larges (avec des capuches à oreilles d'animaux, bien sûr) et pantalons trop grands. Rien ne va ensemble. Elle se tape de son apparence, elle ne sort que bien trop peu pour avoir à s'en soucier.
signes distinctifs ♔ tout. Son apparence est trop singulière pour pointer quelque chose en particulier. Oh et, elle a toujours son sac bourré de consoles et avec son ordinateur qui lui est indispensable, elle fait très otaku.

regard d'autrui ♔ la peur, pour ceux qui connaissent ses secrets si mal gardés. Les autres sont curieux devant son style unique, sa petite taille, sa façon d'être en elle-même.
inventaire ♔ gouttes pour les yeux, consoles.



"Qu'est-ce que tu vois ?"
Ils lui demandent tous. Des émotions qui remplacent les couleurs, des formes significatives. Son monde est en noir et blanc, teinté d'un rouge foncé qui paraît presque gris.
Depuis toute petite, Zoé est achromate.
As-tu déjà mangé des gens ?
Jamais, elle n'a jamais pu. Trop frêle, trop faible. Comment pourrait-elle ? Si elle n'en était pas incapable, Zoé l'aurait sûrement déjà fait. L'envie qui la prend lorsqu'elle perd le contrôle est un instinct supérieur, inégalé et absolu. Quelque part, vous faites bien d'avoir peur - l'entièreté de ses sentiments ne veulent plus rien dire quand son corps se meurt.
Est-ce que tu es encore humaine ?
Question vague, si peu pertinente. Est-ce qu'elle sait aimer, et quelque part, la réponse est non. Privée de passion, de vivre comme de hobby. Elle s'enferme, se renferme derrière l'électronique, l'univers où l'identité ne compte pas vraiment. Son corps meurt, son esprit y survit. Zoé éprouve, mais surtout, elle a peur. Elle est peut-être plus humaine que n'importe qui, et pourtant, elle est celle qui se considère le moins comme telle.

「 Elle ne sort jamais de sa chambre. Elle porte des vêtements trop larges. Elle cache son corps. Ses yeux, derrière des grosses lunettes. Elle se coiffe de façon simple. Se fond dans la normalité. Elle est pâle, déteste la lumière. Elle ne voit pas les couleurs. Elle déteste les gens. Mais se déteste encore plus. Elle est très bonne en informatique. Elle ne va presque pas en cours. Elle déteste les autres. Très négative. Fataliste, en fait. Phobique scolaire. Incapable de tenir une conversation. 」
• Lieu de naissance :
• Situation des parents :
• Membres de la famille :

• Déroulement global de l'enfance (+événements marquants ?) :
• Déroulement global de l'adolescence (+événements marquants ?) :

• Age et circonstances de découverte du pouvoir :
• Réaction du personnage / de ses proches :
• Réaction lors de la réception de la lettre / de la visite d'un traqueur :
• Age d'entrée à Prismver : (Pour les adultes, tenez compte du fait que le pensionnat a ouvert en 2003 !)
• Ancienneté à Prismver :

• Les ressentis du personnage concernant le secret des pouvoirs dévoilé dans le monde entier :
• L'avis du personnage au sujet de la vice-directrice et du projet PUMA : (Précisez si vous rejoignez ce projet)
• Est-il actif dans son groupe (Adlers, Colombes, Kiwis, Pinguinos ou Voltors) :

• Si le personnage a entre 12 et 18 ans, des options et sa langue obligatoire :
(Dès 15 ans, il a une seconde langue obligatoire. Voir système scolaire ici)
• Autre / à savoir :




Dernière édition par GAUTIER SENPAI le Lun 16 Avr - 11:06, édité 1 fois
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GAUTIER SENPAI
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MessageSujet: Re: ZOMBIE GIRL   Sam 14 Avr - 17:21

DEKU :

- situation instable, bcp de déménagements. Commence par du harcèlement puis il se prend en main.
- envoyé en école militaire / pension.
- moment de jubilation ; certain de sa réussite et ses capacités -> désillusion, fin du rêve
- pouvoir du génie (soit deku avec, soit PNJ dans l'histoire - cigarette, aigri, retraité, n&b) échange équivalent, vie injuste, rien d'égal - logique fucked up
- amour pour exploration / découverte / inconnus (= métiers des parents ?)
- personnalité borderline ; du gamin adorable au jeune homme dur. Pb : quand il dérape, il est incapable de s'arrêter. Frénésie, tendance à la violence.

- télékinésie / etc
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GAUTIER SENPAI
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MessageSujet: Re: ZOMBIE GIRL   Sam 14 Avr - 20:43

Vous croyez aux miracles, vous ?
Ce n'est pas mon cas. Ce n'était pas mon cas. Ce n'était pas non plus le cas de mes parents lorsqu'ils emménagèrent en Australie, dans une petite ville pas bien peuplée à l'écart du monde. En soi, l'Australie est déjà une isolation, mais visiblement, mes parents détestaient vraiment les gens pour s'en éloigner aussi soigneusement. Je ne crois pas avoir déjà vu ma mère mettre autant d'efforts dans quelque chose que lorsqu'elle emballa les cartons pour quitter notre appartement en centre ville d'Édimbourg. C'est un demi-mensonge, puisque j'étais bien trop jeune pour en avoir conscience, mais si vous aviez observé un tant soit peu le quotidien chez moi, vous comprendrez que ce n'est pas très difficile. Quelque part, je n'en veux pas à mes parents - je ne ferai sans doute pas un bon père et je serai incapable de tenir une famille. Et puis, sans leur indéfectible irresponsabilité, mon histoire ne serait pas celle qu'elle est aujourd'hui. Je vais vous la raconter, si ça vous intéresse. Il y a des moments où je n'ai pas toujours pensé de cette façon - et en y repensant, il y a des chances que je perde pied dans les sombres pensées de l'époque. Je ne peux pas garantir ma stabilité, ça n'a jamais été mon point fort. Mais si vous voulez me connaître, c'est par mes défauts qu'il faudra commencer.
Je dirais que l'essentiel commence lorsque j'ai rencontré Phoebe...

Une fois encore, il s'écrasa face contre sol. Il fallait se rendre à l'évidence, le chat était bien trop haut pour lui, et puis, Orson n'était pas fait pour grimper aux arbres.
"Fais chier." gronda-t-il en fichant un coup de pied dans le tronc.
Il détestait perdre. Et, plus que tout, il détestait laisser tomber - mais il devait ployer face à l'évidence de son impuissance. C'est là que Phoebe apparut, de la même façon qu'il apparut toujours, aux yeux d'Orson, maintenant et toujours. À l'instant le plus inattendu, fatidique, comme un héros, à toute allure, portant toute l'attention sur lui. Sauter sur la branche fut une formalité et il ne lui fallut qu'une seconde pour ramener le félin sur terre aussi vite qu'il était arrivé. Cela dit, il serait bien imprudent de penser que le garçon montrait ses véritables sentiments et ce jour-là, durant les quelques heures qu'ils passèrent ensemble -à se disputer le chat, notamment- Orson décréta qu'il ne supportait pas ce garçon.

La première fois qu'ils se rencontrèrent, ils avaient quatre et neuf ans. Le tigre et le phénix furent les deux premiers éléments du puzzle à se mettre en place.
Très vite, pour Orson, l'extérieur devint très familier.
De la forêt aux étangs, en passant par les hautes herbes, il visita tous les alentours.
Ses parents, hauts de leurs travails si "importants" le négligeaient totalement.
Qu'est-ce que ça pouvait lui faire, après tout ?
Ça valait mieux que d'être frappé. Ça valait mieux que d'aller à l'école tous les jours. Orson, lui, préférait largement éviter les cours au profit de ses balades dans la nature. Chaque appel à ses parents le rapprochait de la fermeté et de la fin de sa liberté mais rien à faire, il ne pouvait pas s'en empêcher. Du début à la fin, il était un enfant sauvage. Il n'appartenait pas à l'urbanisme de cette décennie.

Quelques semaines après l'emménagement d'Orson, alors qu'il passait le plus clair de son temps avec Phoebe, tous deux rencontrèrent le Dragon. Le Dragon n'était pas spécialement féru de sorties, mais à l'inverse, il n'avait rien contre un peu d'exercice. Dans leur groupe, malgré le fait que Phoebe était le plus vieux d'entre tous, le Dragon était le plus équilibré. Mature, peut-être pas. Mais le Dragon évoquait le calme qui leur manquaient parfois.
Vous vous demandez certainement ce qu'ils faisaient, tous, à se balader loin de leur ville, de jour comme de nuit. Ce qui valait la peine de rentrer tard sous les regards indifférents, méprisants, peut-être un peu déçu de parents qui finissaient par les punir dans l'espoir de leur faire oublier ces mauvaises habitudes.
Rien de spécial, à vrai dire.
Que font des enfants dehors ? Ils jouent, ils s'inventent un univers - le rendant concrets en se construisants des bases, cabanes dans les arbres ou simples associations de branches recouvertes de feuilles. Ils n'étaient pas du même âge, au contraire - chacun était différent. Mais ce n'est pas ce qui comptait.

Vous croyez aux miracles, vous ? Vous croyez au destin ?
Après tout, ils étaient tous tellement différents, tous tellement uniques.
Qu'il n'y a que ça qui aurait pu ainsi réunir les quatre animaux symboliques.

Lorsque La Tortue arriva en dernière, elle renvoya la mentalité du Dragon dans la catégorie des enfants attardés. La Tortue était la sagesse-même. Elle avait le don de mettre fin aux impulsivités d'Orson comme de Phoebe en un clin d'œil. Elle savait quoi dire, comment agir. Le moins qu'on puisse dire, c'est que la plupart du temps, elle fut la raison pour laquelle ils ne se blessaient pas dans leurs excursions étranges. Quatre enfants en vadrouille, c'était quelque chose. Ils avaient quelque chose d'unique, dans leur groupe, une entente mystérieuse, un bonheur qui se dégage de cette immaturité précieuse.
Le Tigre, le Phénix, le Dragon, la Tortue.
À l'époque, ils n'en savaient rien. Mais chacun remplissait déjà son rôle.

Un certain dicton dit qu'il ne faut pas pleurer quand les choses se terminent mais plutôt sourire parce qu'elles sont arrivées. Dans la mesure du possible, Orson avait toujours essayé d'appliquer cette formule. Son enfance était une utopie - traîner avec ses amis, aller à l'école, le plus triste étant, certainement, l'indifférence de ses parents à son égard qui ne faisaient rien de plus que l'effort de lui laisser une assiette sur la table. Pourtant, Orson s'en contentait. Il ne se faisait pas battre, pas engueuler. Et puis, quelque part, il avait encore ses parents. Orson croyait encore à ce dicton lorsque Phoebe partit - il se dit juste qu'il ne devait plus s'appliquer pour lui. Dans le village, on ne parlait plus que de ça : le petit Phoebe qui avait survécu à l'incendie qui avait brûlé sa maison. Certains disaient qu'il était un ignoble gamin pyromane et à vrai dire, cette version était ce qui se rapprochait le plus de la vérité.
Les trois avaient tout vu. Et, malgré sa sagesse, la Tortue n'avait pu nier ce qui était arrivé sous leurs yeux : Phoebe était lui-même le feu qui avait brûlé la maison. Cependant, même liés par ce secret, ils s'accordaient à penser qu'il n'aurait jamais commis cette atrocité de son plein gré.

Dès lors, les jeux devinrent plus fades, ennuyeux. L'univers s'ébranlait.
Peut-être que leur âge jouait, après tout, Orson avait 10 ans.
C'est à cette époque que tous trois rencontrèrent le Génie. Le Génie était un homme dans la vingtaine, peut-être trente et il tenait un salon de tatouage qui marchait pitoyablement mal. À vrai dire, il tenait plutôt un bar - qui était bien plus populaire que son arrière-boutique de tatouage, dans ce petit village - mais il était bien trop fier de ses œuvres pour se présenter comme barman en premier lieu. Le Génie était bizarre, c'était une certitude, mais ce qu'on ne pouvait nier, c'est qu'il avait du style.
Mais surtout, le Génie réalisait des vœux.
D'entre tous, personne, si ce n'est la Tortue, ne réalisa l'envergure des capacités du Génie. Et même la Tortue ne l'aurait compris s'ils n'avaient pas vu leur meilleur ami se transformer en brasier. Il faut dire que le Génie cachait sacrément bien son jeu. Il avait l'air d'un escroc avec son style singulier, ses baratins un peu trop beaux et son refus total de livre la moindre information sur lui. Cela étant, on ne pouvait lui retirer la chose suivante : il n'avait jamais fait le moindre mal aux enfants, ni même haussé le ton - et il semblait étranger à toute insulte.
Le Génie était leur plus grand ami.
Le plus grand regret d'Orson, ce fut que Phoebe ne le connaisse pas.

Le début des ennuis commença lorsqu'une compagnie d'immobilier s'installa non loin du village. Ils ne touchèrent pas la forêt que les enfants fréquentaient, en revanche, leurs enfants à eux décidèrent de fréquenter le village - ou plutôt, ils n'avaient pas le choix, traînés ici par le boulot de leurs pères. Ils étaient une demi-douzaine, en tout, et malheureusement, les enfants de la ville n'ont pas trop de mal à impressionner les campagnards avec leur nouveauté. L'ambiance changea, à l'école avant tout, et nos trois amis ne s'entendirent pas du tout avec ces arrivistes, en grande partie parce que la passion familiale était de raser la forêt qu'ils aimaient tant.
Comme un automatisme, tous allèrent voir le Génie.
"Sauve la forêt." dirent-ils tous d'une même voix.
Mais ça n'était pas simple. Rien ne l'était jamais.

"Je ne peux rien ramener sans rien donner. C'est la loi des échanges."
Comme souvent, le Génie était mystérieux. Mais cette fois-là, Orson avait le sentiment qu'il ne mentait pas et qu'il essayait, au contraire, de leur en dire le plus possible. Et surtout, qu'il lui était douloureux de le faire.
"Je sais que vous en êtes capable." insista-t-il. "Cette forêt est tout ce que nous avons. Tous nous souvenirs... je veux que Phoebe puisse revoir tout ça encore une fois. Nous ne pouvons pas les laisser faire."
Le Génie n'était pas un dieu. Il faisait des échanges, et comme toute magie, la sienne avait une limite. Faire revenir la forêt comme avant était une formalité, pour autant qu'il donne une chose en échange - mais il n'avait rien à donner. Il n'avait rien, car il avait tout abandonné pour ne pas céder à la tentation de s'offrir d'autres choses. Humble, le Génie avait abandonné sa propre fortune depuis bien longtemps - mais si le Mal ne doit pas se voir offrir le pouvoir, il n'est pas de bonne augure que des gens trop bons n'en possèdent trop, eux non plus. Ce jour-là, le Génie commit une erreur : celle de penser qu'il ne valait rien, qu'il ne valait pas mieux que les souhaits de ces enfants-là. Un souhait capricieux, immature.
"Vous êtes spéciaux, vous aussi. Vous êtes comme moi."

Les arbres sont le cœur de la vie.
Dix arbres, à eux seuls, produisent assez d'oxygène pour qu'une personne puisse respirer pendant un an. Une forêt entière équivaut à des centaines, voire des milliers de vie - et il est fou de penser qu'il y ait quoi que ce soit à échanger d'équivalent contre ça.
Le Génie le savait.
"Sortez." ordonna-t-il, "Revenez demain matin, aussi tôt que vous le voulez. J'irai me cacher dans la forêt après que je l'aie soigné - si vous me trouvez, vous aurez gagné le droit que je réalise votre vœu."

Au matin, le peu d'affaires du Génie avait été rangées. Il avait visiblement voulu faire un dernier tri avant de disparaître. Il s'était donné pour la forêt. Cette fois-là, Orson fut le seul à comprendre la vérité, et même la Tortue, de toute sa sagesse, n'en était pas capable - ou peut-être qu'elle se refusait à admettre la vérité.
La forêt, elle, allait mieux. Pour un temps - car il ne fallut pas longtemps aux compagnies pour oublier ce miracle étrange et raser à nouveau la forêt.
Pour Orson, ce fut l'affront de trop.

Il les détestait tous. En réalité, il les avait tous toujours détestés.
Ces gamins arrogants, arrivistes. Ces gamins qui se vantaient du paysage, de faire disparaître ce petit village au profit d'une future ville, pâle copie écœurante. Ces gamins, à cause de qui ses parents menaçaient de déménager loin de ses amis, effrayés par les changements. Orson ne voulait pas partir, et frapper n'arrangerait rien, d'autant que les enfants n'y étaient pour rien, mais cette fois-là, les coups partirent tout seuls. Les six, ensemble, ne furent pas un problème - et chaque coup fut un plaisir baigné d'une culpabilité évidente.
Orson se déchaîna, et se découvrit vraiment.
Il se libéra, laissant les enfants blessés, couverts de bleus et de traces de morsures.
Mais ce n'était pas une mâchoire d'enfant.

L'acte coûta très cher aux parents, forcés de couvrir les frais d'hôpital de six enfants inconnus. Pour la première fois, Orson fut leur centre d'attention mais ce ne fut que pour essuyer des coups. Il les détestait, pensa-t-il. Il resta des semaines, privé de sortie - mais ça ne l'avait jamais arrêté. Au fond, il estimait le mériter et resta lui-même cloîtré dans sa chambre.
Borderline, confirmèrent les bilans.
Animal, confirma la Tortue. Et elle fut la suivante, avec le Dragon.
Très vite, les quatre animaux comprirent leur véritable nature.

Quelques mois après, et une fois le douzième anniversaire d'Orson passé, un traqueur vint parler de Prismver aux parents d'Orson. Il ne leur fallut qu'un instant d'hésitation, le temps de penser aux maigres bons côtés de la présence de leur enfant pour finalement se résilier à ce qu'ils voulaient depuis longtemps, et surtout, depuis qu'il leur avait coûté si cher : se débarrasser de lui. C'est dans cet état d'esprit qu'Orson arriva à Prismver, y retrouvant sans grande surprise Phoebe. Leurs deux amis les rejoignirent rapidement, laissant cette petite bande soudée.
Mais quelque chose s'était perdu là-bas, avec cette forêt.
Quelque chose en lui avait disparu, comme pour Phoebe.
Leur âme d'enfant était restée sur place.
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